Posté le 16.01.2008 par inoussa
Les chefs d’état-major des douze pays de l’Afrique de l’Est sont en conclave depuis hier mardi 15 janvier à Moroni. L’objectif de cette réunion est d’élaborer ensemble une politique commune de défense et de sécurité au niveau de la zone. Les Comores assurent, cette année, la présidence de la Brigade est-africaine en attente (EASRIG), l’unité régionale des forces de l’Union africaine. « L’Afrique reste toujours confrontée à de trop nombreuses crises politiques et sociales qui souvent débouchent sur des conflits armés et nécessitent des interventions extérieures » a déclaré le vice-président de l’Union des Comores, M. Iklilou Dhoinine. Il a particulièrement cité l’exemple des Comores, qui font actuellement face à une rébellion armée dans une partie du territoire, Anjouan. « Nous vivons aujourd’hui les limites de notre organisation quand il s’agit d’imposer les résolutions qu’elle prend en matière de paix et de sécurité » a ajouté M. Dhoinine.
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Posté le 15.01.2008 par inoussa
A l’appel du syndicat des enseignants comoriens, un rassemblement est prévu ce matin devant le ministère des Finances pour protester contre le non-paiement de leurs arriérés de salaires. A ce jour, les fonctionnaires les plus chanceux (les professeurs notamment) totalisent trois mois d’impayés. D’autres accumulent jusqu’à cinq mois d’arriérés de salaires. Selon Ibouroi Ali Tabibou, secrétaire général de la Confédération des travailleurs comoriens (CTC), il est curieux que le chef de l’Etat se félicite de payer régulièrement les salaires des agents de l’Etat, alors qu’il n’en est vraiment rien. M. Tabibou vient d’adresser un courrier à l’assemblée de l’Union dans lequel il demande la prise en compte des arriérés de salaires de 2007 dans la loi de finances 2008. L’autre grief des enseignants porte sur les avancements. Si d’ici au 30 janvier, le gouvernement de l’Union n’est pas parvenu à satisfaire aux revendications des enseignants, Le Snpc (syndicat national des professeurs comoriens) menace d’entrer en grève.
Posté le 15.01.2008 par inoussa
Dans son journal radiodiffusé d’hier soir, Moroni FM, une station apparentée à la CRC (Convention pour le renouveau des Comores), ancien parti au pouvoir, n’a fait aucune mention du grand rassemblement de la Place de l’indépendance. Il a ouvert son journal sur une conférence-débat tenue la veille à Ntsoudjini autour de la question des droits de l’enfant. Il s’agit-là d’un traitement très partial et absurde de l’information. Pour parler de la situation à Anjouan, le journaliste n’a trouvé mieux que relever les dissensions au sein du gouvernement ai sujet de l’intervention militaire à Anjouan. A l’en croire, il règne une certaine cacophonie au sommet de l’Etat ; certaines pontes du régime ne cacheraient pas leur opposition à l’emploi de la force contre les autorités rebelles.
Posté le 14.01.2008 par inoussa
C’est mon ami Kamal Ali Yahoudha qui me l’a dit au téléphone avant-hier : chaque fois que le président Sambi monte au créneau et fait planer la menace d’un débarquement militaire à Anjouan, le régime Bacar resserre l’étau autour de la population civile. Cela fait plus d’un mois, le chef de l’Etat ne manque aucune occasion d’afficher sa détermination à en découdre avec les autorités anjouanaises. Au point que sa dernière déclaration à Voidjoi a prêté à sourire. Personne ne doute de la volonté du gouvernement comorien d’enterrer le séparatisme à Anjouan et de déloger ceux qui, aujourd’hui, répandent la terreur à Mutsamudu et ses environs, l’on se demande cependant si le président Sambi ne fait pas trop de tapage sur la question, au lieu de se concentrer à préparer sereinement l’opération. D’autant qu’aucun élément nouveau ou presque ne trahit la monotonie de ces discours. Nombreux sont ceux qui critiquent cette mise en scène permanente, ce besoin d’avoir toujours les caméras braqués sur lui. En tout cas, on aura appris une chose : comme il l’avait dit un jour à Beit-salam, le président Sambi n’a personne pour le défendre. Il y va seul au front. Il prend des risques énormes. Ceux qui devraient normalement servir de bouclier pour le protéger de cette exposition à outrance semblent avoir démissionné.
Posté le 14.01.2008 par inoussa
Dans une conférence de presse tenue samedi 12 janvier à l’hôtel le Moroni, quatre avocats du barreau de Moroni ont condamné les interférences du gouvernement comorien dans le fonctionnement de la justice, mais surtout le non respect des procédures judiciaires. Ils ont dénoncé la révocation, en décembre dernier, de deux magistrats de la cour d’appel et l’inculpation de Me Harmia Kassim, bâtonnier, accusée de détournement de fonds publics. Ces deux actes n’auraient pas suivi les procédures normales, selon Me Ali Abdou Elaniou, doyen des avocats. Me Mzimba a eu des mots très durs contre le régime qui, selon lui, fait fi des règles les plus élémentaires du droit. Il a notamment cité le récent arrêté du ministre des Finances, Mohamed Ali Soilihi, qui exonère la Bic de l’obligation d’exécuter la décision judiciaire la condamnant à payer la somme de 3,8 milliards de Fc à la société Nicom (voir nos précédentes dépêches). «
Il s’agit-là d’un délit de forfaiture, selon le code pénal. Son auteur, en l’occurrence le ministre des Finances, est passible de poursuites judiciaires, même s’il est encore en exercice » a ajouté Me Mzimba. Il a fermement condamné l’immixtion du gouvernement comorien dans les affaires judiciaires, en prenant l’exemple du contentieux Bic-Nicom. «
Jamais, sous Azali, les ministres de la justice n’ont tenté d’influencer la justice dans cette affaire, alors qu’ils ont été l’objet de pressions de la part de la Bic. Même, le prédécesseur de l’actuel ministre, Mmadi Ali, avait su résister à ce chantage. Nous ne comprenons pas pour quoi ce gouvernement fourre aujourd’hui son nez dans ce dossier » a poursuivi Me Mzimba. «
Nous voulons que le droit, tout le droit et rien que le droit s’applique » a déclaré, pour sa part, Me Elaniou.
S’agissant du projet de recrutement de magistrats étrangers (ce projet cher au président Sambi pourrait, selon des indiscrétions, être soumis prochainement à l’examen des députés), Me Elanioua a déclaré qu’il s’agit-là d’une humiliation pour notre pays. «
Les Comores ne méritent pas cela après plus de trente ans d’indépendance » a-t-il dit. Et Me Mzimba d’ajouter que ce projet viole même la constitution de l’Union qui stipule que les magistrats officiant au tribunal de Moroni ne peuvent être que de nationalité comorienne.
Posté le 11.01.2008 par inoussa
Radio-Ngazidja va-t-elle enfin recommencer à émettre ? En effet, depuis près de deux mois, la station s’est tue et a cessé toute activité après l’accumulation, ces derniers temps, d’une série de problèmes techniques. Selon des sources dignes de foi, son émetteur est sérieusement endommagé. La situation aurait commencé à préoccuper les autorités de l’île après avoir affiché, au début, une certaine indifférence. Elles ont acquis, à en croire certains proches du dossier, tout le matériel technique de Radio-Karthala à hauteur de 5 millions de Fc. Avec cet argent, certains journalistes soutiennent que le gouvernement aurait pu se payer de nouveaux équipements dans les pays voisins. Avant son entrée en service, le patron de Radio-Ngazidja, M. Abdoulkader, avait émis un certain nombre de préalables, notamment l’achat d’un nouveau matériel.
Posté le 11.01.2008 par inoussa
Suite aux multiples tracasseries dont sont victimes à Sanna les passagers comoriens en partance ou en provenance de France, le ministre des Transports de l’île de Ngazidja vient d’adresser aux autorités de la compagnie Yémenia, une lettre dans laquelle il condamne «
les nombreuses exactions que subissent les voyageurs d’origine comorienne sur les lignes de Yemenia Airways, de Moroni à Marseille ». Et de poursuivre : «
Le simple fait de ne pas pouvoir communiquer avec le personnel au sol et navigant est déjà une source de malentendu qui entraîne des tensions très vives au sol comme dans l’avion. Les nombreuses fouilles outrancières au sol à Sana, pourraient s’abroger sachant que ces passagers sont en transit dans la zone internationale. Les opérations de pesage pourraient être améliorées ». Selon toujours lui, la ligne Sana-Moroni mériterait un bon appareil, capable d’acheminer les passagers sans trop d’heurts. Et M. Dafiné de recommander une réunion entre un représentant de la compagnie Yémenia et deux autres délégués de son ministère et de l’Union des Comores sur la question.
Posté le 11.01.2008 par inoussa
Le dircab du président de l’île de Ngazidja, M. Abbas Mhadjou, ne serait toujours pas rentré à Moroni après la récente visite de M. Abdouloihabi en France. Dans l’entourage du chef de l’exécutif de l’île, on justifie cette prolongation du séjour de M. Mhadjou par des nécessités de service. Mais, selon d’autres informations, il aurait décidé de s’installer en France. D’autres membres de la délégation présidentielle ne seraient pas encore rentrés. C’est notamment le cas de l’artiste Djo RR.
Posté le 11.01.2008 par inoussa
Un habitant de la région de Pontivy a été condamné, hier, à deux mois de prison avec sursis par le tribunal de Vannes pour détention de faux documents administratifs.
Ressortissant des Comores, il était entré en France en 1997 via l’Afrique du Sud et les Pays-Bas. Après avoir vécu plusieurs années à Marseille, il s’était installé dans le Morbihan. Mais en 2007, lors d’un contrôle dans l’entreprise agroalimentaire où il travaillait, les autorités ont découvert qu’il était en possession d’une fausse carte d’identité obtenue à Mayotte et d’un faux permis de conduire, obtenu à l’aide du premier document. Père d’un enfant né en France en 2002 et vivant maritalement, cet homme a dû s’expliquer sur sa situation devant les juges. « Il s’est servi de faux documents pour pouvoir travailler en France et non pour tromper. Il s’agit d’une infraction commise par utilité », a souligné le substitut du procureur, Arnaud Marie, avant de réclamer une peine de trois mois avec sursis. À noter qu’une demande de régularisation a été déposée auprès de l’administration en vue de régulariser sa situation.
Source: Le Télégramme
Posté le 10.01.2008 par inoussa
Le président Sambi et le chef de l'état-major de l'And, le lieutenant-colonel Salimou Mohamed Amiri, se sont adressés, ce jeudi après-midi, à l'armée nationale, rassemblée à Voidjou. Encore une fois, ils ont dit leur determination à libérer l'île d'Anjouan des griffes du colonel Mohamed Bacar. Le colonel Salimou a d'abord, déclaré: "
Entre aller à Anjouan et rester ici, le plus grand échec de l'armée serait de ne pas y aller. Les soldats de l'armée nationale, choisis pour l'expédition militaire à Anjouan, seront cantonnés, à partir de la semaine prochaine, dans le camp d'Itsoudzou. D'Itsoundzou, nous ne reviendrons pas à Kandani, nous fonçerons vers Anjouan". Puis, ce fut le tour du chef de l'Etat de haranguer l'armée. Sambi: "
Pas question de revenir en arrière. Nous irons à Anjouan les prochains jours et nous devons essayer de faire l'économie de nombreux dégâts matériels et humains. Mais s'il faut que le sang coule pour libérer Anjouan, eh bien il coulera. L'Etat doit à tout prix retrouver sa pleine intégrité. Il en va de l'image de notre pays à l'extérieur." Le chef de l'Etat s'est, toutefois, gardé de donner la date de cette intervention militaire comme il s'y était engagé dans son dernier discours.