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inoussa
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faire partager l'actualité politique des Comores
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02.08.2007
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Entre Pretoria et Tripoli, Sambi a choisi son camp

Entre Pretoria et Tripoli, Sambi a choisi son camp

Posté le 30.01.2008 par inoussa
La Lybie est aux petits soins du président Sambi. Ou plutôt le contraire. En tout cas, entre Sambi et le Guide de la Jamahiriya arabe libyenne, chacun cherche à séduire l’autre. D’une part, le chef de l’Etat comorien a besoin de la précieuse aide de Tripoli dans son expédition militaire à Anjouan. D’autre part, à la veille du sommet de l’Union Africaine, la Lybie cherche à s’attirer la sympathie de son homologue comorien dans la guerre qui lui opposera au Sud-africain Thabo Mbeki. Car, il faut dire que le débat sur les Etats-Unis d’Afrique ne manquera pas, encore une fois, de ressurgir au cours des discussions. Entres les volontaristes, c’est-à-dire les avocats d'une intégration à marche forcée, et les gradualistes (adeptes d'une alliance d'Etats souverains et partisans d'un renforcement préalable des entités sous-régionales), la guerre fait rage. Les deux camps sont respectivement conduits par Mouammar Kaddafi et M. Mbeki. En invitant le président Sambi en Lybie, le Guide a voulu couper l’herbe sous le pied de son homologue sud-africain, qui s’impose aujourd’hui comme le géant de la région. Il parait que les positions pro-kadaffiennes des Comores n’ont pas l’heur de plaire à Pretoria. A trois reprises, l’Afrique du Sud a refusé de recevoir une délégation du ministère comorien des Affaires étrangères en invoquant des problèmes de calendrier. Entre Pretoria et Moroni, ce n’est plus le grand amour. De nombreux cadres comoriens rompus aux arcanes de la diplomatie estiment qu’entre l’Afrique du Sud et la Lybie, il aurait fallu miser sur le premier cheval. Pretoria, candidat à un siège au conseil de sécurité des Nations unies, a beaucoup d’arguments à faire valoir que Tripoli, qui vient juste de regagner le concert des nations après plusieurs années de bannissement.



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Azali a gagné son pari : Entretenir le séparatisme
Posté par Mouignihazi le 30.01.2008


publié le 01/10/2002
Africulture
Le journaliste M'changama insistait alors sur les "frontières invisibles", tracées au sein de l'opinion comorienne par les tenants du séparatisme. "Il est des blessures qui restent, écrivait-il. Des blessures qui s'effacent et d'autres qui se nourrissent du temps et deviennent le tissu de la mémoire. Une brisure dans l'histoire d'un pays et des individus. De cette histoire, la nôtre, que les hommes, les Comoriens, ont encombré de toutes les lâchetés. Pour l'heure, le malheur balbutie encore. Mais demain… Ces images de honte et d'humiliation d'aujourd'hui sillonneront comme des cicatrices dans la conscience des générations futures".. Il parlait alors des rapports entre Comoriens, qui sont "en train de pourrir, infectés par le doute. Dans les bureaux, dans les taxis et les lieux publics, la même fiente suspicieuse irrigue les propos et les commentaires […] Les regards sont torves […] Les uns sont aux aguets, les autres sont sur leurs gardes. Progressivement, la méfiance et la peur installent un peu partout des frontières invisibles, engendrant un malaise indéfinissable et indéchiffrable. Une gêne. Quelle qu'en sera l'issue, rien ne sera plus comme avant". L'histoire récente de l'Archipel lui a donné sensiblement raison. Rien n'est plus comme avant en effet pour l'homme de la rue. Depuis mai 2002, le Colonel Azali, ex-putchiste aujourd'hui élu à la tête du pays, tente d'imposer à ses concitoyens une nouvelle Union des Comores, sur la base d'une constitution très controversée [certains la disent imposée par la France]. Une tâche peu évidente qui se complique davantage à cause d'une "approche essentiellement insulaire", qui consiste à donner plus d'autonomie à chacune des îles. Ce qui a eu paradoxalement comme conséquence immédiate le renforcement de l'idéologie séparatiste dans ses bases.



Qui veut tromper qui?
Posté par djamal le 30.01.2008
L' ivoirien Amara Essy,un diplomate chevronné, ancien secretaire genéral de l'OUA, qui a parfaitement orvhestré la transition entre l'OUA et l'UA disait, je cite '' on ne cache pas le soleil avec sa main''.
L'énorme désir d'en finir avec Mohamed Bacar et ses acolytes, après plus de dix ans de séparatisme, donne '' droit'' à toutes les strategies même celles qui, à l'avenir, peuvent nous causer des ennuis dans notre manière d'être. Le président Sambi en sa qualité de chef de l'Etat d'un pays souverain, a le droit de choisir son camp tout en pensant bien sûr aux conséquences de ses positions. Tout comorien où qu'il se trouve, son principal et unique souhait est d'en finir avec le dictateur d'Anjouan et rétablir '' l'ordre constitutionnel'' dans cette île. Avant d'approfondir mon point de vue, permettez moi de vous faire lire ceci, '' L'Archipel N° 164 du vendredi 25 juillet 1997, Aboubacar Mchangama a écrit ceci '' mercredi dernier, en fin d'après-midi, maître Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, député FNJ de Mutsamudu a sillonné les rues avec une pancarte dénonçant la présence de l'Armée à Anjouan. Tout seul. Interpellé immédiatement par la gendarmerie, il a été relâché. Pour lui, l'usage de la force militaire n'est pas la réponse à apporter aux problèmes dont souffre Anjouan et qui sont la cause de l'agitation qui secoue l'Île''. Cet argument capital du président Sambi, est lu partout dans les sites ces dernières 48 heures. A travers son argument, Sambi a appuyé le mouvement anjouanais par les bouts de ses lèvres et l'on a vu qu'il a quitté son siège de député pour exploiter ses commerces sous le dos du séparatisme. Mais quie se passe-t-il aujourd'hui? L'enjeu est différent car le Sambi d'aujourd'hui est un président de la République et refuse de se voir interdit de se rendre à Anjouan. Selon Sambi, hier lorsqu'il était citoyen ordinaire, tout allait bien à Anjouan et aujourd'hui qu'il a notre destin dans ses mains c'est la dictature et il faut rétablir l'ordre. Et c'est la raison majeure qui a poussé le président de lâcher ceux dont hier se sont battus pour l'integrité de notre pays et l'unité nationale. Nous avons vu l'Afrique du Sud de Tambo Mbeki encourager le déploiement d'une force dans notre pays pour superviser les élections qui ont permis à l'élection de Sambi. Tout au long du séparatisme, l'Afrique du Sud a toujours été là à nos côtés pour nous aider et défendre notre cause devant les instances internationales. Grâce à l'Afrique du sud, la conférence de Maurice a enregistré des résultats considérables et je m'en réjouis ici car j'ai lu quelque part ici que les autorités de l'Union ont enfin compris qu'il fallait mettre à profit les conclusions de cette conférence qui, hier, dans un discours, le président Sambi a déclaré que pour lui, la conférence de Maurice n'a aucun sens et qu'il a d'autres pistes. Je ne suis pas intellectuel mais comme l'a écrit Inoussa, nos intellectuels estiment qu'il serait mieux de se rallier à nos amis sud africains car ils ont été toujours là pendant les moments difficiles. J'ai remarqué que le seul crime commis par l'Afrique du sud et qui a poussé le président Sambi a se désolidariser de cette force régionale, est le fait qu'elle n'avalise pas le débarquement qui, à ses yeux est irreversible. Et comme Kadafi accompagne la position du président Sambi alors, qu'il soit le bien venu aux Comores et ila son soutien.
Personne aux Comores ne peut ignorer les efforts de la Lybie et de sa contribution pour le développement de notre pays mais il faudra aussi integrer d'autres élements dont j'en suis incapable d'expliquer ici par rapport au rapport de force des deux pays ( Afrique du sud et la Lybie).
Ici à Moroni, la question du débarquement est au menu de toutes les discussions. Il y a bien sûr les partisans et les non-partisans. Mais selon de sources confirmées, l'AND s'apprête à débarquer et déja dans la bouche de l'homme de la rue, on commence àpenser à l'après débarquement. Une autre question se pose ici: qui trompe qui? Un vieux routier de la politique s'interrogeait '' comment expliquer qu'aujourd'hui, tous les anjouanais séparatistes et durs d'hier ( Mohamed Nafion, le conseiller Mahamoud, l'ex- ambassadeur Ibrahim Abdallah...) se trouvent dans l'équipe Sambi pour prôner l'unionisme et que les anjouanais unionistes purs et durs d'hier ( Caabi, Nassuf, ...) soient dans l'équipe de Bacar pour prôner le séparatisme?''. D'ailleurs quelqu'un ici a posé le même problème ici et je pense dans habari. Voilà la question que l'on se pose et qui partage l'opinion. Personne n'est dupe de ce qui se passe à Anjouan avec les rebelles mais qu'est ce qui peut nous rassurer que la capture de ce dictateur mettra fin au séparatisme? Le problème n'est pas Bacar car connaissant la capacité de notre armée, je reste confiant qu'ils vont le finir mais ne nous voilons pas la face et soyons prudents car ce qui nous interesse, c'est l'après Bacar. Je crois en la volonté de Sambi d'aller jusqu'au bout de sa détermination vu qu'il juge necessaire le débarquement contrairement à ses positions de 1997, et bien sûr comme diront certains ici '' les enjeux et le contexte ne sont pas les mêmes''. Mais....
Avant de céder le débat aux autres, je prie à ceux qui, une fois qu'on essaie d'avoir un esprit critique, s'en prennent à nous avec des insultes et des insuniations alors que chacun est libre de donner son point de vue dans un moment critique de notre histoire. Je ne suis pas de ceux qui cédent à ces intimidations sous forme d'injures car j'assume pleinement mon geste. A vous

A DJAMAL !
Posté par HACHKA le 30.01.2008
Vous avez raison si vous évoquez que l'Afrique du sud a été aux côtés de notre pays dans les moments les plus dûrs .
Mais sachez que tout celà n'a été pour rien ; informez-vous sur l'hyperactivité diplomatico-économique qui a eu lieu entre l'Afrique du sud et la France sur les treize ans de reigne du feu Ahmed Abdallah . informez-vous sur les différents trafics d'armes de ce pays dans notre sol en cette période d'Apartheid .Car je vous l'avoue je suis incapable d'étaler ici toute cette histoire là .
Ce n'est pas parce que Sambi aura choisi la voie qu'il trouve la plus adéquate à notre pays que nous séront isolés seuls à l'autre bout du monde " MDROU YETSOI MGOU NDO KAHOUNDROU MGOU MDROIDJINA "
C'est mon petit analyse et merci .

reponse à djamal
Posté par trawalammagi le 30.01.2008
Qui t'as dis que tout le monde est presse d'enfinir avec Mohamed Bacar? Il y a que bo wagazidzas qui sont presses.
Nous vous rappelons qu'Anjouan n'est pas le berceau de la civilisation de ngazidza. Recherchez vos origines quelque part en afrique et fichez nous la paix. Anjouan appartient aux anjounais et temps pis pour vous.

Entre le marteau et l'enclume
Posté par Djamal le 31.01.2008
Encore une fois, certains me trouveront ici comme rêveur mais je ne peux négliger un élement clé, celui de nos relations avec nos voisins sud africains, lybiens ou autres, à un moment critique de notre histoire. Je le redis encore une fois que le président Sambi est libre d'opérer son choix entre l'Afrique du sud et la Lybie. Mais cela n'empêche que nous ayons notre point de vue par rapport à un tel enjeu. En tout cas le dernier mot lui revient et comme on vient de l'apprendre, il a choisi son camp et bonne chance pour nous tous. Mais qui est Kadhafi au fait? Nous reconnaissons en ce géant du continent africain, qu'il dispose de larges moyens dans tous les domaines. Après 20 ans de bannissement, il est devenu fréquentable et siège à partir de cette année au Conseil de sécurité comme membre permanent. Il a été reçu officielement en France et en Espagne. Nous lui reconnaissons tous ce prestige.
Mais Kadhafi est aussi contreversé et soyons prudents. Je peux toujours me tromper mais à ce que je sache, quel engagement ce puissant a-t-il tenu dans le contexte africain, arabe ou international? Aujourd'hui, Khadafi se sent l'héritier permanent des pères fondateurs de l'OUA tels que Nkurumah, Lumumba, Jamel Abdenassur etc... et lutte pour la paternité de l'Afrique. Certes, il a de bonnes idées mais il nous a habitué toujours à de surprises. Lui qui est le fondateur de l'Union entre la Lybie et la Tunisie, ou l'Union entre l'Egypte et la Lybie, ou la fameuse Union du Maghreb née à Marrakech en 1988, toutes sont aux oubliettes, et sont considérées ''mortes''. Qui en est le coupable, c'est toujours Khadafi. Aujourd'hui, Khadafi prône pour les Etats unis d'Afrique, une idée salutaire mais comme l'histoire n'est pas une forme de vitesse, nous avons de quoi à nous en douter. Si on jette un cou d'oeil sur la politique de Khadafi, on trouve maintenant qu'il a durci les conditions d'entrée des africains en Lybie, et c'est tout à fait son droit. Mais pour quelqu'un qui se bat pour les Etats Unis d'Afrique, ne doit-il pas donner l'exemple? Aucune homme d'affaires africain ne peut investir en Lybie. Soyons pragmatiques.
Quant à l'Afrique du sud, elle a le soutien de tout le monde pour sièger au Conseil de sécurité et connaissant l'amour qui lie nos deux pays, il y a de quoi à esperer.
Je rappelle ici que l'Afrique du sud n'a pas accaparé cette crise mais c'est au Burkinafasso en 1998, que l'OUA l' a mandatée pour mener des négociations afin de parvenir à un règlement pacifique à cette crise. Si aujourd'hui, les Comores via l'Union africaine jugent l'Afrique du sud incapable, qu'ils la décisissent et qu'ils nomment un autre pays.C'est ce que demande l'Afrique du sud.
Néamoins je le redis encore comme dans mon précédent commentaire que les Comores sont un pays souverain et que le président Sambi est libre d'agir dans son propre territoire sans l'aval de qui que ce soit.
Je profite ici pour répondre à Hachka qui, dans son commentaire me fait rappeler de l'Afrique du sud de Botha. Je lui dis ici que cette Afrique du sud là, n'est pas celle de Mandeila et Mbeki. Elle est celle qui a servi toujours de relais entre un ancien régime et des mercenaires dont on sait les conséquences. Cette Afrique du sud que l'on évoque ici est celle qui essaie par tous les moyens d'éviter une guerre aux Comores et de nous apprendre à nous aimer et à nous considérer commeun peuple pacifique.
NB: Mes limites en informatique ne me permettent pas de communiquer avec les sites Comores4, comorobeach, kweli magazine ou autres. Cependant je leur laisse le soin de publier mon point de vue pour enrichir le débat. Je leur remercie

Mes excuses
Posté par Djamal le 31.01.2008
Dans mon texte, j'ai dit que kadhafi siège au conseil de sécurité comme membre permanent, il faut lire à la place, membre non permanent. Merci

La Diplomatie: Un mone tou sauf binaire
Posté par amam le 31.01.2008
Bonjour Djamal.

J'ai lu avec interêt votre analyse. je l'ai trouvée pertinente même si elle passe outre des données caratéristique de l'analyse diplomatique.
La diplomatie n'est pas un monde binaire. C'est à dire un monde où on collabore avec l'un pour exclure l'autre.En réalité on collabore avec tout le monde -même avec son énemi- avec des degrés différents.
Ce degré est fonction de données objectives et subjectives.
Les donneés objectives se résument à l'histoire, aux interêts économiques et stratégiques.
les données subjectives sont difficilles à cerner mais on peut dire qu'il s'agit d'une question d'affinité.
Dans le cas de la Libye et l'Afrique du sud, le président sambi n'a pas exclu le dernier pour collaborer avec le premier.
dans le cadre de la crise anjouannaise le président sambi fait d'avantage à la Libye qu'à l'Afrique du sud pour différentes raisons.
Objectives: la libye est disposée à aider Sambi matériellement à résoudre cette crise alors que l'Afrique du Sud n'exlue pas une collaboration avec Bacar. Vous n'ignorez pas la gaffe commise pas la ministre des affaires étrangères qui par erreur a adressé une lettre d'invitation officielle à Med Bacar. Cette lettre a attéri par erreur au MIREX.ca n'a pas plus à Sambi
Sur le plan historique les comores ont toujours servi de plate forme d'échanges entre la France et l'afrique du sud. Vous dites que cette période est révolue. C'est pas tout à fait exact car dans son parcours vers le conseil de sécurité l'Afrique du sud cherche à rallier la France dans sa cause. Nous l'avons vu en côte d'Ivoire où l'Afrique du sud a dû temperer ses agissements pour ne pas offenser la France. mais c'est un autre dossier.
Subjectif: le président sambi parle arabe parfaitement et il lui beaucoup plus facile de discuter façilement avec Kadafi qu'avec Mbeki. C'est pas anecdotique ce fait. car elle explique toute l'orientation de la diplomatie comorienne. le président sambi l'a lui même avoué sur AL-Jazzerat en 2006.

Dans un autre domaine, cette fois ci économique, le président sambi est en faveur de l'attribution de marché à certaines entrepries sud africaines. demandez à IDI, vice président, il vous dira comment ca s'est fait l'attribution des certains marchés. Même si cela s'est fait sous pression.
C'est délicat de faire une analyse complete de la diplomatie commorienne actuelle mais les choses ne sont pas façiles ni pour sambi ni pour ses opposants car ils seront eux aussi à prendre des décisions un jour. Et il fait toujours garder en tête qu'en diplomatie on collabore avec tout le monde là où les interêts convergent.


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