Publié le 01/07/2009 à 12:37 par inoussa
La France n'aurait pas transmis sa liste des avions posant un problème aux Comores, selon le vice-président comorien Idi Nadhoim. L'airbus A310 de la compagnie Yemenia avait été «exclu» de France pour «irrégularités», il y a quelques années.
Suite au crash de l'Airbus A310, le vice-président comorien a vivement réagi mettant en cause Paris pour ne pas avoir communiqué aux autorités comoriennes les anomalies détectées sur l'avion en 2007. "Il y a énormément de compagnies qui sont interdites de faire voler leurs appareils en France. Etonnamment, la France ne nous a pas communiqué la liste des appareils de la compagnie Yemenia", a déclaré Idi Nadhoim sur France 24.
Il a laissé entendre que des intérêts commerciaux étaient en jeu : "Air Mozambique ou Air Angola sont interdits: là on a compris. Mais on n'a jamais entendu parler de la compagnie yéménite". "Ce sont des Airbus, une grosse entreprise européenne", a-t-il ajouté.
Source: France Soir
Publié le 01/07/2009 à 10:55 par inoussa
L’assemblée nationale française a observé une minute de silence avant sa traditionnelle séance des questions au gouvernement « pour assurer les familles de la solidarité des parlementaires ». De même, le pape Benoît XVI a adressé ses condoléances aux familles éplorées.
Selon des sources dignes de foi, le président français Sarkozy pourrait assister, le vendredi à la Grande Mosquée de Paris, à une prière en hommage aux victimes du crash de l’A-310 de Yéménia Airways. La présidence de la Commission de l’Océan Indien (COI) et la Mairie de la Courneuve ont publié chacune un communiqué pour exprimer leur « profonde tristesse » après ce tragique accident. Enfin, la conférence des directeurs généraux des Douanes francophones, qui se tient à Paris, a observé une minute de silence.
Publié le 01/07/2009 à 09:02 par inoussa
C'est une miraculée. Une rescapée de 14 ans, la seule à ce jour de l'Airbus A310 de la compagnie Yemenia qui s'est abîmé dans la nuit de lundi à mardi au large des Comores , a été hospitalisée mardi dans la capitale comorienne. Bahia Bacari avait embarqué à Roissy-Charles-de-Gaulle avec sa mère, vraisemblablement décédée dans le crash. Elle est originaire de Marseille. Elle aurait passé une dizaine d'heures dans l'eau, accrochée à un débris de l'appareil. Elle ne savait apparemment pas nager et était sans gilet de sauvetage. Elle doit la vie sauve au fait d'avoir été "éjectée" de l'A310. "Elle est arrivée à l'hôpital El Maarouf.
On nous a dit que son état n'inspirait pas d'inquiétude", a indiqué mardi la porte-parole du Croissant-Rouge des Comores, Ramulati Ben Ali. "Elle est avec nous en ce moment en salle de réanimation. Elle est consciente, elle parle, mais on essaie de la réchauffer parce qu'elle a pris un coup de froid", a précisé mardi soir Ada Mansour, le médecin comorien qui l'a auscultée à l'hôpital de Moroni. "On essaie de la rétablir, mais on ne l'interroge pas pour ne pas la fatiguer", a-t-il poursuivi, précisant qu'elle s'exprimait en comorien.
Questionné au sujet de précédentes informations faisant état d'un enfant de 5 ans qui avait été récupéré par les sauveteurs, Ada Mansour a expliqué qu'il se "fondait sur des informations reçues des bateaux présents sur le site de recherche. Mais je ne l'avais pas vu." L'un des sauveteurs de l'adolescente, interrogé par Europe 1, a décrit comment il avait aperçu la jeune fille, vers 3 heures, nageant dans une mer houleuse au milieu des corps et des débris de l'avion. "On a essayé de jeter la bouée, elle n'a pas pu prendre la bouée, j'ai dû sauter pour la récupérer. Elle tremble, elle tremble. On lui a mis quatre draps, on lui a donné de l'eau chaude et sucrée, on lui a simplement demandé le nom, le village. On va l'emmener à l'hôpital d'urgence", a rapporté le sauveteur à la radio.
Source: Le Point
Une fois encore, je présente mes excuses à ceux qui auraient été choqués, à commencer par l'interessé lui-même, le juge Djaffar Ahmed, par cette dépêche, publiée sur ce blog, qui l'a nommément cité parmi les passagers de l'A-310. Selon toute vraisemblance, c'est son petit frère, le capitaine Said Mohamed, qui ferait partie des victimes. En ces circonstances particulières, la gestion de l'information relève d'une gageure et le nécessaire recoupement, principe-clé du métier de journaliste, parait toujours improbable. C'est dans le souci de mieux voux informer en avant-première que nous avons commis cette méprise. Veuillez bien nous en excuser.
Publié le 30/06/2009 à 17:19 par inoussa
L’enfant retrouvé au large de Mitsamiouli, après le crash de l’A-310 de la compagnie Yéménia, se nommerait Bacar Bahia, âgée de 14 ans. Elle serait en bonne forme, bien que très fatiguée. Les recherches se poursuivent.
Publié le 30/06/2009 à 16:37 par inoussa
Alors que les sauveteurs tentent de repêcher des survivants au large des côtes comoriennes, après le crash de l’avion IY526, la compagnie yéménite est déjà critiquée pour les conditions de ses vols.
« Des avions poubelles qui partent de Sanaa». Nassuredine Haidori, conseilleur municipal de la ville de Marseille, d’origine comorienne, ne mâche pas ses mots sur le site internet de «La Provence». «Cela fait plusieurs mois que l'on n'arrête pas de mettre en garde les autorités», a-t-il déclaré, avant d'ajouter: «La France n'a pas été aux côtés de ses citoyens. On a alerté toutes les compagnies françaises, la direction de Roissy, celle de Marseille-Provence sur cette situation catastrophique liée à cette correspondance douteuse et insalubre. Nous sommes très peinés mais c'était prévisible».
Même son de cloche, pour Abdou Ahmed, membre du collectif des associations comoriennes, interrogé par LeJDD.fr. «Dans la communauté comorienne, tout le monde connaît ses pratiques. Il y aurait deux types d'avions: les appareils qui volent en Europe et qui relient Paris à Sanaa, comme l'A330 cette nuit. Ces avions répondraient aux normes européennes. Puis il y a les autres appareils, ceux qui font la liaison Sanaa-Djibouti-Moroni. Il se dit qu'ils ne répondent pas forcément aux normes. D'ailleurs, ces avions ne viennent jamais en France», a-t-il souligné. «Les voyages se font dans de mauvaises conditions, ce sont des avions poubelles, il n'y a pas de ceinture, les toilettes sont bouchées, les coffres à bagage se détachent et (les bagages) tombent sur les passagers. Il n'y a absolument aucune condition de sécurité à bord», a expliqué quant à lui Farid Soilihi, président de l'association «SOS-Voyages aux Comores», cité par l’agence Reuters.
Pour autant, la compagnie Yemenia Airways ne figurait pas sur la liste noire des compagnies aériennes. Elle devait néanmoins être auditionnée prochainement au niveau européen, a expliqué, sur i>télé le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau. Contrôlé en 2007, en France, l’Airbus en question totalisait 51.900 heures de vol. «De très nombreux défauts» avaient alors été «constatés» par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) et l'appareil «n'avait pas réapparu dans notre pays».
Devant les députés quelques heures plus tard, il a également déclaré que l'appareil avait été "exclu du sol national" pour "irrégularités", et ce, il y a quelques années. Un responsable de la Commission européenne a précisé que l'UE avait également ouvert une enquête à cette époque. "Nos soucis concernaient des manquements aux procédures et aux contrôles de suivi (...) Les Etats membres ont mené 24 inspections sur deux ans qui ont montré des améliorations", a-t-il ajouté, sous le couvert de l'anonymat. Fondée en 1961 sous le nom Yemen Airlines, la compagnie aérienne incriminée est une société de droit privé, détenue à 51 % par l'État yéménite.
source: Paris Match
Publié le 30/06/2009 à 16:20 par inoussa
Depuis, "toute la famille est scotchée devant la TV", à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, "où il y a une grande communauté comorienne."
"Mon frère m'a appelé en pleine nuit, en pleurs, depuis Moroni, où il allait chercher des gens de l'avion" nous dit Djamal, bouleversé, ce mardi midi.
Dans la nuit de lundi à mardi, un Airbus A310 de la compagnie aérienne yéménite Yemenia s'est abîmé au large des Comores. A bord: 153 personnes, dont une soixantaine de Français.
Si des conditions météo difficiles sont avancées, on ne sait pas, pour l'instant, ce qui a causé le terrible accident.
Des corps ont été repérés, trois auraient été repêchés selon un responsable yéménite, et, miracle: un enfant de 5 ans a été retrouvé sain et sauf.
"Quand on nous a dit qu'il y avait un survivant, on n'y croyait pas" réagit Djamal sur Le Post, ajoutant "du coup, on espère qu'il y en aura d'autres." Djamal est membre de l'association "SOS Voyage aux Comores", créée en 2008 "pour prévenir du danger des compagnies reliant Sanaa et Moroni"
Sur Le Post, Djamal, de l'association "Sos Voyage aux Comores" répond, depuis la cellule de crise de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle:
Quand avez-vous su?
"Cette nuit, à 3h du matin. Mon frère m'a appelé. Il était à l'aéroport de Moroni. Il était en pleurs. Il m'a dit :'L'avion s'est écrasé.' J'étais choqué. Je me suis effondré. Il allait chercher des gens de notre village: des amis, des voisins, une femme et ses enfants, un monsieur,.. Ensuite, j'ai vite contacté les gens de l'association 'SOS Voyage aux Comores.' Mais j'étais surtout très en colère."
Pourquoi?
"Car ça fait longtemps qu'on dénonce les problèmes de sécurité à bord des avions sur les vols Sanaa-Moroni. Avec plusieurs compagnies, mais surtout Yemenia. Il y a eu beaucoup de problèmes de sécurité. Ce qui nous avait menés à créer cette association en 2008, et a appeler les gens à ne pas utiliser cette compagnie."
Vous aviez appelé au boycott de cette compagnie?
"Exactement. On avait demandé à tout le monde de ne pas prendre cette compagnie, car on ne lui faisait pas confiance, et boycotter était le seul moyen de faire, peut-être, changer les choses. Car il n'y a pas beaucoup d'autres compagnies sur cette liaison, les gens n'ont pas vraiment le choix."
Avez-vous voyagé avec cette compagnie entre Sanaa et Moroni?
"Oui. Une fois, en 2007. Et je me suis juré ce jour-là de ne plus jamais le faire."
Pourquoi?
"Les conditions de transport étaient déplorables: il n'y avait pas de numéro de siège, pas assez de gilets de sauvetage, il manquait une ceinture de sécurité, le toit bougeait de manière surprenante,...A Sanaa, les voyageurs sont parfois bloqués 1, 2, 3 nuits. Ils ne sont pas informés et doivent dormir sur place. Les règles de sécurité ne sont visiblement pas respectées. Les gens non plus."
En savez-vous plus sur les personnes qui étaient à bord de l'avion?
"On attend les listes. On ne sait pas exactement qui était dans l'avion, d'autant plus qu'il peut y avoir eu des changements à Sanaa. Des gens qui n'ont pas pris la correspondance,... On doit patienter. Mais c'est sûr qu'on espère qu'une chose: qu'on va retrouver d'autres survivants."
Comment cela se passe-t-il à la cellule de crise de Roissy?
"C'est difficile. Il y a des familles qui pleurent. C'est dur. Et des gens qui ont perdu des proches qui crient, qui hurlent, qui accusent le gouvernement. C'est lui qui signe les accords avec les compagnies."
Source: Le Post
Publié le 30/06/2009 à 14:52 par inoussa
L'état d'entretien de l'Airbus A310 de la compagnie Yemenia Airways, qui s'est abîmé en mer dans la nuit de lundi mardi au large des Comores, était mis en cause mardi par les autorités françaises et d'anciens passagers.
L'appareil, qui a décollé du Yémen à destination de Moroni, transportait 153 personnes, dont 66 Français. Un petit enfant, rescapé de l'accident, a été retrouvé vivant mardi dans l'océan Indien, tandis que trois corps ont également été récupérés, ainsi que des débris de l'avion.
L'A310 "avait disparu du ciel français à la suite des très nombreux défauts constatés" en 2007 lors d'un contrôle de la Direction générale de l'Aviation civile, a assuré mardi le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau. Depuis cette date, il "n'était pas réapparu dans notre pays", a-t-il poursuivi sur i>télé.
La compagnie yéménite "n'était pas sur liste noire (européenne) mais faisait l'objet d'un contrôle renforcé (...) et devait être auditionnée prochainement par le comité de sécurité de l'Union européenne", a-t-il ajouté. Bruxelles va en tout cas vérifier le niveau de sécurité de la compagnie pour déterminer si elle doit être ajoutée à cette liste noire de l'UE, créée en 2006, a précisé mardi le commissaire européen aux Transports Antonio Tajani.
L'A310-300, immatriculé 70-ADJ, avait été livré en 1990 et était en service à la Yemenia Air depuis octobre 1999, a précisé Airbus dans un communiqué. Il comptait 51.900 heures de vol effectués en 17.300 vols.
"C'est un des drames du transport aérien international", a dénoncé Stéphane Salord, consul honoraire des Comores à Marseille, sur France-3. "Vous avez des compagnies poubelles qui s'amusent (...) à garder en circuit des appareils qui ne devraient pas l'être", parlant de "bétaillères volantes". "Je crois que la responsabilité de la compagnie est considérable dans cette affaire évidemment, et elle devra en rendre compte", a-t-il assuré.
"C'est la loterie quand on voyage aux Comores", a déploré Thoué Djoumbé, 28 ans, devant les bureaux parisiens de la compagnie yéménite. "Les conditions de voyage se dégradent énormément. On nous change d'avion, on nous met dans un car. Les gens ne parlent pas comorien, pas français, pas anglais. Ça fait un certain nombre d'années qu'on se plaint de cette compagnie", a expliqué à l'Associated Press cette habitante de Fontainebleau.
"On est traités comme des chiens" à bord des avions, a accusé Ali Iliassa, un retraité de 63 ans, qui a dit connaître cinq personnes supposées avoir pris ce vol. "Je suis très, très choqué", a-t-il dit.
A l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, un homme -qui confie sous couvert d'anonymat compter sa tante, ses deux fils et sa petite fille parmi les passagers du vol IY626- a affirmé que les autorités comoriennes étaient au courant de la mauvaise réputation de Yemenia, mais sans réagir. "Il faut que ça change, sinon il y aura plus de tragédies. Ca va continuer, ca va pas s'arrêter", a-t-il lancé. "Il y a des gens qui économisent toute leur vie pour aller là-bas. Si c'est pour mourir, c'est pas la peine".
Source: AP
L'information selon laquelle un enfant de cinq ans aurait été retrouvé vivant est à prendre avec des pincettes. En effet, un agent de l'hôpital El-Maarouf, très inpliqué dans la recherche des corps, vient d'émettre de sérieuses réserves à ce sujet. Et l'enfant en question, qui devait être transféré par bateau à l'hopital El-Maarouf, n'est toujours pas arrivé à Moroni.
Publié le 30/06/2009 à 11:42 par inoussa
[b]Nicolas Sarkozy a exprimé mardi sa "très vive émotion" après l'accident de l'Airbus A310 de la compagnie Yemenia au large des Comores, selon un communiqué de l'Elysée.
Le chef de l'Etat français "a immédiatement demandé aux armées de tout mettre en oeuvre, notamment à partir de Mayotte et de la Réunion, pour porter secours aux passagers et membres de l'équipage de l'Airbus de la compagnie yéménite".
De son côté, Alain Joyandet a tenu à présenter ses "sincères condoléances" aux familles éplorées.
Publié le 30/06/2009 à 11:23 par inoussa
Les secours viennent de repêcher un survivant, un enfant dont l'identité n'est pas encore déclinée. En outre, contrairement à ce que nous écrivions, le juge Djaffar ne faisait pas partie des passagers, mais plutôt l'un de ses cousins. L'intéressé et les visiteurs du blog daigneront bien nous excuser pour cette malencontreuse erreur.
Publié le 30/06/2009 à 10:31 par inoussa
"Yemenia a le regret d'annoncer la disparition de son vol IY 626 en provenance de Sanaa pour Moroni avec 142 passagers et 11 membres d'équipage à bord d'un Airbus 310-300". C’est dans un communiqué laconique que la compagnie aérienne yéménite a confirmé sur sont site le crash de son appareil A-320, au large des côtes comoriennes.
Selon la chaîne d'information iTélé, une aile de l'appareil aurait touché l'eau avant l'atterrissage. Le directeur de l'aéroport international de Moroni parle de "conditions météorologiques défavorables" au moment de l'atterrissage. "C'est encore un peu flou […]. On parle d'une approche, d'une remise de gaz puis d'une approche nouvelle qui aurait été ratée", a déclaré sur Europe 1 le ministre français du Transport.
"Un petit avion a survolé la zone et le pilote a constaté des débris, il a vu la carlingue", a déclaré le secrétaire général du gouvernement comorien Nourdine Bourhane. "Le pilote a également vu du carburant", a-t-il ajouté. La France va dépêcher deux bâtiments de la marine nationale et un Transall, indique l'état-major des armées à Paris. "Nous sommes en train de préparer un Transall [avion de transport militaire], qui doit déposer aux Comores des zodiac, des plongeurs, une cellule médicale avec des médecins et des infirmiers du SAMU de La Réunion, ainsi qu'un logisticien civil", assure le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major. Par ailleurs, un patrouilleur maritime, La Rieuse, et la frégate de surveillance Nivôse ont reçu l'ordre de se diriger vers Grande Comore, la plus grande île de l'archipel, qu'ils devraient atteindre mercredi.
Des corps ont été récupérés mardi près des côtes comoriennes après l'accident d'un Airbus A310-300 de la compagnie Yemenia Airways qui s'est abîmé en mer, annonce un responsable de l'aviation civile yéménite.
Trois corps et des débris de l’épave ont été découverts au large de Mitsamiouli, selon la radio nationale. Selon le site de la présidence de la République, le chef de l’Etat, qui prenait part au 13ème Sommet de l’Union Africaine à Syrte, s’apprête à rentrer à Moroni à la suite de l’accident.