Publié le 11/08/2009 à 07:53 par inoussa
Pour des raisons techniques, nous n’avons pas pu, ces quatre derniers jours, mettre à jour votre blog ; et ce malgré une actualité comorienne très chargée. Tout en espérant que ce problème technique ne se reproduira pas, nous présentons aux fidèles visiteurs de ce blog nos sincères regrets.
Publié le 05/08/2009 à 09:58 par inoussa
A peine la période de deuil, consécutive au crash de l’A-310 de Yemenia au large de Mitsamiouli, s’est-elle achevée que voilà le gouvernement de l’Union ouvre un nouveau front dans cette guerre de tranchées qui l’oppose aux entités insulaires. Nous sommes nombreux à avoir pensé, à tort assurément, que la priorité des autorités nationales était ailleurs.
Comment, en effet, devant un nombre record d’arriérés de salaires (huit mois), une gestion aussi catastrophique des sociétés d’Etat (l’audit sur les sociétés Comores Hydrocarbures et Comores Télécoms est on ne peut plus édifiant) et un drame qui frappe encore des milliers de familles entières, le gouvernement peut-il aller chercher noise à un exécutif insulaire dont les pouvoirs sont déjà réduits à la potion congrue ? Comment, au lieu de penser à alléger le quotidien des Comoriens, à trois semaines du mois de ramadan, peut-on prendre ce risque inutile d’accentuer un conflit dont on pourrait bien se passer ?
Si certains pensent, non sans raisons, qu’il s’agit d’une manœuvre de diversion pour détourner la population de l’essentiel, d’autres (particulièrement des proches du pouvoir de Ngazidja) y voient, au contraire, un savant calcul politique dont l’objectif serait de provoquer une situation de trouble pour pouvoir décréter ensuite des mesures exceptionnelles. Entre les deux hypothèses, il est difficile de faire la part des choses.
Pour un pouvoir de l’Union qui a la mainmise sur les leviers financiers de l’Etat, la diplomatie et la défense nationale, qu’est-ce qu’il a à gagner à contrôler un pauvre préfet, perdu dans un coin lointain de la campagne ?
Au nom de la cohésion nationale et de cette sérénité à laquelle nous aspirons tous, particulièrement en ces temps tragiques où la communion devrait être la règle, l’on ne peut s’empêcher d’appeler le gouvernement comorien à se garder de verser dans le béllicisme et de prendre des décisions aussi attentatoires à la paix civile. L’application du droit (ou de la loi) n’a d’intérêt que si elle renforce le vivre ensemble, surtout dans un pays qui porte encore les séquelles d’un démembrement raté.
Ce dont l’on a vraiment besoin, c’est la relance de la consommation, gage d’une économie en bonne santé. A huit mois de la fin de son mandat, le président Sambi a intérêt à commencer déjà à apurer l’ardoise de la dette intérieure, au risque de saper, à son départ, le peu de réalisations que l’on pourrait mettre à son crédit. Allez M. le président, du courage !
Publié le 04/08/2009 à 14:34 par inoussa
Le ministre de l’Intérieur, Bourhane Hamidou, vient de nommer de nouveaux préfets en lieu et place de ceux désignés précédemment par le chef de l’exécutif de l’île. Voilà un nouveau front de cette guerre qui oppose l’Union et Ngazidja depuis déjà plus d’un an. Seuls les préfets de Mitsamiouli-Mboudé et du Sud-Est sont maintenus à leurs postes. Le ministre Hamidou reproche aux cinq autres d’avoir boudé, à deux reprises, une convocation de son ministère, avant de lui adresser une lettre conjointe dans laquelle ils ne reconnaissent pas être sous la tutelle de l’Union. « Conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur, nous dépendons d’un ministère, et ce dernier ne pouvait pas ne pas être au courant de cette démarche » lit-on dans ce courrier.
Ce matin, le préfet du Centre, Abdérémane Boina Mohamed alias Mab Elhad, nommé il y a juste quatre mois, a déclaré à la presse qu’il restera toujours en poste et qu’il n’entend aucunement se soumettre à l’arrêté du ministre Bourhane Hamidou.
« A travers cette décision, l’Union cherche à contrôler tous les leviers stratégiques dans la perspective des prochaines législatives » dit-il. Il considère, en outre, que l’arrêté ministériel s’écarte du droit en citant ce décret présidentiel qui stipule que « jusqu’à l’élection du président de l’Union, les fonctions de gouverneurs sont assurées par les chefs des exécutifs des îles ». Mab Elhad trouve une explication à son éviction : « Depuis que j’ai commencé à réglementer le commerce de l’alcool, on m’en veut à mort parce que cela cache des intérêts colossaux. Allez savoir pourquoi le ministre de la Justice, Miftah Ali Bamba, qui voulait lui assu s’attaquer à cette affaire, a démissionné ».
Le gouvernement de Ngazidja a tenu un conseil extraordinaire ce matin au siège de la Préfecture du Centre pour, dit-on, préparer la riposte. « Aujourd’hui, ils s’en prennent aux préfets, demain aux chefs de villages et après-demain aux présidents des îles » peste Mab Elhad.
Publié le 03/08/2009 à 10:46 par inoussa
La série noire continue. Avec 5,08% d’admis à l’issue des épreuves du premier groupe, le bac de cette année n’a pas dérogé à la règle. Ces tristes résultats, loin d’être un épiphénomène du système éducatif national, révèlent une vraie tendance de fond. Entre les programmes d’enseignement, la grille d’évaluation des élèves, le profil des enseignants, le niveau dramatique des élèves et les grèves à répétition, l’on se demande aujourd’hui quelle a été la part de chaque hypothèse dans cette débâcle générale.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur les 11.282 candidats au bac de cette année, seuls 573 sont admis à l’issue des épreuves du premier groupe, soit un taux de réussite de 5,08% ; 1.696 autres candidats sont autorisés à passer la session de rattrapage, qui devait débuter hier, dimanche 2 août. A supposer qu’ils soient tous admis, le pourcentage de réussite s’établirait à 20,11%. « Nous sommes les sacrifiés du système » a ainsi réagi un étudiant recalé, les yeux imbibés de larmes, aussitôt après la proclamation des résultats.
Comme tous les ans, la série C s’en est bien sortie avec un taux de réussite de 41,29% contre 7,37%, 3,13% et 7,69% pour, respectivement, les séries A1, A4 et D. La série G, elle, pointe à la dernière place du classement avec 0,41%. Sur ses 244 candidats, seul l’étudiant Anouar Abdoulwahab a pu décrocher le fameux sésame dès le premier tour ; 21 autres vont devoir subir les épreuves orales du deuxième groupe.
Si l’on analyse le tableau des résultats à l’aune de chaque entité insulaire, c’est bien l’île de Ngazidja qui affiche le meilleur score de cette cuvée 2009 avec un taux de réussite de 7,07% contre 3,81% à Mohéli et….1,77% à Anjouan. Comparativement à l’année 2008, Ngazidja a amélioré de 0,30 % sa « prouesse » pendant que les deux autres îles enregistrent un net recul, particulièrement Mohéli (16,28% en 2008 contre 3,13% en 2009).
A Ngazidja, le centre de Moroni signe la plus belle performance de l’année avec un taux de réussite de 8,39%, suivi de Foumbouni (8,21%) et de Dembeni (4,95%). A Mohéli, où il n’existe qu’un seul centre d’examen, la série C mène la danse avec son 33,33% de taux d’admission, tandis qu’à Anjouan, le centre de Mutsamudu peut se prévaloir du pourcentage de réussite le plus élevé sur l’île, soit, tenez-vous bien,…2,80%.
« Ces résultats sont le reflet de la faillite d’un système on ne peut plus archaïque, qui ne répond donc pas aux vraies préoccupations du moment », a déclaré un jeune professeur de français, qui refuse de rejeter la responsabilité de la faillite du système éducatif national sur les élèves. Pour lui, les Comores doivent prendre exemple sur certains pays africains comme l’Algérie ou le Maroc qui, devant des taux d’échec aussi alarmants, ont décidé d’instaurer un système de contrôle continu comptant pour 25% dans la note finale. « Il faut revoir la grille d’évaluation des candidats qui pénalise bon nombre d’élèves » dit-il.
Dans certains milieux intellectuels, l’on pointe du doigt une certaine inadéquation entre les sujets proposés à l’examen et les méthodes pédagogiques. « On ne peut pas concevoir des sujets d’analyse et de réflexion alors qu’à l’école, on incite les élèves au bachotage et à l’apprentissage par cœur » estime un cadre du ministère de l’Education nationale.
Cette année encore, les mêmes interrogations fusent après ces résultats catastrophiques. A quoi sert un examen qui laisse près de 95% d’élèves sur le carreau ? Que faire de ces cohortes de recalés qui viennent, chaque année, grossir les rangs des désoeuvrés ? Et si le gouvernement comorien, au lieu de trop miser sur l’enseignement général, pensait à développer des filières professionnelles ? Comment faire pour renverser cette tendance lourde qui, si rien n’est fait, condamne le baccalauréat à une mort lente ?
En 2005, la suppression des épreuves orales du premier groupe, qui avait alors suscité une levée de boucliers aussi bien chez les étudiants que dans le milieu enseignant, a davantage réduit les chances de réussite des candidats au bac. Les défenseurs de cette réforme avaient justifié cette suppression par la nécessité de « réduire le fort décalage constaté tous les ans entre les notes des épreuves écrites et orales chez plus de 80% des élèves ». L’expérience est-elle concluante ? Le doute est permis.
Il faut dire que le taux d’échec de près de 80 % de ce bac 2008 est d’autant plus surprenant que, cette année, les syndicats des enseignants ont observé une trêve et aucune perturbation des cours n’a été enregistrée. Autant dire qu’on ne peut aujourd’hui prétendre expliquer cette série noire par les grèves. L’erreur est à chercher ailleurs. La balle est dans le camp du gouvernement.
M. Inoussa
Al-watwan du 3 aout 2009
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Publié le 31/07/2009 à 14:51 par inoussa
L’audit effectué en juin dernier par la Société financière internationale (Sfi) sur Comores Télécom est sans appel : un personnel exagérément pléthorique et insuffisamment qualifié, une productivité très faible, des équipements hors d’âge, non-respect des procédures d’exploitation et de maintenance, une très grande sensibilité des éléments du réseau aux perturbations climatiques, etc. L’arrivée d’un nouvel opérateur sur le marché national oblige les responsables de Comores Télécom à une restructuration interne. Autrement, le pire est à craindre.
La Société financière internationale (Sfi) a d’abord pointé la pléthore de personnel à Comores Télécom, estimé en mars 2009 à 793 agents. Depuis 2006, l’entreprise a procédé à 300 recrutements. La proportion de cadres de Comores Télécom représente 13% du personnel, un taux jugé très faible pour une société de télécommunications. Pire, il n’existe ni un plan de formation professionnelle, ni une politique de gestion des carrières et des compétences. La Sfi dénonce aussi une « organisation très centralisée » : en l’absence de directeurs régionaux, le directeur général décide tout seul.
Au niveau technique, Comores Télécom traîne encore des boulets : saturation du réseau Gsm, capacité insuffisante du réseau d’accès à Internet, concentration des équipements sur un site unique, etc. La Sfi estime également que certaines installations, notamment les câbles de raccordement filaire à Moroni, sont vétustes et mériteraient bien d’être renouvelées, tout comme elle critique l’absence de procédures d’exploitation et de maintenance.
Ce rapport au vitriol de la Sfi n’a pas manqué, non plus, de mettre en cause la fiabilité des installations électriques de Comores Télécom, souvent sur-utilisées, et de soulever le problème de « la sensibilité des éléments du réseau aux perturbations climatiques », en s’inspirant de l’exemple de la foudre de janvier 2009 à Volo-volo.
La Sfi salue, toutefois, certains choix stratégiques de Comores Télécom, notamment l’achèvement de la desserte du territoire en systèmes fixes et mobiles, le raccordement du câble sous-marin international Eassy à Moroni et la mise en œuvre des liaisons inter-îles haut débit et de boucles intra-îles haut débit. Elle encourage également Comores Télécom à investir dans le réseau mobile dans la perspective de l’arrivée d’un nouvel opérateur sur le marché national, et ce en « assurant un écoulement normal du trafic, en adaptant l’offre sur la base d’un plan de marketing afin de prendre un maximum de parts de marché le plus tôt possible ».
La Sfi propose, en outre, « la réhabilitation du réseau de raccordement de Moroni » en vue de permettre de valoriser le potentiel de ce réseau, à travers, notamment, l’accès à l’Adsl, le développement des nœuds d’accès à Internet « afin de garantir aux clients la fluidité du marché et de bénéficier de la capacité apportée par Eassy et les réseaux haut débit ». Selon elle, dans un contexte concurrentiel, « l’évolution technique du réseau doit être définie sur la base de la stratégie marketing ».
L’une des satisfactions de la Sfi est d’avoir constaté que le réseau national est « particulièrement dense, entièrement numérisé et couvrant la majorité du territoire national ». Elle s’est surtout réjouie du taux de pénétration de la téléphonie fixe, soit une densité de 3,5 lignes pour cent habitants. On dénombre actuellement 780 cabines téléphoniques contre 22.766 abonnés sur l’ensemble du territoire. Pour le réseau mobile, la société en était, en mars dernier, à 95.892 clients.
Sur le plan strictement financier, Comores Télécom a enregistré un chiffres d’affaires de 9,8 milliards de Fc en 2008 contre près de 15 milliards en 2007, soit une chute de plus de 5 milliards. La Sfi explique ce gap abyssal par des options stratégiques hasardeuses. S’il est trop tôt pour parler de « déconfiture » s’agissant de la situation actuelle de Comores Télécom, il est, en tout cas, loin le temps où la société était une source de fierté pour les Comoriens.
Publié le 31/07/2009 à 14:47 par inoussa
Le président Sambi vient de procéder à un réaménagement technique de son gouvernement. Ce réaménagement est dicté par le décès du ministre des Postes et Télécommunications, Ahmed Abdou, qui se trouvait à bord de l’A-310 de Yemenia (qui, pour rappel, s’est abîmé en mer au large de la région de Mistamiouli), mais aussi par la démission spectaculaire du ministre de la Justice, Miftah Ali Bamba.
Trois nouveautés de taille : l’entrée de deux nouveaux ministres : Djaé Ahamada, le désormais ancien directeur du quotidien d’Etat Al-watwan, hérite du portefeuille des Postes et Télécommunications, tandis que Abdourahim Ibrahim prend la tête du ministère de la Justice. Le vice-président Idi Nadhoim, lui, se voit déchargé du département des Transports ; une rétrogradation qui a le goût d’une sanction. Le président Sambi accède là à une des principales revendications du Collectif des familles des victimes du crash de l’A-310 qui, lors d’une manifestation à Moroni, avaient demandé la tête du ministre des Transports.
Les autres ministres sont reconduits dans leurs fonctions. Je profite de cette occasion pour adresser mes félicitations à M. Djaé Ahamada, qui, jusqu’à ce vendredi 31 juillet, était mon patron au quotidien d’Etat Al-watwan.
Voici la nouvelle équipe gouvernementale:
ice-Président, chargé du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Environnement, chargé de l’Energie, de l’Industrie et de l’Artisanat, Monsieur IDI NADHOIM
Vice-Président, chargé du Ministère des Finances, du Budget et de l’Entreprenariat féminin, Dr IKILILOU DHOININE
Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération, chargé de la Diaspora, de la Francophonie et du Monde arabe, Monsieur Ahmed Ben Saïd JAFFAR
Ministre de l’Economie, du Travail et du Commerce Extérieur, chargé des relations avec le Parlement, Monsieur HASSANE AHMED EL BARWANE
Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de l’Administration Pénitentiaire et des Affaires Islamiques, Monsieur Abdourahamane Ibrahim
Ministre de l’Intérieur et de l’Information, Monsieur BOURHANE HAMIDOU
Ministre de l’Education Nationale, de la Recherche, de la Culture et des Arts, Porte Parole du Gouvernement, Dr KAMALIDDINE AFFRAITANE
Ministre de la Santé, de la Solidarité et de la Promotion du Genre, Monsieur HODHOAER INZOUDDINE
Ministre des Transports, du Tourisme et des Investissements, Monsieur MIKIDAR HOUMADI
Ministre de l’Aménagement du Territoire, des Infrastructures, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Monsieur MOHAMED LARIF OUKACHA
Ministre de la Fonction Publique, des Réformes Administratives et Institutionnelles et des Droits de l’Homme, Monsieur FOUAD Ben MOHADJI
Ministre des Postes et Télécommunications chargé de la Communication et de la Promotion des Nouvelles Technologies de l’Information, Monsieur DJAE AHAMADA
Publié le 30/07/2009 à 14:57 par inoussa
Le ministre de la Justice, Miftah Ali Bamba, vient de remettre sa démission au président Sambi, moins de deux mois après sa nomination. Il dit être l’objet de médisances, de calomnies et de méchancetés au sein même de la mouvance présidentielle. Outré par cette cabale dirigée contre sa personne, il a donc décidé de jeter l’éponge. Certains de ses homologues ministres lui reprocheraient, notamment, d’avoir refusé de serrer la main de l’ambassadrice française, Christine Robichon (nommée auprès des familles des victimes du crash de l’A-310 de Yemenia) lors de son passage aux Comores.
Publié le 30/07/2009 à 11:46 par inoussa
La Banque fédérale du commerce (Bfc), a finalement ouvert ses portes, lundi dernier, six mois après l’inauguration de son bâtiment. L’agrément qui était en cours d’examen au niveau de la Banque centrale des Comores (Bcc) et mainte fois censée “être sur la bonne voie”, a finalement été accordé, après une longue période donnée à l’institution bancaire pour “remplir les obligations exigées par la loi bancaire des Comores”. Le président de la République a ouvert un compte personnel pour lancer le démarrage des opérations. Une lettre circulaire de la Banque centrale des Comores, envoyée aux établissements financiers de la place établit “le démarrage des opérations de le Bfc, enregistrée sur la liste des Banques et établissements financiers au numéro 2006-004/AG/B”. L’agrément est justement constaté par l’inscription sur la liste des banques ou sur celle des autres établissements financiers.
La Bcc avait l’obligation législative de porter à la connaissance du public l’inscription de la nouvelle banque, les charges des frais de cette publicité reviennent à l’établissement autorisé. La loi bancaire, du 26 juin 1980, promulguée par feu le président Ahmed Abdallah Abdérémane, portant réglementation des banques et établissements financiers, notifie que “sont considérés comme banques, les établissements financiers qui reçoivent habituellement des fonds du public dont il peut être disposés par chèques ou virements. Constitués sous forme de personnes morales, sous forme de sociétés anonymes à capital fixe, ils se conforment au droit comorien, plus précisément à l’image d’institutions publiques dotées de la personnalité morale et de l’autonomie financière”. La loi précise que les actions émises par les banques doivent revêtir la forme nominative, condition que la Bfc est censée avoir rempli pour obtenir l’agrément. Pour exercer sur le territoire national les établissements financiers, autres que ceux de droit public, ne sont autorisés qu’après l’agrément préalable du ministre des Finances sur avis favorable de la Banque des banques.
Selon le vice-gouverneur de la Bcc, Mzé Abdou Mohamed Chanfiou, “la Bfc avait obtenu depuis un agrément conditionnel et donc appelé à remplir un certain nombre d’obligations légales avant d’obtenir l’avis favorable de la Bcc”’’. Il s’agissait, plus particulièrement, de libérer totalement le capital, d’obtenir la signature d’une convention avec l’Etat comorien.
Le vice-gouverneur rappelle que le rôle de la Bfc “n’est pas de dresser des obstacles mais de faire appliquer la loi bancaire, d’assurer une concurrence loyale, de garantir l’équité, pour que les facilités accordées ne lèsent pas les autres établissements financiers”. Toujours selon lui, la convention signée entre le gouvernement et la Bfc a été revue pour aligner la nouvelle banque aux mêmes obligations que celle des banques de la place, dans le strict respect du code des investissements en vigueur. Le vice-gouverneur rappelle que “nous avons un bien commun avec la France, la monnaie, qui doit être géré avec rigueur, intelligence
et crédibilité”.
Toujours selon Mzé Abdou Mohamed Chanfiou, la spécificité de la Bfc tient au fait que les actionnaires sont des personnes physiques alors que les banques comoriennes ont la particularité d’appartenir à des personnes morales. “Avec la Bic, nous avons l’Etat comorien et la Banque nationale de Paris, avec l’Exim Bank, nous avons la maison-mère. Ces personnes morales ont permis, par exemple lors du conflit opposant la Bic à Niccom, de préserver
les intérêts de la banque par la crédibilité connue des actionnaires”. La loi bancaire et le dispositif mis en place par l’accord monétaire signé avec la France, les dispositions contre le blanchiment bancaire “font de l’espace monétaire et financier des Comores, l’un des plus sûrs”.
Ahmed Ali Amir
Al-watwan
Publié le 27/07/2009 à 15:32 par inoussa
Les opérations de récupération des boites noires seront finalement confiées à la société américaine Phoenix. Le contrat devait être signé hier, lundi 27 juillet. Un navire et un robot de cette société sont attendus à Moroni entre le 15 et le 20 août.
Ce n’est finalement pas le robot de France Telecom Marine, qui opère actuellement au large de l’Afrique du Sud, qui mènera les opérations de recherche des boites noires. Non seulement la disponibilité de son navire pendant, au moins, dix jours n’est plus possible, mais « son robot ne dispose pas non plus de capacités suffisantes pour pouvoir, si besoin est, découper à 1.200 m de fond des tôles à l'intérieur desquelles pourraient être ‘emprisonnées’ les boîtes noires » comme nous l’a précisé l’ambassadeur de France aux Comores, Luc Hallade.
Le choix s’est donc porté sur Phoenix, une société américaine dont un navire et un robot sont actuellement en Méditerranée. Entre la date de signature du contrat, qui devait intervenir hier, lundi 27 juillet, et l’arrivée du bateau, il faudra compter une quinzaine de jours. La récupération proprement dite des enregistreurs de vols ou boites noires prendra dix jours contre deux semaines pour l’analyse des données. Tout compte fait, on ne saura pas encore les raisons exactes du crash de l’A-310 de Yemenia avant le 15 septembre.
Une fois les boites noires retrouvées, il appartiendra alors aux autorités comoriennes de déterminer l’organisme auquel elles voudront confier l’analyse de ces enregistreurs de vols. Jusqu’ici, c’est le Bea (Bureau d’études et d’analyses) qui s’est porté candidat. Le Bea est un organisme public, dépendant de l'administration française, précisément du ministère français des Transports. Il a compétence pour enquêter sur les causes des crashs aériens, français ou en France, comme il peut répondre à une demande provenant d’autres pays.
Surce: Al-watwan
Publié le 27/07/2009 à 09:52 par inoussa
S'achemine-t-on vers la fin des délestages? Le directeur de la Ma-mwé, la société nationale d'eau et d'électricité des Comores, affiche une confiance à toute épreuve. Et pour cause: il vient d'acquérir une nouvelle centrale électrique d'une capacité de production de 5 mégawatt. " Nous espérons qu'avant même le mois de ramadan, prévu le 22 août prochain, la fourniture de l'électricité sera régulière" assure Mlanao. Croisons donc les doigts. Il se pose, toutefois, le problème de l'emplacement de cette centrale, attendue aux Comores la semaine prochaine. Entre Vwadjou, Maluzini et le site de l'aéroport de Moroni, les avis sont partagés.
La Ma-Mwe vient de signer avec le groupe belge Semlex un contrat de location, avec option de vente, d’une centrale électrique de 5 mégawatt pour une durée de deux ans. Cette centrale, qui servait jusqu’ici de “cinquième roue” à l’Edm (Electricité de Mayotte), appartenait à la société Henri Fraise, avant son acquisition par Semlex au début de ce mois de juillet. Selon les termes du contrat, Henri Fraise s’engage à assurer la maintenance des sept générateurs de la centrale, dont quatre sur l’île de Ngazidja. Des techniciens de la société seront ainsi déployés à Anjouan et à Mohéli où la Ma-mwe entend envoyer respectivement un groupe électrogène de 1.550 Kwa et un autre de 1.000 Kwa pour assurer la couverture électrique des deux îles.
Lire la suite dans la version PDF du journal
Source: Al-watwan