Créer un nouveau blog :

A propos de ce blog

Nom du blog :
inoussa
Description du blog :
Retrouvez ici l'actualité comorienne en temps réel. Ce blog est aussi un espace d'expression.
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
02.08.2007
Dernière mise à jour :
04.11.2009

RSS

Navigation

Accueil
Gérer mon blog
Créer un blog
Livre d'or inoussa
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !

Articles les plus lus

· Le blog des filles Msaidié
· Pourquoi tant de haine?
· Trois ministres de l'ancien regime sous les verrous
· La mission de la dernière chance
· Interviendront, interviendront pas?

· L'armée veut vite en découdre avec Bacar
· M. Inoussa vous exprime sa désolation
· Larifou: "Sambi est pire que ses prédécesseurs"
· Le vice-président Nadhoim pourrait s'adresser à la presse
· Beit-salam, un panier de crabes
· Précision
· ortc
· Salimou: "D'Itsoundzou, nous irons à Mutsamudu"
· L'executif de Ngazidja s'apprête à assurer le service après casse
· Les surprises du chef

Voir plus 

Statistiques 705 articles


Derniers commentaires

au pays c'est la dictature cachée. personne ne peut nier cela. tant que la différence sociale dans (le yada)ne...
(Voir la suite)
Par Florent, le 03.11.2009

bonjour et je vous remerciez mr rachad abdallah de faire cette nouvel mais comme tu conais que il ya baucoup d...
(Voir la suite)
Par bourhane bourdine , le 02.11.2009

on a hâte de te lire inoussa.bien à toi.http://ridja .centerblog.net...
(Voir la suite)
Par ahmed ali, le 28.10.2009

salut cher ami inoussa, je n’avais aucune intention d’ouvrir une polémique en écrivant mon article, « les men...
(Voir la suite)
Par Ali Mmadi, le 15.10.2009

le pays a besoin d'un vrai comorologue et compatriote comme toi ....
(Voir la suite)
Par Soudjay , le 13.10.2009

plus le temps passe ; plus ce gros .je m explique des villes , des villages , des regions ont cotises ; via c...
(Voir la suite)
Par HAMADI, le 12.10.2009

plus le temps passe ; plus ce gros .je m explique des villes , des villages , des regions ont cotises ; via c...
(Voir la suite)
Par HAMADI, le 12.10.2009

fenso,conscience comorienne,capab le , kweli ..kaskazi...est bien longue la liste des blogs , sites et autrs j...
(Voir la suite)
Par Mohame d said, le 12.10.2009

sambi, finis les diversions, la démagogie, les justifications , les je suis ......etc. tu as semé la haine à l...
(Voir la suite)
Par schaihane, le 09.10.2009

sur le revirement de mohamed said ali : les raisons évoquées par le chef de l’exécutif de mohéli pour justi...
(Voir la suite)
Par Mohamed said, le 08.10.2009

la reponse à tes dernieres questions est simple frere inoussa. parceque les comoriens sont naifs, passifs et s...
(Voir la suite)
Par Oubeid, le 07.10.2009

la communauté internationale financera-elle sambi? posté le 03/10/2009 à 14:14 par ridja les autorités comor...
(Voir la suite)
Par ahmed, le 03.10.2009

nous espérons que l équipe abdoulwahab résiste et ne fait pas comme moheli qui commence a se désarmer et jeter...
(Voir la suite)
Par mkolo, le 02.10.2009

j'ai suivi avec attention le discours du président est- il bien placé de critiquer la france de changement de...
(Voir la suite)
Par AHAMADA, le 26.09.2009

sambi a tenu un discours qui ne réflète pas sa politique. car ce président est dangereux, il ment comme il res...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 26.09.2009

RSS

Recherche
Recherche personnalisée

Communiqué de la diaspora comorienne de France

Publié le 27/07/2009 à 09:02 par inoussa
Ce dimanche, une forte délégation de la diaspora comorienne comprenant des représentants de SOS Voyages et des mouvements des jeunes a pris le vol de Kenya Airways à destination de Moroni. L'objet de ce voyage est d'aller se recueillir au plus près de l'endroit où s'est crashé, le 30 juin dernier, l'A310 de Yemenia.

Hôte de l'Association comorienne des familles des victimes, la délégation envisage de rencontrer tous les acteurs en charge des enquêtes et d'effectuer des tournées dans toutes les localités de Grande-comore pour présenter les condoléances de la diaspora aux familles des victimes et à l'ensemble de la population comorienne. Elle entend rencontrer les autorités de l'Union et de l'Île Autonome de Ngazidja, ainsi que l'Ambassadeur de France aux Comores, pour leur expliquer les motifs de leurs actions en faveur de la suspension des vols Yemenia à destination des Comores et réclamer la tenue, à brève échéance, d'assises nationales en vue de résorber, durablement la problématique des transports aériens aux Comores.


Paris, le 26 juillet 2009.

Coordination de la diaspora comorienne en France.


"In sickness and in power" Par BBY

Publié le 26/07/2009 à 09:36 par inoussa
Je vous propose un éditorial qui a retenu notre attention tant il se distigue par la pertinence de son analyse sur la gestion du pouvoir.

«Quand un président fait quelque chose, cela signifie que ce n’est pas illégal. »

Comment réagissez-vous à une telle affirmation ? Sonne-t-elle juste à vos oreilles ? Ou bien êtes-vous choqué de l’entendre ? Si je précise que l’auteur de ce postulat était, au moment où il l’a formulé, le président élu d’une grande démocratie, la plus grande de toutes, les États-Unis d’Amérique, et qu’il venait d’être réélu pour un second mandat, cela vous conduit-il à plus d’approbation ou à un rejet plus net ?
L’homme politique qui a prononcé cette phrase y croyait, en tout cas, dur comme fer.

Mais, parce qu’il en était tout à fait persuadé, il s’est rendu coupable, en toute inconscience, de nombreux actes illégaux. Il s’appelait Richard Nixon, était connu pour son cynisme à tous crins et n’allait d’ailleurs pas tarder à être contraint à la démission par la classe politique (et la presse) de son pays, indignées par ses dérapages.
On l’appelait « le tricheur » ; il n’échappera à la justice (et à la prison) que parce que son successeur jugera bon de lui accorder une « grâce présidentielle ». Et mourra bien plus tard, sans avoir compris, ou, en tout cas, admis que son postulat était faux…

Son exemple est extrême, mais, hélas, pas unique, beaucoup s’en faut : dans trop de pays, dont certains sont d’authentiques démocraties, des présidents et autres chefs d’exécutif se laissent aller plus souvent qu’on ne le pense à commettre des actes illégaux. Ce n’est pas toujours relevé et c’est rarement sanctionné.
Mais nous n’avons, les uns et les autres, qu’à regarder ce qui se passe dans nos pays ou chez nos voisins pour faire le décompte de tels actes et constater qu’ils sont, en effet, fort nombreux.

Dans un livre récent et dont le titre fait frémir, David Owen en passe un certain nombre en revue et leur donne une explication… clinique. Édité par Prayer, le livre s’intitule In Sickness and in Power*. En français, le titre serait Ces malades qui sont au pouvoir ; il traite de cas que l’auteur a connus, qu’il a examinés ou dont il a entendu parler.
David Owen est doublement qualifié pour nous parler des hommes politiques et de leur santé mentale : il est médecin neuropsychologue et psychiatre de profession, et sa longue carrière politique l’a conduit à occuper les postes les plus élevés dans le gouvernement britannique, dont celui de ministre des Affaires étrangères en 1977.
De l’intérieur d’un système démocratique, il a donc pu voir comment se comportaient les hommes politiques de son pays et ceux du reste du monde. C’est un auteur qui sait vraiment de quoi il parle et connaît les gens qu’il décrit.

Voici ce qu’il dit et qui va au-delà de ce que nous soupçonnions : « Chez un grand nombre de chefs d’État, l’expérience du pouvoir entraîne des altérations psychologiques qui se traduisent par des illusions de grandeur et des attitudes narcissiques et irresponsables. Les dirigeants atteints de ce syndrome d’hubris politique croient qu’ils sont capables de grands exploits et qu’on attend d’eux des actions extraordinaires.
Ils estiment qu’ils savent toujours mieux que les autres et que les règles de moralité ne s’appliquent pas à eux.
Ils sont persuadés que les pays qu’ils dirigent incarnent les forces du bien dans le monde et sont incapables de la moindre injustice.

Plus ces hommes politiques s’accrochent au pouvoir, plus ces tendances comportementales semblent s’accentuer, comme on a pu le voir avec Mao, Castro et Mugabe. »

David Owen examine en particulier le cas de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, qu’il connaît bien, et de celui du président américain George W. Bush, qu’il a rencontré. Au sujet de Blair, qui avait autrefois voulu embrasser la carrière d’acteur, Owen écrit que « grâce à la politique, celui-ci disposait d’une vaste scène de théâtre pour jouer la comédie ». Et de prévenir : « Les acteurs devenus hommes politiques ont tendance à être particulièrement narcissiques. »

Blair avait la conviction absolue que ses motivations étaient toujours parfaitement honorables. C’est cette conviction qui l’a poussé dans les bras de Bush. Dans un autre chapitre de son livre, David Owen cite le témoignage saisissant de l’ancien ministre des Affaires étrangères palestinien, Nabil Shaath. Ce dernier rapporte que Bush lui a déclaré en présence d’autres responsables palestiniens : « Je suis porté par un sentiment de mission divine à accomplir… Dieu me disait : “George, va mettre fin à la tyrannie en Irak.” Et je l’ai fait. »
Cette religiosité et ce zèle missionnaire ont contribué à rapprocher Blair de Bush, à les coaliser pour renverser Saddam Hussein.

Un dirigeant atteint de ce syndrome d’hubris peut mentir, contourner la loi, envahir un pays étranger : il justifiera le tout par une mission suprême à accomplir.
Il se place au-dessus des lois et de la morale ; les principes religieux eux-mêmes lui paraissent… contingents.
Plus le temps qu’il passe à la tête de l’État est long, plus sa suffisance se trouve légitimée par un pouvoir grandissant que personne n’ose contester.

Les narcissiques sont souvent au pouvoir, car ils le veulent plus que les autres. Ce que Cioran a écrit sur les tyrans s’applique admirablement à ces malades du pouvoir décrits par David Owen :
« Les tyrans ont une grande connaissance des hommes. Ce ne sont pas des idiots. Ils savent exactement comment on manipule les peuples. On ne peut être à la fois un tyran et un imbécile.
Les tyrans sont comme les scientifiques, toujours en train d’expérimenter pour voir jusqu’où ils peuvent aller. Ils avancent jusqu’au bout, jusqu’au moment où tout s’écroule. Les trois quarts de l’Histoire sont l’histoire de la tyrannie et de l’esclavage. » L’esclavage est fort heureusement en voie d’extinction, et la tyrannie, elle, est en net recul.

Les hommes politiques qui se sont hissés au sommet du pouvoir n’ont pas tous contracté les maladies décrites par David Owen. Et ce dernier, qui a été l’un d’eux, se garde bien de le laisser entendre.
Ceux dont il traite dans son livre restent donc des cas, même si ces cas sont trop nombreux, et si les dégâts qu’ils ont occasionnés sont très importants. Lorsqu’on a terminé la lecture (déprimante) du livre de David Owen, on en arrive à cette conclusion simple : de même que l’alcool monte à la tête de ceux qui le consomment sans modération, le pouvoir enivre ceux qui en ont trop rassemblé entre leurs mains, l’exercent trop longtemps et sans contre-pouvoirs suffisants. Et, parmi eux, certains tiennent l’alcool moins bien que d’autres.

Béchir Ben Yahmed
"Ce que je crois", Jeune Afrique

Crash de l'A-30: la FCDH réagit

Publié le 25/07/2009 à 10:15 par inoussa
La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme(FCDH) tout en déclarant encore une fois sa solidarité avec notre Nation éprouvée par le drame du 30 juin 2009 suite au crash de l’Airbus A310 de la compagnie Yemenia emportant avec plus d’une centaine de nos compatriotes que nous nous inclinons encore une fois en leur mémoire,
La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme(FCDH) appelle la Communauté Internationale et toutes les bonnes volontés pour fournir toute l’appareillage qui pourrait permettre la récupération des enregistreurs de vol afin que toute la lumière soit faite sur ce tragique accident.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme(FCDH) appelle les autorités nationales à organiser dans les meilleurs délais des Etats Généraux des Transports qui à leur issue, devront aboutir à :

- L’adoption d’une véritable politique nationale des transports.
- Réorganiser le Ministère des transports
- Chercher les voies et moyens d’équiper l’Aéroport International Prince Said Ibrahim de tous les instruments qui lui font défaut.
- Reprendre en main les aéroports secondaires de Ouani et Bandarsalame par leur extension de quelques centaines de mètres afin qu’ils puissent servir d’aéroport de secours à l’AIMPSI, leur balisage afin de permettre en cas de besoin des mouvements d’aéronefs la nuit, leur dotation en matériel contre l’incendie et l’édification d’une clôture à l’aéroport de Mohéli.
Prendre toutes les mesures pour s’assurer que tous les aéronefs desservant notre pays mais ceux aussi assurant les lignes intérieures ainsi que leurs personnels naviguant répondent aux critères internationaux généralement admises.
- Interdire tout navire qui a été désarmé dans un pays tiers de recommencer une seconde vie dans notre pays.
- Mettre en place une vraie politique de lutte contre le transport des hommes dans les Kwassa Kwassa
- Faire délivrer par un centre agrée sur le plan international les navires construits localement avec du matériel métallique.
- Favoriser la mise en place dans le pays d’une ou plusieurs sociétés d’assurance dignes de ce nom.
La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme(FCDH) rappelle que les autorités coloniales poursuivent leur politique de déplacement de citoyens comoriens de la terre de Mayotte en suivant des méthodes que la Gestapo n’aurait pas renié notamment la politique du quota que le BCBC inculte de Fillon a encouragé avec promesse à la clé d’y envoyer hélico et autre gadgets pour la chasse à l’homme.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme(FCDH) appelle à la France républicaine de rappeler à l’ordre ses brebis galeux qui s’arcboutent au mépris de loi internationale sur Mayotte et en y appliquant une politique d’un autre temps.

Mutsamudu, le 26 juillet 2009
Le Bureau exécutif national

Visite-éclair du Premier ministre koweitien à Moroni

Publié le 23/07/2009 à 08:11 par inoussa
Ouverture prochaine d’une ambassade du Koweit à Moroni, une convention de réhabilitation et d’agrandissement du Port de Mutsamudu et une autre sur le financement des études du projet de géothermie aux Comores. Voilà les principaux résultats de la visite-éclair du Premier ministre koweitien à Moroni.

La visite n’a duré que trois heures, le temps de la signature des deux conventions citées (entre le ministre des Finances, Iklilou Dhoinine, et le directeur du Fonds koweitien pour le développement), puis d’un petit tour dans la capitale. Arrivée à bord d’un A-310 (oui, encore), la mission koweitienne était composée, outre le Premier ministre, du ministre des Finances et celui du Commerce, ainsi que de l’ambassadeur de Koweit aux Comores avec résidence au Caire (Egypte).

Cette visite de Cheikh Nasser Al-Mohammed Al Ahmad Al Sabah s'inscrivait dans le cadre d'une tournée africaine qui l'avait successivement conduit au Gabon et au Sénégal.

Courrier d'un visiteur

Publié le 22/07/2009 à 09:49 par inoussa
Courrier d'un visiteur.J
e viens de lire votre article ; je suis choqué par la comparaison. Comment peut-on faire le parallèle entre la mise en danger de vies humaines et le fait de manger de la bouillie à la place du riz préparé?Je pensais que M. Inoussa était objectif dans ses commentaires. Mais je me suis rendu compte qu'à chaque fois qu'il critique le pouvoir Sambi, il doit absolument trouver un parallèle avec le pouvoir d'Azali. J'étais contre Azali et ses boys. Mais là, Inoussa, tu en fais trop.


NDLR :

Je ne crois pas avoir trop forcé les traits en établissant cette comparaison, cher Mmadi karizombo. En effet, les deux phrases procèdent du même mépris des autorités comoriennes vis-à-vis de la population. Tel était mon objectif. Pour le reste, il est évident que les victimes du crash sont sans commune mesure avec la hausse du prix du riz.

Le ministre de l’Economie pris en otage, mais vite libéré

Publié le 20/07/2009 à 12:14 par inoussa
Le ministre comorien de l’Economie, Ahmed Hasane El-Barwane a passé hier un très mauvais quart d’heure, entre les mains d’un groupe de jeunes comoriens, hérissés par la manière dont le gouvernement gère l’affaire du crash de l’A-310 de yemenia.

Selon des sources dignes de foi, le ministre participait à une réunion avec la communauté comorienne de Paris lorsque des jeunes, qui avaient apparemment bien préparé leur coup, l’ont appréhendé, puis conduit dans une fourgonnette, garée aux alentours du lieu de la rencontre, avant de…prendre la poudre d’escampette. C’était la panique parmi les Comoriens présents.

La police, qui a été aussitôt saisie de cette prise en otage, a réussi à arrêter le véhicule et à sortir le ministre des griffes de ses « geôliers ». A en croire plusieurs sources de la cité phocéenne, Barwane aurait été, auparavant, séquestré à Marseille par des jeunes comoriens. Il n’a retrouvé la liberté que tard dans la soirée.

Ramadan: familles, serrez vos ceintures !

Publié le 20/07/2009 à 11:57 par inoussa
Certes, on savait que les fonctionnaires constituaient, aux yeux du pouvoir en place, la part du feu, c’est-à-dire cette partie de la population qu’on peut insulter, malmener et humilier parce que tout simplement inutile (et là, on se demande pourquoi, au lieu de ses coups de butoir répétitifs, Beit-salam ne passe pas à l’acte et ne se libère pas de ces agents de l’Etat superflus).

Mais, là, aujourd’hui, on a atteint le summum. Jamais, par le passé, un régime politique n’a fait l’impasse sur les salaires des fonctionnaires comoriens à la veille d’un rendez-vous aussi crucial (religieusement parlant) que celui de Soha Meoja (jour de l’ascension du prophète au Ciel). Pour un chef d’Etat que l’on dit attaché à la religion, on tombe des nues. Quoi que cette fête soit aujourd’hui sujette à polémique entre les savants de l’islam, elle n’en constitue pas moins une de ces « journées importantes » du Comorien.

Il est 13 heures ce lundi 20 juillet et les bureaux de la SNPSF sont noirs de fonctionnaires. Ils s’accrochent à un vague espoir, à cette promesse de tel agent du Trésor ou d’un ami de tel ministre,….Nos pensées vont à ces milliers de familles qui, si paiement il n’y a pas eu finalement, devront passer le ramadan le diable au ventre. Une honte !

La boite noire se situerait à 1.200 m sous l'eau

Publié le 19/07/2009 à 12:01 par inoussa
Le Beautemps-Beaupré, un bâtiment hydrographique et océanographique de la Marine nationale, arrivé vendredi à Moroni, a réussi hier à établir la cartographie de la zone du crash de l’A-310 de Yemenia. Selon une source comorienne, le bateau a notamment localisé les boites noires ; elles se situeraient à 1.200 m de profondeur. « Le robot dont dispose le bâtiment français ne peut pas aller au-delà d’une distance de 800 m sous l’eau » a indiqué la même source. Les autorités comoriennes et françaises étudient la possibilité de s’offrir les services d’un robot basé en Afrique du Sud, lequel appartiendrait à la société Alcatel.

Il faut encore compter quelques jours pour retrouver les boites noires, le temps de procéder à la signature des contrats y afférents et d’acheminer le robot aux Comores. Il faut dire que seules les boites noires sont à même d'indiquer avec précision les raisons exactes du crash de l’A-30 de yéménia. Erreur de pilotage, défaillances techniques, une météo exécrable? Les Comoriens sauront bientôt la vérité.

Une fois retrouvées, les boites noires seront confiées au BEA, un bureau d'analyses indépendant.

Le cri de colère des entrepreneurs comoriens des TP

Publié le 19/07/2009 à 09:36 par inoussa
Memorandum contre le communiqué conjoint du 20 juin 2009, signé entre l'Union des Comores et la société Combined Group Contracting Co.

Rappel des faits:

1. Le 16 juin 2009, le Président SAMBI annonce la signature imminente d’un accord de 200 millions de dollars d’investissements au cours d’un discours sur la Place de l’Indépendance à Fomboni (Mohéli). Voir la Gazette des Comores du 18 juin 2009.

2. Ce même mardi 16 juin 2009, le Conseil de ministres s’est tenu à l’hôtel La Grande Plaine de Djoiezi (Mohéli) et s’est poursuivi mercredi 17 juin 2009 au relais de Singani (Mohéli). Il semble qu’aucun procès-verbal de ce conseil de ministre n’ait été rédigé.

3.Le 20 juin 2009, L’union des Comores et la société Combined Group Contracting Co. signent une déclaration (Communiqué conjoint) dans laquelle il est annoncé :

 La mise à disposition d’un fonds de 200 millions d’US dollars issus de la citoyenneté économique.

 L’affectation de 175 millions d’US dollars sur les 200 pour la réalisation de grands travaux d’infrastructure.

 La création d’une société de Travaux Publics afin de réaliser les objectifs fixés par le Gouvernement.

 Cette société serait détenue par le Gouvernement (!!) avec 33% des actions et le reste des actions soit 67% serait détenue par la société koweïtienne Combined Group Contracting Co.

 Cette société étrangère (67%) sera la plus grande du pays.

 Cette société dispose de 3 mois pour compléter sa mobilisation (??), et à l’issue de ce délai, elle commencera l’exécution (??) des projets confiés par le Gouvernement au niveau des 3 iles.

4. Le 22 juin 2009, Le gouvernement annonce par voie de presse (La Gazette des Comores et Al Watwan) la création d’une entreprise pour gérer les 175 millions d’US dollars issus de la loi sur la citoyenneté économique. Et lors de cette annonce, le Vice-Président Idi Ndhoim déclare que les entreprises comoriennes doivent se préparer à sous-traiter avec cette entreprise pour pouvoir travailler. La société Comoro Gulf Holding serait dans le parténariat sans que son rôle soit bien précise.

Toujours est-il que le fameux Bashar Kiwan et son fidèle suiveur Ali Kazma étaient présents à Beit-Salam lors de la signature du communiqué conjoint.

Inquiétudes :

I-Comment avons-nous obtenu ces recettes de 200 Millions d’US dollars ?

a. Lors des discussions pour l’examen de la loi de citoyenneté économique, les promoteurs nous ont parlé de 25 000 US dollars par famille d’investisseurs. En faisant arithmétiquement les comptes, nos autorités auraient déjà délivrés des passeports à 8.000 familles d’investisseurs arabes soit l’équivalent de 40.000 passeports ou 80.000 passeports selon le nombre de personnes composant les familles (5 ou 10).

b.Est-il possible que notre Direction Nationale de l’Immigration ait pu délivrer ce nombre astronomique de passeports à des étrangers.

c. Est-il permis de croire que 8.000 familles d’investisseurs aient acheté notre nationalité pour venir investir chez nous. Si c’est le cas, nous allons être sauvés par une grosse manne d’argent qui va envahir tous les secteurs de notre économie.

d. Dans cette période de crise internationale, avons-nous d’aussi généreux mécènes pour notre pays ? capables en moins de 6 mois de mobiliser autant que la conférence des bailleurs de fonds de l’Ile Maurice de décembre 2005 ?

e. Notre pays n’est-il pas pris dans une spirale d’argent sale qui risque de nous mener droit à une catastrophe et vers un chaos innommable?

 Rappelons que citoyenneté économique rime avec investisseurs, donc double profit pour les Comores : la recette de la vente de la citoyenneté et les investissements spécifiques dans notre pays.

Mais qui sont ces investisseurs qui ont besoin de notre argent pour pouvoir investir aux Comores ?

II. Où est cet argent à l’heure actuelle ? Qui le détient ?

a. Le Président Sambi dit que « cet argent ne passera même pas par les caisses du Trésor Public mais directement géré par une société étrangère » sans en préciser le nom. (La Gazette des Comores du 18 juin 2009).

b.Une convention datée du 27 février 2008 relative au programme de citoyenneté économique préparée par l’Union des Comores et la société Comoro Gulf Holding parle dans son article 3 : « Toute opération financière d'investissement de la citoyenneté économique…….doit transiter exclusivement par la Banque Fédérale de Commerce et la société Comoro Gulf Holding………… ».

 Si argent de citoyenneté économique il y a, qui le détient alors ?

 Concevons nous de vendre nos bijoux de famille et confier les recettes à des étrangers pour venir de surcroit les gérer eux même avec leur propre plan d’aménagement de notre territoire?

III.Quels sont les travaux d’infrastructures prévus?

a.Le Président Sambi parle de 3 grands projets : Le port de Bangoma (Mohéli), L’aéroport de Ouani (Anjouan) et le port de Moroni (Grande-Comore). Voir la Gazette des Comores du 18 juin 2009.

b.Le Vice-président Idi Nadhoim parle de « secteurs prioritaires » sans en préciser lesquels. Voir La Gazette des Comores et Al Watwan du 22 juin 2009.

c.Le manuel Business Plan de la société Comoro Gulf Holding parle dans les Phases 1 et 2 de certains projets d’infrastructure identiques à ceux de nos deux hauts dirigeants.

Projets majeurs aux Comores : Le port de Moroni, la Corniche et le lac salé. Ces travaux seraient confiés à une société chinoise du nom d’ANHUI CHINA.

Construction de 3 ports de plaisance dans les Iles.

Ces projets de travaux dont font référence les diverses déclarations et le communiqué conjoint sont-ils passés par le bureau de la Direction Nationale des Infrastructures ? Ont-ils fait l’objet de discussions citoyennes ? Le gouvernement a-t-il présenté ces projets au conseil de ministres ? Des délibérations existent-elles ?
Ou bien nos grands projets d’infrastructure ne sont que ceux décidés par la société Comoro Gulf Holding ?
S’agissant du port de Moroni, nous sommes tous concernés. Certes nous vivons une situation difficile pour ce qui concerne nos activités de par l’inadaptation du port de Moroni. Avoir une infrastructure portuaire est un besoin reconnu par tous les opérateurs.


Ce projet ne peut être laissé quant à sa conception à une société étrangère. Sans oublier qu’il existe des arguments citoyens qui peuvent justifier une opposition à ce projet : artères de la ville obstruées à l’arrivée de bateaux, études déjà réalisées pour un autre emplacement en eaux profondes à la Grande-Comore, et c’est un projet d’envergure qui nécessite un débat national.

IV.Pourquoi le gouvernement comorien ne respecte pas ses propres lois, procédures et textes réglementaires ?

a.Les procédures budgétaires ne sont pas respectées dans cette décision.

Il n’est pas permis de plonger la main dans les caisses de l’Etat pour lancer un projet aussi prioritaire soit-il sans respecter les procédures budgétaires. Toute recette publique doit être versée au Trésor Public. Son utilisation doit faire l’objet d’une prévision dans le budget de l’Etat sans quoi nous nous trouvons dans l’illégalité.

Rappelons-nous du cas de nos citoyens jugés pour avoir disposé de largement moins que cela pour des besoins publics avec les caisses de la société Comor Hydrocarbures.

b.Dans le paragraphe 8 du communiqué conjoint, la nouvelle société étrangère s’engage à commencer l’exécution des projets confiés par le Gouvernement dans un délai de trois (3) mois. Dans quel monde nous nous trouvons ? Sommes-nous dirigés par des amnésiques ? Est-il concevable de confier des travaux aussi importants à quiconque avec une procédure de gré à gré ?

c.Si le gouvernement peut créer toutes les sociétés qu’il désire il ne peut en aucun cas procéder à une attribution de marché de gré à gré et surtout pas à une société majoritairement étrangère qui de surcroît n’existe dans aucun registre légal, ni au greffe du Tribunal de Commerce.

d.Il n’existe aucun procès-verbal du Conseil des ministres ayant délibéré de ce sujet ou donné son accord pour ce communiqué.

Où allons-nous ? Est-il encore une fois concevable de penser que notre pays soit dirigé par des discussions de couloir d’hôtel sans qu’aucune trace ne soit laissée dans un journal officiel ou un PV?
Dans ces conditions le Secrétaire Général du Gouvernement a-t-il la capacité, le pouvoir d’engager le gouvernement ?

e.Nous avons encore une fois bien lu le paragraphe 8 de ce communiqué. Et nous nous étonnons de voir que notre Gouvernement ait confié l’exécution de projets prioritaires de notre pays à une société étrangère.

Un peu de respect de vos citoyens, Messieurs les hauts dirigeants s’il vous plait. Nous voudrions bien que cette société participe aux objectifs du Gouvernement mais pas que cette société en assume entièrement l’exécution.
Où est la Direction Nationale des Infrastructures dans tout cela ?
Qu’en est –t-il du nécessaire formalisme à respecter : Appel d’offre, attribution de marchés et processus budgétaire ? Et la transparence et l’éthique ?

La société civile ainsi que nos entreprises comoriennes ne sauront accepter une telle déconsidération, un tel mépris.

Nous représentons les intérêts de beaucoup de nos pairs dans les Travaux Publics, nous nous insurgeons contre cette décision du Gouvernement et nous tenons prêts à porter cette affaire devant toutes les instances et nous allons chercher tous les moyens pour impliquer ces instances pour le respect des procédures et pour le respect de notre dignité.

Le collectif des entrepreneurs en Travaux Publics

Moroni, le 17 Juillet 2009
Le Porte-parole, Mahamoudou Ali Mohamed

YSL, Tati et le directeur de l’aviation

Publié le 16/07/2009 à 15:41 par inoussa
« Les Comoriens de la diaspora ont le choix entre acheter chez Yves Saint-Laurent ou chez Tati. Souvent, la plupart vont chez Tati » Triste commentaire de la part d’un directeur de l’aviation civile, au lendemain d’une catastrophe aérienne qui a tué plus de 140 passagers, de nationalité comorienne. Notre pitoyable directeur montre là une cynqiue conception de son boulot : on peut permettre n’importe quelle compagnie de desservir les Comores, pourvu que les frais de transport soient abordables. Malheur à ceux qui pensent donc que l’aviation et les divers services rattachés sont là pour permettre à ce peuple de grands voyageurs de le faire en toute sécurité. Mais la déclaration de notre pitoyable directeur contredit surtout celle d’un de ses supérieurs hiérarchiques qui ne cesse de dire, à longueur des ondes, qu’ils n’étaient pas au courant des défaillances techniques de Yémenia.

La phrase nous en rappelle une autre, prononcée celle-là par un ancien haut dignitaire du regime Azali. « Si une famille ne peut pas se partager un plat de riz (Ndrl : à cause du prix du kilo du riz), alors qu’elle en fasse une bouillie et l’affaire est reglée ». Le dirlo de l’aviation et l’ancien ministre de l’Economie, même combat.