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02.08.2007
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Une lettre de Bolero au présient Sambi

Une lettre de Bolero au présient Sambi

Posté le 30.11.2007 par inoussa
Nous nous sommes procurés une copie de la très longue lettre adressée au président Ahmed Abdallah Sambi par l'ancien Premier ministre Hamada Madi Bolero. Pour lire, veuillez cliquer sur Postez un commentaire.



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La lettre de Bolero au président Sambi
Posté par le blog le 30.11.2007
Nous nous sommes procurés une copie de la longue lettre adressée au président Ahmed Abdallah Sambi par l'ancien Premier ministre Hamada Madi Bolero.


A
Monsieur Ahmed Abdallah Mohamed Sambi
Président de l’Union des Comores
Excellence Monsieur le Président,

Pour la troisième fois depuis que vous avez accédé à la magistrature suprême de notre pays, je m’adresse à vous encore une fois pour vous rappeler que vous êtes toujours le Chef de l’Etat, celui qui incarne son Unité et la concorde de sa Population.
(….)

J’ai pensé vous le rappeler car j’ai compris que les auteurs du texte publié dans ledit journal N° 1017 du 9 au 15 novembre 2007 (NDRL : Al-watwan) et qui n’ont même pas eu le courage de le signer en usant d’une formule beaucoup plus générale « cellule de communication de la présidence », ne sont que les Goebbels de votre despotisme chiite. J’ai compris que la direction du journal en est pour quelque chose.

Arrêtons-nous un moment Monsieur le Président, sur la forme qui, avouons-le, constitue une bien curieuse façon et méthode de votre part pour « communiquer ». Ainsi, nous comprendrons déjà pourquoi cette cellule a préféré se cacher derrière une forme de correspondance peu responsable et quelque part opportuniste. Ensuite, ce sera sur le fond qui relate le mépris que vous et vos collaborateurs manifestez en racontant des mensonges et des incongruités contraires aux us et coutumes diplomatiques élémentaires.

Certains des membres de cette cellule, sont certainement entrain de préparer leur « avenir » et leur atterrissage politique lorsqu’au mois de mai 2010 vous allez devoir céder la place à Mohéli. J’avoue que beaucoup parmi ces courtisans prient Dieu pour que 2010 s’approche vite afin qu’ils puissent vous dire ouvertement ce qu’ils pensent de vous tout bas! Mais ça, c’est votre problème !

Monsieur le Président, c’est en tant qu’anjouanais, que vous avez « osé » seul et orgueilleusement, vous opposer à la décision du Président Taki de procéder à un débarquement militaire à Anjouan. Les comoriens s’en souviennent et croyez-moi ils ne sont pas dupes et comprennent que vous êtes entrain de régler un problème personnel usant de stratagème de fibre « nationaliste ».

Vous ne pouvez pas ignorer mes allers-retours quasi-quotidiens entre Moroni et Anjouan lorsque j’étais en charge de négocier ce qui allait être signé à Fomboni un 17 février 2001, l’accord de Fomboni, celui-là même grâce auquel vous êtes là où vous êtes aujourd’hui. Que c’est facile, n’est-ce pas ?

Alors, Monsieur le Président, sachez que si Anjouan est aujourd’hui dans l’état que vous qualifiez de « rébellion », c’est en grande partie à cause des hommes et des femmes comme vous qui avez lâchement déserté la capitale fédérale, qui avez fui l’Etat après avoir joui de ses largesses, qui avez trahi leurs responsabilités, bien que vous étiez un « élu » du peuple pour profiter d’une situation d’illégalité totale en laissant les populations des autres îles dans la misère, dans l’incompréhension voire dans le désarroi.

Je vous rappelle en passant que mon île natale Mohéli fut la première avant même Mayotte à déclencher un mouvement séparatiste, et pourtant, l’éducation qui nous a été inculquée par nos parents, a permis à certains d’entre nous de prendre leurs responsabilités pour combattre le séparatisme pour que Mohéli réintègre son Ensemble naturel. Certains ont même failli perdre leur vie, tandis que d’autres seront déclarés traitres contre les « intérêts » de leur île.

Alors, de ce côté-là, vous êtes très mal placé Monsieur Ahmed Abdallah Mohamed Sambi pour faire à un Mohélien, quel qu’il soit, une leçon de patriotisme. Au contraire, soyez modeste et ayez un peu d’humilité car pendant que vous dormiez tranquillement chez vous à Mutsamudu avec votre famille et vaquiez librement à vos occupations commerciales, j’étais devenu un sapeur pompier d’abord pour tenter de réconcilier mes frères et sœurs anjouanais entre eux, ensuite entre eux et nous sous l’impulsion de votre prédécesseur.

Souvenez-vous des événements de décembre 1998 entre Mutsamudu et les autres localités! Où étiez-vous ? Moi, j’étais partout et la route entre Mutsamudu et Mirontsi était devenu pour moi un passage obligé pour que je me rende à Domoni et convaincre les autres de faire la paix. Si vous en doutez, demandez-le à certains dans votre horde de courtisans et d’opportunistes qui sont devenus subitement aujourd’hui « unionistes » pour l’occasion comme vous, alors qu’hier, ils ont trahi leur patrie.

Le pire dans tout ça, c’est l’arrivée massive à Moroni et à Beit Salam même, Haut lieu de la République, de certaines personnes qui m’ont malmené lors des négociations pour la réconciliation comorienne. Ils avaient même juré ne jamais mettre leur pied en Grande Comores et il a fallu beaucoup de tact pour qu’ils entrent à Beït-Salam le jour de la mise en place de la Commission Tripartite pour la rédaction de la Constitution du 23 décembre 2001. Oui, ils ont constamment insulté l’avenir !

En effet, lorsque j’apprends que dans votre cabinet siègent des personnes qui pendant plus d’une année, à l’hôtel Al-Amal, à Oungoni, à Pretoria , à Fomboni ou Nioumachoi, à Paris, n’ont cessé de me démontrer qu’Anjouan a pris son indépendance et qu’en conséquence les sociétés d’Etat et les administrations centrales tels les impôts, les douanes, les postes, les télécommunications, les hôtels, appartiennent à Anjouan, je ne vous cache pas, je suis forcément écœuré. Etes-vous sceptiques sur ce que je vous dis ? Posez la question à votre Conseiller privé Mahamoud Ahmed Bacar; ensuite à votre ambassadeur à Antananarivo Halidy Charif; ou encore à votre Conseiller, directeur général chargé du monde arabe aux affaires étrangères, ex-ambassadeur des Comores au Caire et à Riyad, Ibrahim Abdallah. Dois-je vous rappeler Monsieur le Président que jusqu’à maintenant on se pose toujours des questions sur l’achat des deux appartements au Caire lui appartenant alors même qu’une grande somme d’argent en provenance du Sultanat d’Oman aurait été détournée de l’Egypte sous la présidence Djohar ? Ou enfin vous rappeler que c’est lui qui eut « l’honneur » d’être nommé premier ambassadeur de l’Etat d’Anjouan au golfe par le Chef du tout nouvel Etat d’Anjouan Abdallah Ibrahim son père ?

Et en plus lorsque j’apprends par des informations électroniques que certains déserteurs de l’armée comme le Colonel Ibrahim et d’autres qui, après avoir organisé et armé des jeunes milices, n’ont pas hésité un seul instant à tirer ou à donner l’ordre de tirer sur leurs frères d’armes, je suis tout simplement irrité et dégoutté.
(…) Il est quand même humainement incorrect et comoriennement indécent d’avoir souillé l’emblème de son pays pour revenir manger et s’enrichir après que les autres aient fait le « sale boulot » et encore se permettre de donner de leçon de patriotisme ! Dois-je comprendre que le geste de reconnaissance que vous avez fait à l’égard de l’ancien Premier Ministre Abbas Djoussouf, de l’ancien Ministre Ali Toihir et de l’ancien Conseiller Saïd Ali Bacar Astuce, signataires de l’Accord de Fomboni, n’était que de l’hypocrisie ? Je n’ose pas y penser !

Je vous le dis car contrairement à vous, Mohéli ne fera pas la chasse aux sorcières. Elle n’humiliera personne, même si vous avez fait beaucoup de mal et continuez à le faire avec votre haine viscérale et gratuite et vos complexes injustifiés. Elle réconciliera même les Mahorais avec les autres comoriens tout en respectant leur dignité et leur personnalité. (…)

Je vous le dis parce que je ne suis pas sûr que vous imaginiez un seul instant le traumatisme que vos actions contre la population anjouanaise comme vous, va engendrer. Vous l’auriez fait à Mohéli, je vous assure que vous l’auriez regretté longtemps. Puisque c’est chez vous, faites-le et bon appétit.

Pourtant, les guerres que nous observons partout en Afrique comme en Somalie ou à l’Est et au nord du Congo Démocratique et ailleurs comme en Irak, au Pakistan ou en Afghanistan, auraient dû vous convaincre de stopper vos manœuvres indignes d’un musulman pour aller négocier et prouver que vous êtes capable d’incarner la Nation toute entière avec ses différences et ses préoccupations.

Au contraire, vous dites partout que vous ne pouvez pas aller à Anjouan sachant très bien que vous pouvez aller ; et si vraiment vous ne tenez qu’à votre propre vie, alors partez, et emmenez avec vous tous les diplomates en place aux Comores et vous verrez que rien ne vous arrivera à Anjouan.

Je vous le dis car dans la même situation et même bien plus complexe que la vôtre, votre prédécesseur, Azali Assoumani, son Vice-président anjouanais Caambi El Yachrutu et moi-même sommes partis seuls pour sauver la paix. Il est vrai que nous avons essuyé des insultes et des menaces, mais la paix en valait la peine car nous étions au service du pays. N’est-ce pas vous qui disiez qu’il faut « Servir le pays et non se servir » ?

Monsieur le Président, abandonnez votre projet dangereux de diviser à jamais notre pays et son peuple. Vous ne sortirez pas grandi dans cette aventure. Le fait que vous n’avez pas connu les coulisses des négociations âpres et complexes pour ramener la paix dans l’archipel, ne vous exonère en rien sur la responsabilité qui est désormais la vôtre parce que vous êtes à la tête de l’Etat.

Ensuite Monsieur le Président, venons-en sur le fond du texte publié à Al Watwan. Je n’ose pas imaginer que le directeur du journal c’est Boundouri. Lui encore ? Quand même !

Les rédacteurs dudit texte mentent sur toute la ligne et bien sûr on comprend parfaitement que votre cabinet ne prend pas au sérieux les Comoriens et nos partenaires. Dommage. Et pourtant au Ministère des affaires étrangères, le texte aurait pu être corrigé par des fonctionnaires chevronnés de la diplomatie comorienne comme Ahamada Hamadi, Inzoudine Houdhoier ou encore Madame Chaharzade! Où sont-ils justement pour que de telles incongruités soient dites et écrites par la tête de l’Etat ?

Ils écrivent : « Au début fut le coup d’état militaire du 30 avril 1999 perpétré quelques mois seulement après le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine (UA) à l’époque OUA, de janvier 1999 à Tripoli condamnant toute forme de prise de pouvoir en Afrique autre que par les urnes… ».

Non, Monsieur Sambi. De quel Sommet s’agit-t-il ? Pour votre information, tous les sommets de l’Union Africaine se tiennent en juillet, hormis les extraordinaires et depuis 2003, ceux du siège. C’est celui de Harare en juillet 1997 qui adopta une recommandation contre les régimes issus des coups d’Etat. Ensuite, c’est celui d’Ouagadougou de juillet 1998 où le Président Taki a posé le problème de la crise comorienne, qui désigna l’Afrique du Sud comme pays coordonateur des efforts de l’OUA pour le règlement de la crise comorienne. La résolution 142 qui décida définitivement de ne plus reconnaître les régimes issus des coups d’Etat fut adoptée au sommet d’Alger de juillet 1999 et c’est en présence du Colonel Azali alors putschiste comme d’ailleurs la plupart des Présidents présents. Un sommet extraordinaire a bien eu lieu en Lybie à Syrte le 9 septembre 1999 pour la création de l’Union Africaine à la place de l’OUA et malheureusement pour vos Conseillers qui ont écrit le texte publié à Al Watwan, votre prédécesseur Azali y était et son nom y figure parmi les pères fondateurs de l’UA. Peut-être, ont-ils voulu parler du Sommet extraordinaire qui a eu lieu à Tripoli en Lybie quelques mois après celui de Syrte pour la mise en place des institutions de l’Union Africaine ? (…)

Bien sûr Monsieur le Président, si les négociations ont longtemps souffert et ont piétiné avant de se concrétiser, c’est que certains de vos Conseillers d’aujourd’hui, hier Conseillers chez Abeïd, ont été de mauvaise foi et ont tout fait pour bloquer le processus et les connaissant mieux que quiconque et surtout en me souvenant du mal qu’ils disaient de l’Etat comorien en général et des grands-comoriens en particulier, je comprends bien que vous êtes fort bien servi en hypocrisie ! Quel gâchis, ai-je envie de hurler ! Abeïd aussi fut mal servi ! Il doit le constater lui aussi maintenant, j’imagine !

Persistant sur les mensonges et les inexactitudes, ils écrivent : « Le rapprochement entre les deux colonels prit forme avec une première rencontre entre les exécutifs de Moroni et de Mutsamudu en novembre 2000 et aboutit par la suite aux fameux accords de Fomboni de février 2001 ». Faux, messieurs les Conseillers « celluliens communicants » !

La première rencontre a eu lieu à Saint-Denis de la Réunion dans un hôpital, entre Abdallah Mohamed et moi-même. Et savez-vous en présence de qui ? Je vous le dis : Votre actuel ambassadeur à New-York, docteur Mohamed Toihir ! Si c’est de la rencontre qui a abouti à la signature de la « Déclaration de Fomboni », celle-là a eu lieu le 26 août 2000. Et enfin si c’est de la première rencontre entre Azali et Abeïd à Fomboni, celle qui a abouti à la signature du « Communiqué de Fomboni », elle a eu lieu le 1er juillet 1999. Pas en novembre 2000. Encore, savez-vous qui fut le porte-parole des séparatistes ? Le Conseiller de votre Ministre des Affaires étrangères, Mohamed Nafion! Je vous épargne des positions qui furent les siennes ce jour là où ils ont hissé le drapeau d’Anjouan sur le véhicule du « Chef de l’Etat d’Anjouan » ! C’est vrai que le ridicule ne tue pas, Monsieur le Président !

(…)Et secundo, de la réunion des amis des Comores tenue à Paris le 5 juillet 2001, que j’ai moi-même présidée avec Hafez Ghanem de la Banque Mondiale, je pense que je dois d’abord vous parler de l’ambiance préliminaire : Monsieur le Président, face à la communauté internationale, le Colonel Abeïd avait refusé de participer à cette réunion en tant que « Chef de l’Autorité d’Anjouan » à côté du Premier Ministre et Chef de la délégation comorienne. Durant une nuit entière dans un hôtel parisien, tous les Conseillers d’Abeïd m’ont répété qu’il participera en tant que Chef d’Etat d’Anjouan. Voulez-vous savoir qui le conseillait pour défier, même à l’étranger, l’Etat Comorien ? Je vous le dis : votre actuel Conseiller privé, Mahamoud Ahmed Bacar qui était présent à Paris ! Voyez-vous, Monsieur le Président, comme quoi les séparatistes, les vrais, ne sont pas toujours de l’autre côté, et malheureusement, ils sont comme des caméléons !
Ce qui m’a choqué dans le texte de votre cellule c’est la phrase suivante : « La conférence … a permis de mobiliser des crédits d’urgence pour la relance économique des Comores évalués à près de 14 milliards de francs comoriens sur une année » !
(…)

Inutile de souligner qu’ici, ils portent une accusation très grave et gratuite à votre prédécesseur et entre nous, cela n’est pas correct et est indigne. Est-ce tout ce que vous semblez retenir de celui qui vous a pourtant transmis le pouvoir dans la dignité, dans la joie et surtout dans la paix, après avoir organisé une des plus transparentes et plus démocratiques alternances politiques des Comores indépendantes ? Si vraiment vous avez tant besoin de savoir ce qui s’est réellement passé ce jour là, Monsieur le Président, je vous conseille instamment de poser la question à votre ambassadeur à Madagascar le Colonel Halidy Charif.

Permettez-moi Monsieur le Président de vous donner la primeur d’une information qui vous aidera à mieux comprendre les coulisses des négociations inter comoriennes : dans quelques mois, je publierai mes « mémoires » consacrées aux négociations et au dialogue inter comorien. Tout le monde sera servi, à commencer par les « subitement-pseudos-unionistes-de-tout-genre » qui polluent partout.
(…)



BOLERO Hamada Madi


Quand Boléro écrit à Sambi
Posté par mhoudine le 30.11.2007
Bravo Boléro pour ton courage, c'est ce qu'on pourrait attendre d'un type comme ce Sambi. En réalité un individu de l'espèce de Sambi ne peut qu'etre un faux et s'entourer de faux. Sambi est un hypocrite, qui ne fait pas ce qu'il dit, qui ne dit pas ce qu'il fait et surtout qui n'agit pas comme le commun des mortels, un seul exemple monsieur Boléro; quel Chef d'Etat au monde aurait eu le culot de trnsformer Beit-salam en "dangourou", réunissant au meme endroit bourhahe de singani, djaffar topmodel(exvendeur de string), oumbadi et en apothéose, nanaye chérie(qui porte ici son joli nom)? Boléro pensez-y, quel président ne penserait pas lors d'une allocution télévisée à son peuple à ne pas enlever les nombreuses bagues portées à tous ses doigts et nettoyer ses beaux yeux imbibées de"wandza". Bref sambi n'aime pas le naturel, mais plutot ce qui est travesti. Et pourtant nos femmes sont belles et bonnes à.....N'est-ce pas boléro.

Une lettre de Bolero au présient Sambi
Posté par Hamidane le 30.11.2007
Après toutes ces révélations et celles qui seront contenues dans les mémoires de Boléro, qu'est-ce que les Grands Comoriens attend pour chasser Sambi et les séparatistes qu'il a emmenés dans ses bagages. Quand on voit Mohamed Nafiou montrer les marches des escaliers au ministère des affaires étrangers, sans aucun doute celui la a déjà oublié l'Etat d'Anjouan.

Une lettre de Bolero au présient Sambi
Posté par Hamidane le 30.11.2007
Après toutes ces révélations et celles qui seront contenues dans les mémoires de Boléro, qu'est-ce que les Grands Comoriens attend pour chasser Sambi et les séparatistes qu'il a emmenés dans ses bagages. Quand on voit Mohamed Nafiou monter les marches des escaliers au ministère des affaires étrangers, sans aucun doute celui la a déjà oublié l'Etat d'Anjouan.

le vrais bolero
Posté par parabolique le 30.11.2007
je n'ai rein a dire,car dans cette plaidoirie on trouve le vrais bolèro.celui qui est capable des analise objectif et fruictue.cette homme on l'avait perdu pandant un moment,je suis contantant de le voire aujourd'hui avec cette courage et determination pour son peuple.je me suis toujour demendé pourqoi dans l'équipe azali,il n'ya personne pour dire la verité c'elle qui nous connaisons,que nous avons assistés comme des temoins.combien de fois moi et mes colegues comme journaliste de djabal tv ou autres organes de présses avons pouchassés bolero dans ces allés retours pour la paix et reconsliation du peuple comorien.alors je encore bravo bolero et courage.

BOLERO, Le patriote
Posté par Mouignihazi le 30.11.2007
Rapidement j’ai parcouru cette petite lettre à la taille de son auteur. J’ai pu noté que M. BOLERO nous revient avec un nouveau visage. Celui d’un homme d’une grande franchise se fatiguant de nous rafraîchir les mémoires, nous révéler certaines discrétions et nous exposer ce qu’il vient de découvrir :
- Apparemment, il a effectué beaucoup de voyages (certainement à ses frais) pour dénouer la crise Anjouanaise. Je lui tire un chapeau, surtout puisqu’il est parvenu à ses fins (le séparatisme est loin derrière nous, comme dirait l’autre nain). Ce qui est très frappant c’est que au moment où Boléro dépensait ces deniers personnels pour le bien du peuple, SAMBI confectionnait ses matelas avec l’argent de l’Etat. Si je comprends bien l’intervention de Boléro, l’homme franc et honnête
- Par ailleurs, M. BOLERO vient à sa grande surprise de découvrir qu’il y a des traîtres anjouanais et des anciens séparatistes au pouvoir central. Ce qui serait inacceptable pour un régime digne de ce nom. Il sous-entend qu’au temps d’Azaly ne gouvernait qu’une pléiade anjouanaise, des hommes et femmes honnêtes et intègres, combattant énergiquement le séparatisme : (Caambi, Mdjamawé, Sourette, Midiladji ….)
- L’ancien ambassadeur Ibrahim Abdallah, selon Boléro, se serait livré à des pratiques indignes en son genre, selon toujours le juriste Boléro, il aurait confondu les caisses de l’Etat avec ses comptes personnels. Pour redorer l’image de notre représentation en Egypte, son successeur Souef Elamine a dû sacrifier ses salaires pour honorer toutes les factures laissées par Ibrahim Abdallah. On comprend bien donc le rapprochement BOLERO-ELAMINE, ce sont 2 hommes généreux capables de mettre leurs patrimoines personnels au profit de l’Etat.

N’empêche que des mauvaises langues disent qu’aux Comores pour vivre politiquement il faut se faire entendre même inutilement (Msaidyé est le maître de cet art). D’autres soutiennent que BOLERO veut draguer l’électorat mohélien, celui-là même qu’il a rejeté aux élections législatives.

A vrai dire, Boléro était un étudiant exemplaire vis-à-vis de ces compatriotes à Kiev, l’homme était bien remarqué par son souci de partage et d’entraide ; il était un homme incapable de tuer une mouche ; il n’a laissé que des bons souvenirs à ses compatriotes.
Seulement le hasard des circonstances l’a conduit a gouverné malgré au sein d’une mauvaise équipe (la bande de 36) qui était animée d’une seule volonté : enterrer vivant notre pays. BOLERO quand à lui se battait remarquablement au sein de cette équipe pour que la gestion du bien public ne serve à d’autres malintentionnés à des fins personnelles.
VIVE Docteur Boléro §§§



sambi dans l'oeil du cyclone
Posté par toihir le 30.11.2007
bolero n'a fait que recdrer les choses par rapport a son vecu, mais l'ensemble des comoriens sait que le president n'est pas clair dans sa politique generale,installe le nepotisme dans tous les rouages de l'etat et enfin affiche une certaine incompetence dans le reglement du conflit anjouanais; c'est pourquoi j'ai publié un article intitulé:SAMBI DANS L'OEIL DU CYCLONE dans le blog:wumojamasiwacomores.blog.fr

Ah le grand Bolero
Posté par bil le 30.11.2007
Votre « petit texte » est intéressant à l’image du grand Boléro mais plein de regret et d'amertume. je vous rappelle qu'aux temps où vous faisiez vos soit disant aller retour à Anjouan, vous n'étiez pas un conseiller venant de l'étranger pour aider les comores, vous étiez le premier ministre des Comores, Vous vous déplaciez sous les frais et les sacrifices de l'état Comorien. Je suis donc vraiment déçu par votre attitude, l'attitude d'un chef du gouvernement qui vient ici rappeler au peuple qu'il a fait son devoir, celui de lui servir.
Comment vous pouvez descendre aussi bas mon cher Premier Ministre, je croyais que l'expert en diplomatie que vous êtes, avez appris à respecter les secrets d'état, même si on vous a attaqué personnellement ce qui n'est pas encore le cas, vous devriez être capable de mériter le respect qu'ont beaucoup de comoriens en votre personne.
Gardez vos leçons avec vous Mr le ministre vous avez, vous et votre bande de prévaricateurs et de corrupteurs ruiner notre pays et mis à terre nos institutions.
Pour votre gouverne, c’est justement les accords de fomboni qui font votre fierté qui sont à l’origine de tout cette incompréhension.
N'oubliez pas dans vos mémoires de faire le bilan de vos frais de séjours pendant vos déplacements.
sportivement.


La lettre de Bolero au président Sambi
Posté par aboulhamid le 30.11.2007
Bolero est gentil mais il n'a nullement fait la preuve de son amour pour les Comores. Il est juste un petit politicien ayant quitté le pays par la petite porte, via Mayotte, la voie rapide pour venir errer dans les RER et Métro en région parisienne. J'espère que les autres amateurs en communication de Sambi ne vont quand même pas lui répondre pour l'aider à exister tant bien que mal. Cettee danse Boléro, pour ceux qui ne l'auraient pas compris, est une tactique pour un positionnement après Sambi: candidat à la candidature pour le tour de Mohéli au tournée manège pour Beit Salame. Que Vive les Comores avec des Leaders à la carure de Boléro, Caabi, Moulin à Vent etc... pour nous projeter encore et encore dans l'inconnu.

Nous voulons tout savoir!
Posté par madi ali le 30.11.2007
Oh, les pauvres Comores, il ne manquait plus que les mémoires de Boléro; le héro de Bandarsalame! Accrochez-vous, il va enfin se résoudre à nous dire comment il a joué le rôle qui lui a été alloué dans cette partition dite de l'Union des Comores. Au fait, peut-il nous dire enfin, pourquoi il a pris la fuite? et surtout comment le Colonel de l'ambassade l'avait introduit dans le cercle restreint des libérateurs (Abodo, Sultan,les Souefs..)? qu'il nous raconte tout...notre libérateur!!!!

eleve
Posté par cheikh le 02.12.2007
ca va
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bolero ferme la
Posté par mchago le 02.12.2007
Dites à Bpléro de fermer sa geule, parait-il qu'il fait des réunions à Nanterre pour préparer les élections de 2010, s'il a été éliminer aux législatifs de Mohéli, laisse de penser à des eventuelles présidentielle, mon pote. Vous êtes des nuls et vous n'avez rien foutu, alors éloignez vous de notre pays. Maintenant que vous êtes dans les canapés à paris les choses vont de mieux en mieux. et surtout oubliez les bureaux climatisés et les matelas housses que vous aviez l'habitude de cacher dans vos bureaux pour défoncer les mineurs. c'est un temps révolu, allez y au diable.

une si lingue liste
Posté par saindou le 03.12.2007
voici qu'aujourd'hui nous commençons à publier la longue liste des homosexuels des comores. Nous avons l'embarras du choix entre une liste par age, une liste par nombre de compagnons , une liste par ile ou une liste alphabétique, finalement nous allons opter pour une liste par grade dans la hiérarchie pédé. 1: Grand maitre dans l'ordre des pédés;
-son excellence Massououndi dit massououndi wa volcan
-son exellence Mhadji dit mhadji ho mtsangani
-son excellence Abdallah mohamed Sambi dit ayatollah ou anha(quand il est en action)

2; commandeur de l'ordre des homosexuels;
-Mr mohamed djaé mmitsamihouli
-Mr Djaffar topmodel mmitsamihouli
-Mr Hafidhou ho mbeni
-Mr Bourhani ho singani
-Mr Selemane wa aouladil comore ho moroni
-Mr Nanaye chérie ho mtsamdou
-Mr Said ali soultoine securicom
3:Chevalier de l'ordre des homosexuels.
-Mr Moudi foumbouni
-Mr mbaba ho mtsangani
-Mr sidome hombeni
-Mr salim ali chahide ho mitsoudjé
-Mr mohamed Ahamada moroni
Nous vous résérvons la suite de notre publi cation à Jeune afrique. D'ores et déja vous pouvez vous amuser à localiser ces nomminés ou ils se trouvent et ou ils travaillent. Dis moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es.

Boléro, plus culotté que moi tu meurs !
Posté par Mdaoihoma le 04.12.2007
Mon seul commentaire: S'il y avait un prix pour le culot, Boléro serait le 1er nominé. Suis pas partisan de Sambi mais franchement le 2ème homme du putch de 1999, en cavale depuis des mois est très mal placé pour donner des leçons.

Et toi-même
Posté par Ntsahaya le 04.12.2007
Celui qui a publié la liste des pédés, s'est lui-même oublié. Si tu as pu dénicher tous les homos des Comores c'est que tu es proche d'eux. Alors monsieur, mentionne ton nom car malgré ton anonyma on te connait, et même il un mec qui t'a enculé, qui prêt à témoigner devant les médias comme tu le dis. Jeune Afrique parait-il. Hardy t'a inventé un chanson. Tchao

Bolero, un responsable irresponsale
Posté par Nadjime-dine youssouf Mbechezi le 15.12.2007
cher bolero, avec tout le respect que je vous dois pour la simple raison que vous avez eu l'occasion d'etre à la tête de l'Etat par transition, je vous demaanderais de faire preuve de responsabilité. En lisant attentivement votre lettre, il me semble que vous manquez d'abnegation pour le pays.Or, il fallait tirer les leçons du ras-le bol que les comoriens vous ont temoigner vous et Azali.Pour ce discours de vagence et de haine. Sacher que tu n'est pas blanche comme la neigne. et l'histoire vous jugera.ayez la tete sur les épaule et regarder les chose en face, n'ayez pas d'illusion. les comoriens sont mature politiquement. Certes, j'approuve pas toutes les actions du regime Sambi mais il faut pas lui souhaiter la poisse d'une fonction qu'on ait tous tributaire. Si il echout, il me sembl que c'est les comores. par ailleurs, reconnaissant vos talents meme si tu n'as jamais fait preuve lorsque vous étiez au pouvoir, je vous demanderais d'etre un opposant constructif etressembleur; parce qu'il va de l'utilité de l'interêt general. merci

pour nadjim: QUI A FAIT QUOI ?
Posté par Tosha le 15.12.2007
Afin de m'aider à mieux connaitre ce bolero. Pouvez-vous préciser CE QUE vous lui reprochez.

- Au moment où on parle de gens qui ont détourné des millions( abou oubeid, abdou soeuf ...ETC). On peut pas se permettre d'accuser si vaguement.

- Quant vous qualifiez quelqu'un d'IRRESPONSABLE, la moindre des chose est d'expliquer pourquoi.Sinon ce serait trop facile.Gratuit.

attention:je ne défends pas ce type parce que je le connais pas. Mais je constate qu'on s'en prend toujours à ce mec sans jamais expliquer ses crimes et délits. Sauf bien sûr d'avoir participé au gouvernement azali si on peut considerer cela comme un délit.
Non, franchement dites-nous. On demande qu'à savoir.
SI VOUS NE SAVEZ PAS, QUOI, VOUS REPROCHEZ et A QUI; alors cessez vos grandes postures.

D'ailleurs si tu veux rire , vas dans le blog d'un certain mahamoud ibrahim. Tu y seras servi d'un un pamphlet très virulent
contre ce bolero. A la fin du texte, si tu te demandes ce que mahamoud reproche exactement à bolero? tu trouves pas! kedal.
c'est bizarre pour un historien!!
C'est ce qu'on appelle REPETER LA CHANSON POPULAIRE. alors ne tombe pas là dedans mon grand. Surtout si ça s'trouve, ces attaques sont le fruit de reglement de compte entre personne. Peut être pas le cas, mais alors encore une fois dite exactement pourquoi. Pourquoi?
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La lettre de Bolero au président Sambi
Posté par El fayadine Issoufa Madjoine le 25.12.2007
Cette lettre que je qulifie importante dans l'histoire des Comores, est pour moi un rappel de la politique et de l'instabilité comoreinne de la fin du XXeme et du début du XXIeme siècle.La lettre écrite par un acteur de ces évènemnets adressé à l'un des commanditaire"l'actuel Président de l'union".je ne peux qu'encouragrer Bolero et lui dire de continuer à mettre les poits sur les i

bolero-sambi
Posté par hristo le 26.12.2007
un gd bravo à bolero!!!!

en lisant cette letrre adressée à sambi,j'ai compris que sambi est aveugle et n'a pas de solution de sortir le pays dans sa crise.on comprend que ceux qu'ils etaient separatiste hier sont devenus des unionistes.encore une fois merci bolero de nous reveler leurs noms.je ne suis pas separatiste et je n'ai jamais soutenu le pouvoir precedent,mais on constate que sambi est entouré des opportunistes.à bas les conseillers hypocrites de sambi.vous les conseillers de sambi,n'avez pas honte de s'assoir avec ceux que vous les insutiez hier?en tant que gd comorien,je dis bravo à bolero.
on attend avec impatience la publication de vos memoires.
merci pour le secret que vous nous avez revelé.


Une lettre de Bolero au présient Sambi
Posté par Madi SOILIH le 19.01.2008
La lettre de Bolero à Sambi est un document historique que les comoriens de demain utiliserons pour etudier les massacres que l'AND et Sambi commetrons à Anjouan.Au fait, Sambi a deshonneré la classe religieuse comorienne à cause de ses mensonges. Durant ses campagnes il a toujours parlé de justice et de la revolution verte.où sommes -nous dans l'injustice et une revolution des homosexuels

pauvre dirigeant comorienne
Posté par maoulida le 26.01.2008
quand est ce que le peuple comorien va ouvrir les yeux .Depuis des siecles ;ils vivaient dans les mensonges sans se rendre compte , pourquoi ç 'arrive au comores ,qui es coupable ,est ce que les comoriens(ennes)vont faire comme leur voisine kenya
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pauvre dirigeant comorienne
Posté par maoulida le 26.01.2008
quand est ce que le peuple comorien va ouvrir les yeux .Depuis des siecles ;ils vivaient dans les mensonges sans se rendre compte , pourquoi ç 'arrive au comores ,qui es coupable ,est ce que les comoriens(ennes)vont faire comme leur voisine kenya
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pauvre dirigeant comorienne
Posté par maoulida le 26.01.2008
quand est ce que le peuple comorien va ouvrir les yeux .Depuis des siecles ;ils vivaient dans les mensonges sans se rendre compte , pourquoi ç 'arrive au comores ,qui es coupable ,est ce que les comoriens(ennes)vont faire comme leur voisine kenya
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pauvre dirigeant comorienne
Posté par maoulida le 26.01.2008
quand est ce que le peuple comorien va ouvrir les yeux .Depuis des siecles ;ils vivaient dans les mensonges sans se rendre compte , pourquoi ç 'arrive au comores ,qui es coupable ,est ce que les comoriens(ennes)vont faire comme leur voisine kenya
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pauvre dirigeant comorienne
Posté par maoulida le 26.01.2008
quand est ce que le peuple comorien va ouvrir les yeux .Depuis des siecles ;ils vivaient dans les mensonges sans se rendre compte , pourquoi ç 'arrive au comores ,qui es coupable ,est ce que les comoriens(ennes)vont faire comme leur voisine kenya
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pauvre dirigeant comorienne
Posté par maoulida le 26.01.2008
quand est ce que le peuple comorien va ouvrir les yeux .Depuis des siecles ;ils vivaient dans les mensonges sans se rendre compte , pourquoi ç 'arrive au comores ,qui es coupable ,est ce que les comoriens(ennes)vont faire comme leur voisine kenya
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pauvre dirigeant comorienne
Posté par maoulida le 26.01.2008
quand est ce que le peuple comorien va ouvrir les yeux .Depuis des siecles ;ils vivaient dans les mensonges sans se rendre compte , pourquoi ç 'arrive au comores ,qui es coupable ,est ce que les comoriens(ennes)vont faire comme leur voisine kenya
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pauvre dirigeant comorienne
Posté par maoulida le 26.01.2008
quand est ce que le peuple comorien va ouvrir les yeux .Depuis des siecles ;ils vivaient dans les mensonges sans se rendre compte , pourquoi ç 'arrive au comores ,qui es coupable ,est ce que les comoriens(ennes)vont faire comme leur voisine kenya
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clochard de bolero
Posté par lion le 26.01.2008
Tu ne manque pas de culot petit bolero
Pour ceux qui teconnaissent, l'ancien premier ministre criblé de dette et obligé de vendre ses vetements pendant qu'il etait enseignant de francais au lycee de Moroni
Pourquoi ne pas fermer ta guele apres avoir fuis comme un lapin
Vous autres Azalistes, votre defauts c'est de croir que vous etes plus intelligeants que les autres,alors que vous avez gerés lamentablement les comores sans laisser des traces
Vous representer un danger permanent pour les comores
Le sousait de la population c'est de voir disparitre à jamis des rats de la trempe de ton especes
Nous esperons que vous avez compris que c'est pas Azaly qui s'est fait hué à Beit salam , mais les imbecils de ton espece

LA COLERE SAINE
Posté par MCHAWACHA le 26.01.2008
BOLERO vient de publier son premier roman chez publibook. Ce roman s'intitule "la colère saine" le narrateur parle d'une histoire malhonnête d'un professeur de français marié qui a détourné une jeune de 16ans qu'il enseignait en classe de seconde. Tian est son professeur amant Dan vont aller jusqu'à se marier. Le vrai auteur du roman a utilisé un pseudonyme car le roman s'est inspiré d'une histoire vraie. Profitant de la faiblesse de cette mineur, Dan a abusé de sa confiance d'éducateur en couchant avec Tian son élève. Quand Tian a été exclue de l'école à cause des écolages impayés, Dan s'est rendu lui-même dans la famille de Tian pour aller proposer des solutions. Il a offert à la famille la garantie de payer l'écolage de Tian au grand dam de son père, lequel s'est étonné de l'intrusion de ce généreux prof, qui se mêle des affaires de sa famille. Mais la maman bien qu'elle soit digne de ce nom a fini par accepter l'aide en sachant pertinemment que ce prof de Français couche probablement avec sa fille. On se demande pourquoi Ahamada Mmadi Boléro a caché son vrai nom en s'appelant Fayçal. Mais toujours est-il qu'aux Comores tout le monde se connait et in fine, le Fayçal qui a signé le roman est en vrai Notre autorité politique Boléro. Je vous signale que celui-ci se prépare à Paris avec Abdoulwahab de Mitsamiouli, Salim Hassan, Amine Soeuf, Mouigni Abdou de Bangwa, Mohamed Taki Mde soilih de Mitsamiouli, Mtara, Mchangama et Chéha Ali à prendre le pouvoir dans un court terme aux Comores.

Boléro vient de confirmer sa pédophilie dans "la colère saine" qu'il vient de publier ces derniers temps. On te dit Bravo. La littérature est l'art de mentir et de l'imaginaire mais là ma foi, Boléro a dit la vérité. L'histoire de son livre est histoire vraie, il sort avec la fille en question prénommée dans le livre Tian. Eh bien, cher prof de Français vous n'avez pas montré le bon exemple. Vous avez bien fait de relater cette histoire de détournement de mineur car avant de devenir prof comme vous l'avez d'ores et déjà dit dans votre ouvrage, vous êtes avant tout un homme de droit. Mais je vois le droit de coucher avec son élève et de surcroit une mineur, d'en faire un roman à la portée de tous. Malgré la forme qui est relativement excellent, je trouve le fond un peu pervers car il porte atteinte à nos mœurs et religions. Vous êtes loin de Sony Labou Tansi, De bernard Dadié et tous les écrivains négro-africains. Je ne suis pas un homme de lettres mais je sais que vous méritez la prison. Vous avez commis un délit qui peut se transformer en crime d'ailleurs. Donc, continuez à divulguer votre caractère vicieux car on en besoin de tout savoir. Non seulement le fait que vous avez ruiné le pays mais aussi vous avez laissé des dégâts sur la jeunesse féminine comorienne. Vous étiez tous des pervers, adultères, infidèles et violeurs. Vous n'êtes pas le seul malheureusement, tous les politiciens sont des gros vicieux. Un jour on vous jugera.

UNE COLERE SAINE
Posté par MCHAWACHA le 26.01.2008

UN EXTRAIT DU LIVRE DE BOLERO


Chapitre I
Le coup de foudre
Dardan, jeune homme, pas bête du tout mais un peu
naïf, est né dans un petit pays musulman ; il vient tout
juste de rentrer au pays avec en poche un Diplôme
d’Etudes Approfondies, après sept années passées en Europe.
Il réalise l’exploit d’imposer à sa famille son mariage
avec Haloi, une très jeune et belle fille qu’il a connue bien
avant son exil européen, défiant ainsi des règles et coutumes
séculaires et incontournables pour une famille
musulmane pratiquante.
Dardan, Dan pour les intimes, avait après son baccalauréat
littéraire, et comme la plupart des jeunes bacheliers de
son pays, déjà lui-même choisi sa fiancée, Haloi. Ici, le
bac, véritable passage initiatique, donne un statut social
particulier. Il ouvre la voie au voyage rêvé à l’étranger et
aux études universitaires, dont les diplômes garantissent à
coup sûr une promotion sociale. Dans ce pays, le nouveau
bachelier bénéficie de la présomption de jeune bien élevé
et se voit ouvrir les portes de la quasi-totalité des familles
qui ont une fille à marier. Il est tout à fait normal et même
recherché, que le futur « grand homme » se choisisse déjà
celle qui partagera sa vie.
L’usage veut que ce soit les familles qui négocient et
décident pour leurs enfants.
Dans une sorte de mélange des principes religieux et
des coutumes africaines, les oncles maternels de la fille et
du garçon informent les mères et pères des futurs époux
10
que des fiançailles ont été conclues pour leurs progénitures,
selon une procédure bien établie.
L’oncle du jeune homme ou son représentant envoie un
message à l’oncle de la jeune fille et attend la réponse, qui
peut venir dès le lendemain, ou prendre plusieurs jours.
La famille de la jeune fille se réunit au grand complet
(père, mère, oncles, tantes…) pour prendre la décision
finale. Cette décision peut parfois être retardée par
l’absence d’un membre important de la famille, en voyage
par exemple.
Chaque participant à la réunion donne son avis. Celui
ou celle qui s’oppose au mariage de la fille est obligé de
donner ses raisons, qui se trouvent souvent liées à
l’histoire de la famille du jeune homme ou à la question
cruciale, dans ce pays, de rang social. Il n’y a rien à faire
si celui du prétendant est considéré comme moins important
que celui de leur fille.
La position de la concernée n’est pas importante, même
si la question lui est quand même posée.
A la fin, c’est l’avis de l’oncle maternel qui tranche.
Pour le cas de Dan, c’est sa tante paternelle et la seconde
femme de son père qui s’y opposèrent ; elles
estimaient que Dan devait choisir sa fiancée entre ses
nombreuses cousines.
La famille de Haloi, notamment l’oncle maternel, avait
pourtant dit « oui » au mariage entre leur fille et Dan. Et
c’est sans tergiversations qu’elle avait réagi à la demande
du messager de la famille de Dan.
En 24 heures la réponse fut connue.
Mais c’est 7 ans plus tard, après ses études universitaires
en Europe, que Dan épousa Haloi, la très jolie fille de 7
ans sa cadette. De ce mariage naîtront deux filles.
Très vite, quelques mois seulement après son retour au
pays, Dan accède aux fonctions de Conseiller d’un des
hommes politiques les plus puissants du pays.
11
Une année après le retour de Dan, Haloi lui donne sa
première fille.
Le pays de Dan, à l’instar de tous les autres où la religion
et la coutume jouent un rôle fondamental dans la
régulation des relations humaines, n’a pas échappé aux
bouleversements des moeurs en cours depuis la fin des
années quarante. Ici, comme dans l’ensemble du continent
africain sous développé, les nouveaux des grands changements
vont se confronter aux coutumes ancestrales bien
ancrées dans la société.
La confrontation est tant bouleversante, dans le pays de
Dan qui est minuscule, que les contradictions y grandissent
et prennent une ampleur démesurée ; tout se sait et
tout le monde connaît tout le monde ; les habitants s’épient
et pratiquent ouvertement l’art de la critique. Au clair, il
faut une bonne dose d’audace pour afficher ses penchants
surtout lorsqu’ils contrarient la coutume.
Les « anciens », usant de leur droit de garants des us et
coutumes, surveillent les jeunes et leurs tentations. Aussi
sont-ils prêts à sévir immédiatement et rigoureusement en
cas de transgression.
A peine une année, à cause des changements politiques,
Dan perdit son merveilleux boulot. Il se retrouvera enseignant
de français dans les classes du second cycle, dans
une école privée.
Et c’est aussi dans ces nouvelles fonctions d’enseignant
que Dan connut celle qui deviendra plus tard son
« deuxième bureau », Tianra, celle avec qui les choses
seront plus sérieuses qu’il ne l’avait imaginé.
Dans ce pays comme dans tous les pays musulmans,
l’adultère est un crime condamné avec la plus grande fermeté
par le Coran.
L’autorisation de la polygamie par l’islam serait ainsi,
selon certains théologiens, une sorte de succédanée aux
désirs sexuels incompressibles des hommes, une prise en
compte de cette réalité par Allah afin de les retenir de
12
l’adultère. Pour les satisfaire et en même temps leur permettre
de mener une vie conforme aux préceptes de
l’islam, la Sourate 4 du Coran « Les femmes », autorise
les hommes à « choisir une, deux, trois et quatre femmes
parmi celles qu’ils aiment » pour épouse. Un droit qui
n’est pas accordé aux femmes, bien sûr.
Mais, dans le pays de Dan, il est de notoriété publique
que les hommes préfèrent avoir une seule femme légale et
plusieurs amantes au lieu d’en épouser quatre.
Quasiment dans le même sens, les femmes « modernes
» de ce pays musulman acceptent de moins en moins
la polygamie, préférant, pour certaines d’entre elles, le
statut semi libertaire de « deuxième, troisième, quatrième
bureau ».
Pour n’avoir pas réglé cet autre aspect humain et psychologique,
hommes et femmes, jeunes et vieux du pays
de Dan, préfèrent vivre dans le mensonge, pourtant lui
aussi très sévèrement condamné par le Coran.
Dans une sorte de consensus, personne ne voit rien,
n’entend rien. Et la vie continue en attendant le Jugement
dernier.
Pendant dix ans, Dan se trouva écartelé entre le devoir
du respect de la religion et des us et l’amour naissant et
irrépressible d’une jeune fille aux allures émancipées.
Tianra est en effet une jeune fille très coquette. Elancée,
taille fine, son regard vif et direct gêne parfois. C’est
une jeune fille moderne et audacieuse. Elle sort déjà avec
un élève de son école depuis bientôt une année.
Dès le premier jour de classe, Dan l’a vite remarquée et
il s’est décidé à la conquérir tôt ou tard.
Les romantiques parleraient du fameux coup de foudre.
Pourtant, pour tous les enseignants du lycée, Tian était
une fille irrespectueuse, insolente et paresseuse. Bavarde
en classe ; elle fut toujours la première, dès que l’heure de
la fin des cours sonnait, à faire des signes désobligeants, à
prendre son cartable et à faire semblant de ranger ses affai13
res si bruyamment que le professeur ne pouvait qu’arrêter
son cours.
A l’occasion de son premier conseil de classe, Dan
constatera qu’en dehors du cours de français qu’il dispensait,
Tian n’avait que des notes inférieures à la moyenne.
En mathématiques, elle avait obtenu carrément 2/20.
Il lui a fallu se battre pour que Tian ne soit pas renvoyée
de l’école pour insolence envers ses enseignants.
Ces derniers réservaient pourtant un traitement différent
au petit copain de Tian.
Au deuxième trimestre, Dan prit la décision de dévoiler
ses sentiments à son élève.
Il hésita longtemps, s’interrogeant toujours sur la réaction
de la jeune fille, qui s’affichait pourtant en public sans
gêne sans avec son copain.
Un jour, pendant la récréation, Dan se décida enfin de
franchir le pas :
— Tian, tu es belle et je voudrai faire l’amour avec toi.
— Pardon, merci… Euh !
Tian expliquera plus tard à son professeur qu’elle avait
été choquée par la brutalité de cette déclaration d’amour.
En effet, au de-là de la brutalité de la déclaration, Tian
fut choquée que, dans ce pays musulman, son professeur
transgresse aussi effrontément le précepte, répété aux jeunes,
qui veut qu’Allah puisse excuser toute faute commise
dans l’enfance sauf celle d’avoir défloré une fille. En
s’adressant à elle comme s’il était sûr qu’elle n’était pas
vierge, Dan a créé en Tian un sentiment de grosse peur et
d’humiliée, même si elle n’avait jamais caché ses relations
avec son petit copain. Mais dans ce pays, personne n’est
supposé voir ou entendre ce genre des choses.
Les choses en restèrent là, jusque vers la fin de l’année
scolaire, lorsque Tian accepta enfin de rencontrer son professeur,
dans un lieu secret.
14
Tian est une fille musulmane mais révoltée. Elle respecte
la religion et les coutumes, mais réclame une dose
de liberté.
C’est habillée en pantalon et chemise comme un garçon
et non en jupe longue et la tête couverte ostensiblement,
comme le veut la coutume, que Tian est arrivée sur le lieu
du rendez-vous.
Elle avait le regard baissé et le sourire naïf d’une fillette
ignorant tout de ce qui se passe lorsqu’une fille se trouve
enfermée avec un garçon.
Il est également probable que le fait que Dan soit l’un
de ses professeurs préférés, presque adoré par tous ses
élèves, ajouté au souvenir de la brutale déclaration
d’amour faite à l’école, aient ce jour-là provoqué de la
timidité chez celle qui passait à l’école pour une fille
émancipée et provocatrice.
— Bonjour, comment vas-tu ? dit Dan, interrompant le
silence.
— Très bien, merci…
— Assois-toi.
— Merci. Je ne pourrais pas rester longtemps…, précisa
Tian dans un ton presque musical.
— Je peux t’embrasser ?
Et Dan ferma les yeux lorsque les lèvres de cette belle
fille se posèrent sur les siennes.
Dan avait tout réglé à l’avance pour que Tian n’ait pas
la possibilité d’échapper à ses désirs.
Arrivé en premier au lieu du rendez-vous, il avait pris
la précaution de débarrasser les chaises de la chambre et
de les cacher dans la cuisine ; ceci ne devait laisser à Tian
aucune chance d’éviter le lit où Dan avait déjà pris place.
Par ailleurs, Dan savait qu’il n’avait en aucune façon à
interroger Tian sur ses relations ostensibles avec son copain
s’il espérait lui ravir la place plus tard.
Ce silence de Dan sur sa relation à l’école rassura Tian
qui, au bout de quelques minutes a repris toute sa sagacité.
15
— Peux-tu faire l’amour ? entreprit Dan.
— Non, non. D’ailleurs je dois vite rentrer car ma mère
m’a commissionné et c’est ainsi que j’ai pu venir jusqu’ici.
La vérité est que Tian éprouvait de la gêne.
Plus tard il expliquera à Dan qu’elle ne cessait de se
demander comment le professeur avait deviné qu’elle
n’était plus vierge. Cette pensée la mettra toujours mal à
l’aise, car elle ne pouvait pas comprendre que son comportement
ait pu laisser les gens penser à cela d’elle.
Dan, plus expérimenté que son élève, avait compris
qu’il n’avait pas à forcer les choses dès cette première
rencontre. L’essentiel était fait ; Tian avait déjà accepté de
faire le chemin avec lui ; elle était là en face de lui et lui
souriait. Il restait maintenant à gagner sa confiance.
Dan resta longtemps seul dans la chambre après le départ
de Tian. Il savourait sa petite « victoire » et surtout
avait à mettre au point une stratégie de conquête totale.
Dès lors, les cours de français à l’école prirent une tout
autre ampleur. Dan oscilla en permanence entre le devoir
d’être un enseignant exemplaire, qui maîtrisait sa discipline,
et l’élan secret de ne rien laisser au hasard pour
mobiliser l’attention de Tian sur lui.
Il était loin de ceux, enseignants ou parents, qui pensaient
qu’il était temps que les autorités nationales
introduisent une dose d’éducation morale à l’école, dans le
sens de préserver les jeunes des tentations des certains
enseignants à l’égard des élèves.
Dan décida de tout faire pour que Tian réussisse en dépit
de l’opinion majoritairement négative de tout le corps
enseignant.
Lui, au contraire, avait décelé en cette jeune fille des
potentialités qui ne demandaient qu’être exhumées et surtout
encouragées. Ce qui, s’est-il mis à penser, avait
toujours échappé à l’entourage immédiat de Tian.
16
En effet, le rôle d’un enseignant ne devrait pas seulement
consister à dispenser des cours à ses élèves ;
l’enseignant devrait aussi et surtout aider ses élèves à se
découvrir ; il devrait entre autre s’approcher des parents
pour qu’ils prennent conscience des atouts ou des carences
de leurs enfants.
Tian n’était-t-elle pas devenue une élève insolente
parce que tous ses professeurs le voulaient ainsi et le disaient
publiquement ? Dan s’appuya quant à lui sur le
dicton : « l’adolescence est l’aurore de la vie active, mais
tragique » ?
L’enfant à qui ses parents, ses grands frères et soeurs ou
ses éducateurs font comprendre qu’il est nul et qu’il ne
pourra jamais réussir, finit par l’accepter. Il ne s’intéresse
guère aux études ou à une quelconque morale aussi bienveillante
soit-t-elle.
Tian était presque entrain de sombrer et son destin tracé.
Une fille dans un pays musulman comme celui de Tian,
n’a pas besoin de faire des études longues ; déjà qu’elle
sache lire et écrire en français, est socialement considéré
comme largement suffisant. Elle peut quitter cette « école
étrangère », pour reprendre un terme célèbre de la Grande
Royale dans l’aventure ambiguë de Cheikh Amidou Kane,
et attendre à la maison celui qui sera désigné par sa famille
pour être son compagnon dans la vie, pour le meilleur et
pour le pire.
Elevée dans des tels carcans, Tian n’avait à vrai dire
rien à perdre puisque ses cinq frères et sa grande soeur qui
étaient d’excellents élèves, assureraient, le moment venu,
l’objectif social le plus cher de ce pays, l’honneur de la
famille.
Les dés étaient donc jetés et le sort de la malheureuse
Tian semblait être scellé par avance et elle pourrait donc
trébucher très tôt.
17
Les organisations non gouvernementales qui militent
pour l’éducation pour tous, doivent prendre en compte cet
autre aspect psychologique encore plus grave que la prostitution
des jeunes dans certains pays.
Parce que cet aspect représente une autre dimension
non prise en compte dans ce combat noble que mènent ces
organisations ainsi que les organismes spécialisés des Nations
unies à l’exemple de l’UNESCO et l’UNICEF : il
s’agit de l’incapacité du jeune à ne se rendre compte de ce
danger que lorsqu’il aura atteint ses vingt ans ou même
plus, c’est-à-dire lorsqu’il sera trop tard. Les numéros
verts ici ne peuvent jouer aucun rôle.
Les jeunes filles sont d’ailleurs plus exposées que leurs
jeunes frères dans un monde où la sexualité se libère de
plus en plus.
En effet, les jeunes filles qui « gouttent » pour la première
fois les délices de l’amour dès leur entrée au
collège, étant dépourvues de toute assistance et de conseils
pour des raisons religieuses ou coutumières, atteignent
difficilement les classes du second degré. Plusieurs d’entre
elles se retrouvent avec un passif de plus de deux ou trois
interruptions volontaires de grossesse dans des conditions
médicalement dangereuses. Et enfin, ce sont des jeunes
filles « divorcées » avant d’être mariées et les « ex » se
comptabilisent en deux chiffres !
Derrière, de petits charlatans infirmiers, souvent non
confirmés, et même des gynécologues, s’enrichissent dans
ce marché intarissable où la demande ne cesse de se multiplier
au rythme de la croissance annuelle de la
population. Dans beaucoup de cas, ce sont les parents qui
accompagnent leur fille pour « sauver l’honneur ».
C’est ainsi qu’une société où plus de la moitié de la population
a moins de 25 ans, tourne au ralenti parce que sa
jeunesse dont l’avenir s’assombrit de jour au jour est prématurément
malade. Que dire du développement de ces
pays pauvres ?
18
C’est le « grand mensonge social » dans un pays à
99 % musulman. C’est là une société qui condamne ses
milliers de jeunes filles et garçons à vivre moralement et
socialement une vie clandestine. C’est pour beaucoup
d’entre ces jeunes, l’échec assuré, souvent la rue les métamorphosera
en proie facile pour l’extrémisme religieux,
ou tout simplement leur tracera un destin à l’exemple de
celui d’Emma Bovary d’Auguste Flaubert.
Ce cycle infernal et impitoyable débute à la maison,
passe par l’école et finit dans la rue ; il en sort des jeunes
aux apparences saines mais très malades. Un tel fléau ne
semble pas, malheureusement, encore faire partie des préoccupations
des grands projets financés par les organismes
de santé publique.
C’est tout cela que Dan prit en compte dans son entreprise
pour contrecarrer une probable descente aux enfers
annoncée de la belle Tian.
19
Chapitre II
Au lycée
Dan résolut que dans un premier temps, il était urgent
d’intéresser Tian aux cours. A commencer par ceux de
français en seconde, qui étaient dispensés en 5 heures par
semaine : deux heures de littérature, deux autres
d’expression écrite et une heure d’étude de textes.
Les cours de littérature française étaient conçus pour
préparer les élèves à maîtriser les grands idéaux du XVIe
au XXe siècle. En seconde, les élèves devaient apprendre
la fin du XVIe, le XVIIe et le XVIIIe siècle.
Dans ce pays, ancienne colonie française, la dégradation
du niveau des élèves du primaire au lycée est
largement constatée dans toutes les matières ; le français
enregistre le plus d’échecs. Les enfants ne parlent plus
français comme leurs ainés. Pire, ils ne parlent pas bien
non plus aucune autre langue étrangère. Les simples règles
élémentaires de grammaire et d’orthographe ne sont plus
maîtrisées.
C’est lorsque Dan entama le XVIIe siècle avec
« l’honnête homme » que Tian a commencé à réaliser
qu’elle avait des potentialités ; elle se découvrait.
La méthodologie mise en place par Dan consistait à
faire comprendre aux élèves de la seconde que la littérature,
contrairement à l’histoire qui étudie les événements,
les dates et les périodes de l’histoire de l’humanité, décortique
les grandes idées et les hommes qui ont marqué la
vie d’un peuple d’une expression donnée en période de
cent ans, d’un siècle.
20
Les élèves devaient maîtriser ces idéaux et leurs auteurs
pour qu’ils comprennent mieux les textes à étudier, extraits
des oeuvres des hommes qui ont marqué le siècle ;
cela permettrait aussi aux élèves de revivre la vie de
l’humanité jusqu’à il y a plus de 400 ans avant eux.
La découverte par les élèves de Dan de ces grandes
pensées les émerveillait et les rendait davantage curieux
voire très assidus aux cours.
Dès le second trimestre, Tian était devenue l’un des
meilleurs élèves de sa classe. Les professeurs, qui
n’arrêtaient pas de se demander comment cette fille turbulente
s’était métamorphosée en la plus docile de sa classe,
ne tarissaient plus d’éloges à son égard.
Pourtant sa famille, notamment sa maman qui était loin
de s’apercevoir que la fille avait radicalement changé à
l’école, avait décidé et continuait à ne consacrer leurs
maigres moyens qu’à l’éducation de ses deux jeunes frères.
Comment cette famille pouvait-elle assurer l’école de
six enfants, dont trois aux études à l’extérieur du pays ?
Elle devait donc sacrifier Tian, celle qui n’était pas
bonne élève et qui affichait trop sa liberté, même à la maison.
En effet, Tian était de ces filles d’un pays musulman
qui affichent leur désir d’échapper aux coutumes et aux
règles préétablies. Elle s’habillait en pantalon, comme les
garçons, et se permettait de sortir de la maison sans demander
la permission de ses parents, de fréquenter
visiblement son petit ami, de rendre visite à des amies
quand elle en avait envie.
Tian bénéficiait du soutien de son père, qui ne cessait
de lui manifester un amour paternel dont elle n’arrêtait pas
de parler. Que sa mère se mette à la gronder, le père
s’interposait, quitte à s’attirer les foudres de cette maman
qui disait avoir tant souffert pour élever ses enfants dans la
dignité.
21
Un jour, à cause de l’absence de Tian, Dan n’a pas pu
dispenser convenablement ses cours. Après les cours, Dan
s’empressa de téléphoner chez elle pour connaître les raisons
de cette absence.
Soulagé de savoir qu’elle n’était pas malade, il apprit
que Tian avait des problèmes avec l’administration de
l’école. Tian devait donc rester à la maison.
Dan décida alors de se rendre pour la première fois à la
maison de son objet de tant d’amour et de désir, avec
l’espoir de nouer un dialogue avec sa maman.
Cette visite, Dan y apporta beaucoup de soins. Il ne devait
en aucune manière éveiller des soupçons sur l’autre
intérêt qu’il avait pour la réussite de Tian.
Tout le monde était à la maison en ce début de soirée.
— Bonjour Tian.
— Bonjour professeur, répondit Tian. Maman, Papa, je
vous présente mon professeur de français dont je ne cesse
de vous parler.
— Bonjour madame, bonjour monsieur, continua avec
politesse Dan.
— Nous sommes contents que vous veniez nous rendre
visite. Je suis la mère de Tian votre élève et voici son père.
Nous regrettons qu’elle soit insolente à l’école, contrairement
à ses petits frères qui sont bien notés par leurs
professeurs. Elle passe tout son temps à se balader dehors
comme un garçon et n’écoute personne ici…
Dan n’attendit pas la fin des remontrances de la maman
de son élève.
Il a compris que la famille de Tian ignorait que celle-ci
était désormais la meilleure élève de sa classe. Il a surtout
remarqué que le père de Tian ne semblait pas partager
l’analyse de son épouse. L’atmosphère était lourde au salon
de l’étage de chez Tian, une maison située face à la
mer devant laquelle se dresse la mosquée principale du
quartier.
22
— Justement maman, Tian a changé. Elle est maintenant
la meilleure de sa classe. En tant que professeur, j’ai
décidé de venir vous dire que votre fille a beaucoup de
potentialités ; avec un peu d’encouragements et de soutien,
elle pourrait être celle qui sauverait sa famille demain.
Faites-moi confiance et aidez-la à continuer l’école.
D’ailleurs, j’ai appris qu’elle n’est plus autorisée à continuer
les cours. Si vous le voulez bien, je suis prêt à
m’impliquer pour qu’elle reprenne ses cours.
Les raisons pour lesquelles le père de Tian soit parti
plus vite que prévu dans sa chambre laissant son épouse
presque immobile et inerte comme un roc, ses enfants et
Dan seuls au salon, sont multiples.
D’abord, Dan vient de violer simultanément plusieurs
règles coutumières. Ensuite, en tant qu’homme, il aurait
pressenti plus vite que quiconque que quelque chose de
particulier devait lier sa fille à ce professeur généreux qui
semble lui porter le plus grand intérêt.
Que ce Monsieur étranger à la famille ose venir chez
elle et proposer une solution à ses ennuies, c’est certainement
la faute à sa fille insolente, semblait se dire la
maman de Tian. Dan avait tout de suite compris qu’elle
s’apprêtait à décliner son offre. Il lança un regard de sollicitation
à Tian comme pour lui demander de l’aide.
— Maman, accepte puisque tu ne feras rien alors que
l’école respectera mon professeur. Et moi dès demain je
reprendrai les cours.
— Merci Monsieur et nous vous sommes très reconnaissants.
Dan avait réussi son pari et très certainement il se sentira
encore mieux dès le lendemain lorsqu’il dispensera ses
cours de français, en présence de Tian. Dan prit congé au
moment même où le muezzin appelait les fidèles pour la
dernière prière du jour.
23
Le lendemain matin, Tian retrouva sa place en classe et
apparemment ce petit couac de deux jours lui a donné encore
du punch pour aller plus loin dans ses combats.
Ce jour là, Dan entamait le milieu du XVIIe siècle avec
comme écrivain Pierre Corneille. L’oeuvre étudiée fut « Le
Cid ».
Les élèves de seconde ne s’absentaient plus du cours de
français. L’étude de Don Juan et l’Avare de Molière, des
fables de Jean de la Fontaine, avait fini par leur procurer
un énorme plaisir à étudier les moralistes et la vie du
XVIIe siècle.
Le conflit cornélien allait désormais prendre une place
importante dans leur vie d’élèves de la seconde.
Pendant la récréation, chacun essayait dans son coin de
retrouver en soi un Rodrigue, une Chimène ou encore un
Don Gomez et Don Diègue. Le débat sur qui avait raison
ou qui a bien agi, faisait rage jusqu’à leur retour à la maison.
A la sortie de l’école, les élèves, rentrant à la maison,
discutaient sur « l’honnête homme » et Dan se rendait
compte que sa méthodologie était la bonne parce qu’elle
avait créé un intérêt particulier pour la littérature française.
La direction de l’école a aussi fait son constat : aucune
absence signalée aux cours de français. Les élèves regrettaient
même la fin de l’heure des cours de français.
Dan subdivisait l’oeuvre à étudier en plusieurs textes
qu’il distribuait bien avant l’étude de la biographie de
l’écrivain.
Arrivée à la maison, Tian prenait son dictionnaire pour
comprendre tous les mots nouveaux dans le texte et recopier
leur signification avec leur synonyme.
A l’école, aussitôt que le professeur demandait le sens
de tel ou tel mot, Tian était logiquement la seule à lever la
main pour expliquer le mot et donner son synonyme.
Une relation platonique s’est donc tissée tout au long de
l’année scolaire entre Tian et son professeur. Elle collec24
tionnait les bonnes notes en français et son expression
orale et écrite s’améliorait chaque jour.
Elle racontera plus tard que les autres élèves la soupçonnaient
d’être la copine de son professeur Dan et que ce
dernier lui filait à la veille les exercices du lendemain afin
qu’elle ait toujours la meilleure note. Son copain lui faisait
de ces scènes de ménage de couple dès que le professeur
lui rendait sa copie avec un 16 sur 20 et une observation
genre du « Continue » ; « Excellent » ; « Courage »…
Au dernier conseil de classe du dernier trimestre, Tian
renversa sa situation : Les bonnes observations ne manquaient
pas : « Meilleure élève » ; « Elève assidue »…
Ce fut pendant les vacances que Tian accepta enfin de
rencontrer Dan seul pour la seconde fois. Elle lui affirmera
enfin son amour.
Cependant, Tian avait trois préoccupations.
Primo, elle avait peur que son copain apprenne sa relation
naissante avec son professeur de français, d’autant
qu’il la soupçonnait déjà depuis qu’elle avait commencé à
bien travailler en classe.
Secundo, Tian n’arrivait pas à intégrer le fait qu’elle
puisse être la copine de son professeur ; comment ses
amies réagiront-t-elles en apprenant cela ?
La troisième préoccupation était la plus difficile à résoudre
: son copain lui disait toujours que les professeurs
aiment profiter de leur position d’enseignant pour draguer
leurs élèves et les abandonner après « usage ».
Tian se demandait donc si elle ne commettrait pas là
une erreur qu’elle regretterait toute sa vie.
L’unique satisfaction qui pouvait la consoler, fut le fait
qu’elle sentait en elle-même que quelque chose de particulier
la liait avec ce professeur, qui lui faisait confiance et
qui croyait en sa capacité de réussir.
Fort de son expérience en matière des relations passionnelles,
Dan s’abstenait toujours d’évoquer l’idylle de
25
Tian avec son copain de classe, de peur de la décourager
avant qu’elle ne soit prête à le quitter.
— Bonjour, Tian.
— Bonjour. Professeur.
— Tu as vu que tu es capable de faire des études longues
et réussir ta vie ? Même les professeurs qui ne
voulaient pas de toi dans cette école t’ont félicitée et se
disputent de t’avoir dans leurs cours l’année prochaine, à
l’exception bien sûr de celui de mathématiques.
— Oui, merci de m’avoir aidée. Pour les mathématiques,
je crois que je n’y arriverai jamais.
Tian ne trouvait pas encore le moment opportun pour
exprimer à Dan ses préoccupations.
— Apparemment, tu es inquiète, força Dan.
— Non, pas du tout, contre-attaqua Tian. M’aimezvous
vraiment ou voulez-vous tout simplement sortir avec
moi pour quelques temps comme le font tous les garçons ?
Et puis, j’ai des difficultés à réaliser comment est-ce possible
qu’une élève sorte avec son professeur, car, vous le
savez bien, cela donne une mauvaise image à l’élève, plaida
Tian, maladroitement.
— Tian, je t’aime. Il est vrai que je suis marié, j’ai une
famille et je suis ton professeur, mais je suis sincère dans
ma démarche et d’ailleurs tu verras que je
t’accompagnerai tout au long de ta vie estudiantine pour
t’apporter tout mon soutien. Ensuite, tu sais très bien que
je suis professeur par accident, que je ne devais pas me
trouver là où je suis. L’amour est spontané et les règles
qu’il observe ne sont pas si rigides. Je t’aime un point
c’est tout. Je n’ai rien à me reprocher et toi à craindre. Et
puis, entre nous et en dehors de l’école, je t’en prie Tian,
cesse de me vouvoyer.
Cette déclaration rassura une Tian conquise d’avance et
qui, sans perdre du temps, s’accrochera à celui qu’elle va
aimer désormais corps et âme.
26
Bien qu’il ait réussi sa seconde rencontre, Dan en est
ressorti avec un goût d’inachevé. Son amour, son affection
à l’égard de Tian était si forte, si intense et tellement sérieux
qu’il lui semblait que Tian n’en avait pas encore pris
la juste mesure.
A vrai dire, Dan omettait le fait que Tian ait besoin de
temps pour mettre de l’ordre dans sa tête. Elle venait de
faire l’amour avec son professeur, la personne qu’elle respectait
le plus, après sa mère et son père.
En effet, les hommes affichent très vite leur égoïsme
lorsqu’ils veulent assouvir leur besoin ; ils croient avoir
droit sur tout et veulent tout et tout de suite.
Ce jour là, Tian ne pouvait pas rester allongée à ses côtés
tout le temps qu’il souhaitait. La coutume veut que les
filles soient à la maison pour faire la cuisine de 17 heures
et qu’elles y restent au moins jusqu’après la dernière
prière du soir. Ensuite, son copain qui ne la lâchait pas
d’un pouce, pourrait s’interroger sur sa « disparition »
pendant plusieurs heures.
Ici encore c’est le mensonge social lié aux us et coutumes
du pays musulman. Ce semblant de respect de l’islam,
qui doit s’inscrire comme dans du marbre dans le comportement
des jeunes, comble les « anciens », qui ferment les
yeux sur le reste.
Tout le monde doit faire semblant ; à 17 heures, les filles
sont à la maison pour faire la cuisine, même celles qui
ne s’occupent pas de la préparation des repas ; après la
prière du soir, la cinquième du jour, elles quittent la maison
pour rencontrer leurs copains et reviennent, pour la
plupart, très tard la nuit, comme si de rien n’était.
Certains parents demandent même à leurs filles de rester
à la maison dans ce laps de temps juste pour que les
voisins ne sachent pas qu’elles sortent la nuit. Lorsque
certaines filles se trouvent enceinte, les parents, musulmans
pratiquants, participent à l’avortement scandaleux,
que l’islam qualifie sans équivoque de crime.
27
Parfois ce sont les deux concernés au premier degré, la
fille et le garçon, seuls, qui assument leur responsabilité et
se chargent de l’IVG, le garçon se chargeant des coûts.
Cette situation, connue du commun de mortel dans le pays
de Dan, ne doit sûrement pas être inédite dans nombre des
pays pauvres réputés musulmans orthodoxes. Ainsi, toujours
au nom de l’honneur de la famille, c’est l’oncle, le
grand frère ou un des parents proches du garçon qui assure
les dépenses, puisque le plus souvent, le garçon n’est
qu’un élève raté ou un chômeur sans perspectives.
Dan a pensé à tout cela en quelques secondes pour se
dissuader de laisser Tian rentrer à la maison.
Il l’a compris d’autant qu’avant de partir, Tian lui a fait
des révélations :
— Je voudrai te dire une chose mais j’ai honte, introduisit
Tian.
— Non, aies confiance parce que l’amour n’est rien
d’autre qu’une confiance totale et mutuelle entre deux
personnes qui s’aiment.
— Tu sais bien que j’ai un copain qui est aussi ton
élève. Pendant que je te parle, je crois que je suis enceinte
et nous n’avons pas d’argent pour l’avortement ; aussi, la
façon dont il me parle ces derniers jours, c’est comme s’il
ne me faisait pas confiance alors que je ne l’ai pas trompé.
Est-ce que tu peux m’aider, renchérit Tian.
Dan avait tout compris. Il était conscient du genre des
malheurs qui peuvent s’abattre sur les jeunes dans ces sociétés
où l’apparence doit primer sur la réalité.
— Bien sûr que je vais t’aider ; mais comment tu vas-texpliquer
avec ton copain ? Et qui est le gynécologue qui
va pratiquer l’avortement ?
— Je m’en fous, je lui dirai que quelqu’un de la famille
m’a aidé. Le médecin qu’il m’a fait voir, a l’air de s’y
connaître car j’ai rencontré beaucoup de jeunes filles venues
chez lui, pour la même raison. J’ai donc confiance.
28
Une semaine plus tard, Tian s’était remise de
l’opération mais des douleurs au bas ventre l’inquiétaient
encore.
Dan décida d’en savoir plus sur ce gynécologue qui
pratique l’IVG, interdite par la loi du pays et fortement
condamné par l’islam.
Le « gynécologue » était, en fait, un médecin généraliste,
qui a transformé une chambre de son logement
administratif octroyé par l’Etat à une salle d’opération et
d’avortement, sans égard pour l’éthique médicale.
D’ailleurs, avant de passer à l’acte, il fait sa prière et tient
à montrer qu’il est un bon et musulman pratiquant.
Des nombreuses jeunes filles auraient perdu la vie
quelques semaines après ces interventions, tandis que
d’autres souffriraient pendant toute leur vie et auraient
toutes les difficultés du monde à avoir une maternité saine.
L’année scolaire suivante, Tian a acquis une notoriété
sans précédant dans le lycée. Elle était la meilleure élève.
Sa nouvelle élégance, la taille élancée qui la distinguait de
la majorité des femmes du pays, son charme foudroyant,
avaient fini par faire de Tian celle à qui tous les professeurs,
et même les adultes du quartier, faisaient la cour. Le
soir, elle n’arrivait plus à savoir le nombre précis des
hommes qui l’avaient draguée la journée. Son copain de
classe se mourait de jalousie devant cette métamorphose.
Tian commençait même à tenir tête à certains garçons
qui estimaient que le fait d’être garçon dans ces sociétés
où la femme est reléguée au second plan, leur donnait le
droit de tout savoir et tout dire ; elle participait à des débats
contradictoires en classe et ne se laissait plus faire.
Pour son copain, Tian devait rencontrer quelqu’un de
plus âgé qu’elle. C’est la seule raison qui pouvait expliquer
un tel changement.
Ce développement faisait bien partie de la stratégie de
Dan qui, dans son petit coin, savourait sa réussite alors que
29
le copain de Tian appréhendait le risque d’une séparation
certaine.
Dan était heureux d’avoir transformé dans le bon sens
une personne et de lui avoir procuré le bonheur d’assumer
sa place dans la société et même de participer à des débats
qui engageaient son avenir de fille. Il s’est dit que pour
avoir la femme de sa vie qui lui convienne, il lui fallait la
préparer, la suivre et surtout l’aider à se hisser au sommet.
Réussira-t-il là où beaucoup se sont fait des illusions ?
La suite le dira.

31
Chapitre III
La réussite
L’histoire de Dan et Tian devenait de plus en plus un
secret de polichinelle. Les rendez-vous étaient tellement
fréquents que la mère de Tian, soupçonneuse, commença à
s’immiscer. Tian rencontrait son copain de classe dans la
journée après l’école, dans le respect des coutumes ; elle
revenait à la maison pour ne pas inquiéter sa mère réputée
très dure, avant de repartir le soir rencontrer celui qui
n’était plus seulement son professeur.
Sa mère s’inquiétait pour deux raisons : la mère du copain
de Tian et sa mère entretenaient de bonnes relations
et elles avaient déjà pensé à un probable mariage de leurs
deux enfants, comme cela se fait entre grandes familles du
pays. Ici encore, c’est le mensonge qui domine. Ce qui se
passe entre les deux adolescents, n’est que de l’amitié, se
disaient les mamans, qui préféraient ignorer que leurs enfants
faisaient l’amour avant le mariage.
Ces cas sont très fréquents dans ces sociétés traditionnelles
musulmanes. Le jour du mariage, le vrai cette foisci,
arrivé, la coutume doit être respectée : la fille doit être
vierge. Alors les deux familles ne lésinent sur aucun stratagème.
Le lendemain de la première nuit nuptiale, comme
si de rien n’était, on présente à l’assistance composée des
deux familles, des voisins et de plusieurs invités, la preuve
de la virginité : une petite assiette blanche contenant un
morceau de coton tâché de sang frais, souvent recueilli sur
un coq égorgé nuitamment. La fille n’a donc jamais eu des
rapports sexuels avant cette fameuse première nuit nuptiale.
32
Et l’assistance danse, et les deux mamans expriment
bruyamment leur joie, et ainsi le mensonge social se perpétue
sans que personne ne s’en meuve.
Probablement c’est à tout cela que la mère de Tian pensait
en voyant sa fille rentrait tard la nuit ; elle savait en
tant que mère que sa fille menait une double vie. Les
coups de téléphone très fréquents de son très aimable et
profondément volontaire pour l’aider à réussir ses études,
professeur Dan, avaient fini par alerter la maman de Tian.
Elle ne contestait pas tellement cette nouvelle relation, et
dépourvue des moyens pour s’y opposer, elle voulait que
Tian ne traîne pas dans la rue tardivement pour éviter les
on-dit. Une fois, elle a même brûlé les habits de sa fille
pour qu’elle ne sorte plus la nuit. C’était une mère très
respectée et pleine de dignité.
A l’école, tandis que Tian arrivait en tête en classe de
première et se préparait déjà pour le baccalauréat en terminale,
son copain a réussi à lui faire avouer au moins que
Dan l’avait draguée.
Tian n’a pu que montrer une de ces lettres d’amour que
Dan lui avait adressé bien avant que leurs relations ne deviennent
sérieuses :
« Ma chère Tian,
Je suis bien obligé de t’adresser cette petite missive
pour encore une fois te faire comprendre que tu m’as séduit.
En classe, ta petite silhouette est devenue la seule et
unique raison de la réussite de mes cours de français.
Dès le lever du jour, ton charme et le sourire qui
l’accompagne toujours m’envahissent, et ils me poursuivent
partout où je mets les pieds. Ainsi, j’avoue que je n’ai
jamais été sujet et captif d’un tel amour.
Je sais que tu m’estimes beaucoup ; je sais aussi que
chez toi la nuit, pour t’en dormir, tu penses à moi car en
classe tu saisis bien le sens des messages que je t’adresse
33
souvent enveloppés dans des dictons tirés de certains écrivains
moralistes.
Je t’en prie, réponds-moi vite et accepte mon coeur.
Un ami ».
Tian racontera à Dan, trois ans plus tard, que c’est le
destin qui l’avait aidée à choisir cette lettre plutôt ancienne,
sans quoi elle aurait eu des problèmes.
Convaincu que Tian n’a jamais répondu à cette lettre,
son copain l’obligea à adresser à Dan une réponse sans
équivoque pour qu’il comprenne qu’elle en aimait un autre
et qu’il était inutile de continuer à la harceler.
C’était au cours de la récréation, qu’une élève remit à
Dan un petit bout de papier tout en lui précisant que c’était
Tian qui l’avait commissionnée.
« Je vous demande de me laisser tranquille car j’aime
quelqu’un, et ne me harcèles plus. Et s’il vous plaît, répondez-
moi et dites-moi que c’est fini car je veux vivre en
paix ».
Dan qui connaissait bien sa Tian depuis déjà deux ans,
a vite compris que celle-ci était en difficulté. Le vouvoiement
réapparu dans le petit mot, l’a encore convaincu que
Tian avait besoin de l’aide. Il a quand même décidé de
pousser le cynisme à fond. Il rentra en classe et rédigea
spontanément la réponse :
« Chère Tian,
Te connaissant, je suis convaincu que ce n’est pas toi
qui as écrit ce bout de papier ou peut-être tu l’as écrit sous
pression. Saches que la procédure en amour est exactement
comme à l’instruction au parquet. Un aveu obtenu
sous pression n’en est pas un. Je sais que tu m’aimes et
que personne que moi dans cette machine ronde ne peut te
comprendre vraiment. Salut ».
Sa réponse fut immédiatement remise à la même élève
qui avait apporté le bout de papier quelques minutes auparavant.
34
Le soir, Tian lui fera remarquer qu’elle a tremblé lorsque
son copain a pris connaissance de sa réponse en
premier ; elle craignait que Dan ait tout simplement
confirmé leurs relations d’amour.
Tian a aussi noté que son copain n’a pas été convaincu
en lisant la réponse car les mots choisis avaient beaucoup
de nuances.
Tian avait grandi et maîtrisait mieux que quiconque les
garçons. Elle avait décidé de faire comprendre à son copain
de classe que les choses avaient changé.
Son copain l’avait longtemps enfermée dans des carcans
dont se servent d’habitude les garçons pour faire
valoir leur « droit » : à eux seuls d’avoir à côté d’autres
copines mais interdiction à la principale d’avoir des yeux
donjuanesques. Tian n’avait pas le droit d’aller danser s’il
ne l’accompagnait pas ; il lui était formellement interdit de
sourire à un autre garçon ; elle n’avait même pas le droit
de manifester une joie quelconque en classe lorsqu’un
professeur racontait une blague.
Pour le copain, Tian était une fille qui couchait avec
tous les hommes qui la draguaient. Il a même fini par sortir
une idée qui restera gravée à jamais dans la mémoire de
Tian. Il lui laça un jour : « Tu te fais draguer ». Tian ne lui
a jamais excusé cette phrase abominable. Elle qui le respectait.
Elle qui refusait toutes les avances qu’on lui
faisait. Elle qui subissait les colères de son copain qui un
jour n’a pas hésité à la brûler avec des mégots de cigarettes
pour lui faire sentir sa colère, alors qu’elle n’avait rien
fait.
Tian avait fini par adopter une stratégie : dès qu’il lui
disait qu’elle avait fait l’amour avec quelqu’un, elle répondait
oui pour avoir la paix.
Un psychiatre aurait détecté en son copain quelque
chose d’anormal.
Il paraît que certains hommes éprouvent un plaisir sadique
en apprenant que leurs copines ont fait l’amour avec
35
quelqu’un d’autre. Le plaisir augmente à mesure que la
copine leur raconte les ébats sexuels vécus. Ils demandent
comment tout cela a commencé ; comment fait-t-il
l’amour ? Qui le fait bien, lui ou l’autre. Une fille qui aura
compris cela, peut embobiner l’homme à vivre en soi ces
événements surréalistes et parfois même surhumains.
L’homme est un animal très redoutable avec lequel la
femme doit entretenir aussi une relation charnelle plus ou
moins imaginaire.
Toutefois, Tian en faisait parfois trop. Son copain,
après s’être assouvi, n’était pas du tout content de se rendre
compte que Tian était loin d’être capable de réaliser
tout ce qu’elle décrivait avec tant de tacts et de précisons.
Pendant que son copain continuait ses scènes de ménage
inutiles et parfois levait même la main sur elle, Tian
s’éloignait de lui sans qu’il se rende compte qu’il était
entrain de perdre et la guerre et la bataille de l’amour.
Dan, lui, continuait à afficher son amour doux, lisible,
compréhensible. Certainement, c’est le fruit de
l’expérience.
Dans sa vie, Dan a connu des filles d’origines différentes.
A l’université en Europe, où la liberté sexuelle est de
mise, il a eu le temps de comprendre que l’amour n’avait
qu’une seule et unique nationalité : la douceur. Et trois
attributs forts : Patience, confiance et fidélité.
L’amour ne se bouscule pas. L’amour ne s’explique
pas. Il est limpide. Il est homogène.
Il s’acquiert par la patience, se fortifie par la confiance
et se maintient par la fidélité.
Pour mériter l’amour de Tian, Dan a su patienter. Il a
gagné la confiance de Tian qui s’est fortifiée par la douceur
de ses actes et paroles. Il le gardera toujours en lui
s’il continue à paraître fidèle.
Dan va poursuivre son combat pour avoir, le moment
venu, la femme idéale à laquelle il a toujours pensé depuis
son mariage.
36
La rentrée de classe en terminale pour Tian a été presque
un événement. Elle est désormais future bachelière.
Professeur de français en seconde, première et terminale,
Dan a été désigné par le conseil d’administration
comme Directeur de l’école.
Après le 16e, le 17e, le 18ème et le début du XIXe siècle,
Dan allait finir la troisième moitié du XIXe siècle avant
d’entamer le XXe siècle et la littérature négro-africaine.
En guise de rappel, il a demandé à ses élèves de préparer
un exposé sur l’oeuvre réaliste de Stendhal « Le rouge
et le noir ».
Tian s’est portée volontaire pour présenter dans une
semaine l’exposé, contre l’avis de son copain de classe qui
ne comprenait pas pourquoi elle se mettait toujours au
devant, dès qu’il s’agissait des cours du professeur Dan.
Mais Tian avait désormais pris son destin en main et ne
comptait plus relâcher la pression, advienne que pourra. Il
faudra compter avec elle car elle a compris que c’est de
son avenir dont il s’agissait.
Tian présentera l’oeuvre de Stendhal avec brio. Tous les
élèves des 4 terminales que comptait l’école étaient
conviés.
Prenant son destin en main, Tian a prouvé qu’elle avait
maîtrisé les courants littéraires du XIXe siècle. Elle débuta
son exposé par rappeler à l’assistance que si les moralistes
du 17e siècle avaient posé le problème de l’honnête
homme comme la question fondamentale du moment, les
philosophes du XVIIIe siècle ont constaté que cet homme
dont il était question au 17ème n’était pas libre pour être
honnête. Il était prisonnier à la fois de Dieu, ce « tyran »
qui règne sur la nature sans partage, du Monarque de droit
divin qui se considérait comme le représentant de Dieu sur
terre et de l’ordre ou plutôt le désordre social qui hiérarchisait
inégalement les couches de la société. La plupart de
ces philosophes dont les noms sont célèbres, Voltaire, Diderot,
Montesquieu ou Jean-Jacques Rousseau, ont écrit
37
sur la nécessité de libérer l’homme de ces trois prisons
afin de lui permettre de mieux vivre dans un monde bâti
sur le droit et la liberté de la personne humaine. Tian a
continué en expliquant que c’est ainsi que l’on peut comprendre
des oeuvres comme « Candide » de Voltaire,
« L’esprit des lois » de Montesquieu ou le « Contrat social
» de Rousseau. La révolution française de 1789,
l’adoption de la charte des droits de l’homme et des citoyens
ainsi que l’abolition des privilèges à la fin du
XVIIIe siècle sont passées par-là.
Alors pour Tian, le XIXe siècle allait être le siècle
phare ; celui qui allait connaître l’épanouissement de
l’homme libre, qui allait profiter de la révolution industrielle
qui pointait à l’horizon.
Pour mieux articuler sa thèse, Tian a fait constater à
l’assistance que les écrivains du XIXe siècle se sont vite
rendus compte que les choses n’avaient pas du tout changé
; elles se sont même empirées.
La révolution industrielle avait libéré l’homme certes,
mais la machine l’a vite remplacé. Les anciens paysans
sont devenus des simples ouvriers sans aucune spécialisation
et le capitalisme les a jetés au bord de la route en
chômage.
C’est donc la description de cette situation difficile et
décevante de la société du XIXe siècle dans tous ses aspects,
qui déterminera les mouvements littéraires du siècle
succédant à celui des lumières.
Des écrivains décrivent donc la vie sociale du moment
dans le moindre détail en rapprochant leurs oeuvres le plus
possible de la réalité vécue des hommes tout en proposant
des solutions, lesquelles déterminent le classement de
l’écrivain et du poète dans l’échiquier des courants littéraires
du XIXe.
Stendhal fait partie des réalistes qui racontent la vie des
hommes du siècle.
38
Pour Tian, « Le Rouge et le Noir » est l’un des plus
beaux romans de la littérature française ; Stendhal atteint
la perfection avec cette histoire d’amour tourmentée à une
époque où chacun se cherche sans vraiment se trouver.
Julien Sorel, héros du roman, tire son imagination de
ses lectures. Il est fasciné par Napoléon. Lui aussi rêve de
victoires. Il rêve d’une carrière militaire. Il rêve de
gloire…
D’origine modeste, sa condition le prédestine pourtant
aux travaux de force. Mais Julien Sorel, avide
d’ambitions, rêve de gloire et s’évade donc dans la littérature.
Ambitieux, voulant coûte que coûte réussir dans ce
monde où les bourgeois, cette nouvelle classe sociale issue
de la révolution industrielle, détiennent tous les pouvoirs
politiques et surtout économiques, il s’infiltrera dans cet
univers où tout est préétabli par avance suivant des formes
aristocratiques et bourgeoises qui n’ont rien à voir avec ce
que Julien connaît dans son monde de misère.
Il est engagé par Monsieur de Rénal, le maire légitimiste
de la ville comme précepteur pour ses enfants.
Timide et indocile dans un premier temps, Julien ne tarde
pas à s’accoutumer à sa nouvelle vie avant de tomber sous
le charme de Mme de Rénal. Il devient son amant.
L’amant de sa patronne. Grâce à la tendresse qu’elle lui
manifeste, Julien connaît alors le bonheur. Pour bien
l’illustrer, Tian cita la formule la plus célèbre du roman et
qui relate bien ce que vivait Madame de Rénal : « Mon
âme fut inondée de bonheur ». Un bonheur passager…
La salle de classe retiendra son souffle lorsque Tian décrivit
les coups de l’horloge au-dessus des têtes des
personnes dînant ce soir là chez Madame de Rénal avant
que la main de celle-ci se posât sur celle de Julien.
Vers la fin de son exposé, quand Tian changea sa voix
pour s’apitoyer sur le sort réservé à Julien, exécuté en pri39
son quelques jours avant la mort de Mme de Rénal, certains
élèves n’ont pu retenir leurs larmes.
— Excellent, Tian. Tu as été formidable. Toutes mes
félicitations, lui adressa Dan son professeur.
Dès cet instant, Dan était sûr que Tian aura son bac au
premier coup. Il aura réussi à ramener une fille à qui le
destin n’allait forcément sourire, à la victoire. Tian est
prête à affronter l’épreuve du baccalauréat, une épreuve
très redoutée par tous les élèves de la terminale.
Le soir, Dan n’a pas manqué de souligner à Tian, pour
la première fois, qu’il était possible que leurs chemins ne
se séparent plus, pour la vie. Ils ont fait l’amour aussi
longtemps qu’ils sont restés ensemble. Une nuit douce,
attendrie par la lune du 14e jour qui illuminait la nature
verdoyante des lieux et les chants des oiseaux nocturnes
qui accompagnaient leur joie. Cet instant leur faisait oublier
le monde d’où ils émanaient, avec tous ses
problèmes. Ils se sacrifiaient corps et âme à leur amour,
qui se confondait désormais avec l’air qu’ils respiraient.
— Dan, crois-tu qu’il y a encore dans ce monde
d’autres couples qui s’aiment comme toi et moi ? Des
couples qui réussiront comme nous ? Des couples fidèles
et qui se disent la vérité comme nous ?
— Non, ma chérie. Je ne le pense pas. Nous sommes
seuls dans ce monde, rassura Dan.
— Et tu verras que nous serons cités comme exemple
par nos semblables, renchérit Dan, sans se soucier du proverbe
: « il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de
l’avoir tué ».
— Tu sais quoi chéri, j’ai compris et intégré que pour
qu’une fille réussisse un vrai amour, elle ne doit pas se
tromper de partenaire. Une fille doit aimer un homme plus
âgé qu’elle pour profiter de son expérience. Et pourtant,
nous les filles, croyons qu’il faut sortir avec un garçon de
notre promotion. Mais j’ai tout compris et te remercie car
je me sens en sécurité.
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— Oui, tu as raison. Nous sommes tous passés par-là.
Apparemment, le premier amour n’est pas le bon. Je t’ai
aimée dès la première heure…
— Oui, c’est surtout ta patience, ta façon de toujours
me comprendre, qui m’ont convaincue. Je ne te trahirai
jamais…
Ils s’aimaient comme personne dans ce monde, pensaient-
ils.
Mais le lendemain, Dan qui était professeur par défaut,
fut nommé à une haute fonction politique et devait quitter
l’école avant que Tian ait passé son bac.
Un mois après, Tian obtint son diplôme du second degré
et Dan l’appela de son bureau pour la féliciter et lui
souhaiter bonne chance. Son copain avait été recalé. Voilà
comment la nature répond à ceux qui veulent la changer.
Dan saura-t-il rester fidèle et réaliser son rêve de faire
de Tian sa compagne pour le meilleur et pour le pire ?
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Chapitre IV
L’université
Après son baccalauréat, Tian veut poursuivre ses études
à l’étranger. Sa situation familiale ne lui permet pas
d’envisager cela en dépit de son courage.
Après une année passée au pays dans une école nationale
supérieure mais sans conviction, Tian tient à partir.
Entre-temps, l’année suivante son copain de classe a
obtenu également son bac, en partie grâce à Tian qui l’a
accompagné en tant que vétéran de cette épreuve.
Le copain de Tian, ancien élève lui aussi de Dan, a demandé
à rencontrer son ancien professeur dans son bureau.
Dan, très gêné, demande l’avis de Tian et l’attitude à
prendre.
Tian l’encouragea et Dan, comme à son habitude, céda.
La rencontre fut très froide. Le copain de Tian est venu
expliquer à son ancien professeur ce qu’il comptait faire
maintenant qu’il avait obtenu son baccalauréat.
Il voudrait que son professeur l’aidât à quitter le pays
pour poursuivre ses études à l’extérieur.
Dan saisit cette occasion pour lui poser la question sur
l’état de ses relations avec sa copine Tian.
Le copain de Tian n’a pas été très enthousiaste. Pour
lui, c’est une histoire sans beaucoup d’avenir et c’est pour
cela qu’il voudrait partir et poursuivre des études supérieures
ailleurs.
Dan, avec un peu de cynisme, en a profité pour lui prodiguer
quelques conseils :
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« Lorsque tu seras à l’université, pense plutôt à tes études
et à ta famille restée au pays pour attendre ton retour
avec un diplôme ».
« La fille qu’on a connue au collège n’est pas toujours
celle avec qui on fait la vie même si avec Tian tu as une
fille formidable », lui a fait constater Dan.
Dès son départ, Dan a tenu ici encore à avoir l’avis de
Tian.
— Faits tout ce qui est possible pour qu’il parte car tu
le sais bien, cela me libérera et je serai tranquille, confia
Tian.
— Mais, et toi ?
— Je partirai après lui. Toutefois, je suis un peu choquée
qu’après votre entretien, il ne m’ait rien dit, sauf que
tu lui aurais dit que j’étais une fille formidable. Il n’a pas
compris que pour qu’il parte à l’extérieur, il faudra bien
que je l’aide, sembla s’étonner Tian.
Cet engagement de Tian ne pouvait que rassurer Dan de
la cohérence de l’amour qu’elle lui manifestait et surtout
de son assurance pour faire le chemin de sa vie avec lui.
C’est donc ainsi que Dan mit les bouchons doubles
pour le départ de celui qui deviendra désormais l’ancien
copain de Tian, à l’extérieur pour des études universitaires.
Il est vrai que depuis son bac, Tian faisait tellement
preuve d’expérience et maturité que la réalité de sa relation
d’amour avec son copain était vidée de tout sens.
Après le départ du copain, Dan se sentit tellement libre
avec sa Tian qu’il essaya de la convaincre de rester au
pays et d’y poursuivre ses études supérieures, mais en
vain.
Celui qui n’a pas quitté le pays après le bac n’était pas
bien vu ; même s’il arrivait à obtenir un diplôme plus important
que celui de n’importe qu’individu revenant de
l’étranger, il avait peu de chances de trouver du travail.
Dan, malgré lui, décida d’envoyer Tian en France pour
poursuivre des études universitaires.
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Il fallait trouver l’université qui conviendrait car toutes
les facultés affichaient plein. La seule solution qui
s’imposait était de l’inscrire dans une école privée.
L’amour, comme celui de Dan à l’égard de Tian, n’a
pas de prix. Pour Dan, cela ne pouvait être qu’un investissement,
un peu comme le font les entreprises. S’il souhaite
vivre avec Tian, une Tian instruite et diplômée, alors il lui
faut un sacrifice.
C’est dans ce genre des circonstances que l’on mesure
l’importance que l’on attache à une personne.
En effet, Dan était marié et « comptabilisait » déjà deux
enfants. Comment concilier ses problèmes personnels,
ceux de sa famille avec son désir de vouloir assister Tian ?
Don Rodrigue aurait probablement abandonné pour
sauver son honneur et laisser Chimène dans sa souffrance.
Dan décida de l’inscrire dans une école privée de communication,
en attendant qu’elle puisse trouver une place
dans une école publique l’année suivante.
Tian est donc partie et elle passera une excellente année
scolaire. Au cours de cette année-là, Dan s’est rendu quatre
fois en France pour la soutenir. Lorsqu’il est au pays, il
lui téléphone au moins une fois chaque jour.
La vie en Europe n’est pas facile et cela Tian l’a vite
constaté. A chaque fois qu’elle avait l’occasion, elle rassurait
Dan de sa fidélité et lui faisait part de sa gratitude. Elle
avait probablement compris, à travers ses camarades de
classe, étrangers comme elle, que tout ce que lui faisait
Dan n’était pas du tout évident. Elle ne cessait de raconter
à Dan au téléphone combien les tentations sont nombreuses
dans ces sociétés de consommation. Elle insistait sur le
fait qu’elle comprenait maintenant pourquoi beaucoup de
filles de son pays se perdaient en Europe et n’arrivaient
plus à se décider de rentrer car elles n’auraient rien réussi :
elles auraient tout raté et finissaient par se marier avec
n’importe qui pour sauver ce qui pourrait encore l’être.
Certaines préféraient même se cacher et épouser un étran44
ger de n’importe quel pays lointain, pour ne plus avoir à
faire à un compatriote.
Là-bas, tout est permis.
La seconde année, Tian a trouvé une place à
l’université pour entamer des études de littérature. Le carnet
d’adresse de Dan lui a permis aussi de bénéficier d’une
chambre dans une cité universitaire.
Pendant trois ans, Tian a tenu. Elle a repoussé toutes les
avances qu’on lui faisait, convaincue qu’elle n’avait pas le
droit de trahir celui qui l’avait comprise dès la première
heure. Elle tenait à le prouver.
L’arrivée de Dan en France pour lui rendre visite était
toujours une occasion en plus pour qu’elle puisse exprimer
aussi clairement ses sentiments.
— Chéri, rien au monde ne pourra me détourner de toi.
Je suis comme Amadou Hampaté Bâ qui disait de luimême
lorsqu’il était arrivé en France, qu’il « était déjà une
bouteille bien pleine ; on ne pouvait que le colorer ». J’ai
besoin de toute ta confiance car je suis très sincère dans
mes déclarations.
Tian disait cela car à chaque fois, Dan lui suppliait de
ne pas céder aux tentations. Dan consacrait 60 % de son
temps de parole avec Tian aux conseils, ce qui agaçait
Tian qui était sûre de ses sentiments.
— Tu sais quoi chéri, j’ai une copine qui sort avec un
étranger. J’ai compris que cet étranger s’en fout éperdument
d’elle et parfois j’ai même honte. Mais, j’ai vite
compris qu’elle avait raté ses études et qu’elle ne pouvait
plus rentrer au pays. Je ne voudrai pas donc tomber dans
ce piège.
— Oui, je te conseille de faire très attention. C’est
d’ailleurs pourquoi chaque fois que j’en ai la possibilité, je
t’envoie un peu d’argent pour te mettre à l’abri de ce genre
d’aventures, lui dit Dan.
— Certaines filles du pays qui sont ici ne cessent de me
pousser à me défouler, car si je ne le fais pas maintenant,
je le ferai plus tard lorsque j’aurai besoin plutôt de la séré45
nité ; et lorsque je leur explique que j’aime un homme
resté au pays, elles rient de moi et me font comprendre que
je finirai un jour ou l’autre par te tromper et même te trahir.
Elles essayent de me convaincre que, dans tous les
cas, toi tu dois bien te défouler là-bas, pendant que je subis
l’hiver seule. Mais t’en fais pas, je suis solide.
En écoutant Tian qui avait si grandi et qui comprenait
enfin le monde, Dan se disait qu’il avait réussi là un excellent
pari : Un peu celui du Duce lorsqu’il parlait de
l’enfant italien : « L’enfant appartient au peuple ; je ne le
rends au Pape qu’après sa mort ».
Dan aura éduqué la femme de sa vie et il était entrain
d’en récolter les fruits. L’amour ne pouvait pas ne pas être
apprivoisable. Il faut persévérer ; il faut croire en la capacité
de l’homme à communiquer avec son prochain.
Il est vrai qu’il est très difficile pour un homme
d’accepter que celle qu’il aime ait fait l’amour avec quelqu’un
d’autre. Et pourtant, peu sont les hommes qui,
durant leur mariage, n’auront pas trompé au moins une
fois leur femme.
Ce paradoxe est davantage visible dans ces pays musulmans
où le mensonge social a pris la place de la vérité.
Il y a là un véritable débat de société qui devrait se poser.
Les occidentaux en général condamnent la polygamie
instituée par le Coran islamique. Ainsi, il est inconcevable
aux yeux des lois occidentales qu’un homme ait plus
d’une épouse ; mais en même temps, les pratiques dans
ces pays sont tels que la loi dans ces pays reconnaît le
droit aux hommes et aux femmes, dans le respect de leur
« liberté », d’avoir une épouse légale et une ou plusieurs
concubines. Mis à part la situation juridique de
l’institution mariage, dans les faits où est la différence ?
Autre paradoxe, c’est cet acharnement de l’homme sur
la femme, lui donnant toujours des leçons de comportement
cachant ici son égoïsme et sa jalousie, alors que dès
que la femme lui reproche juste le fait de s’afficher avec
une « amie », l’homme ne peut pas le supporter.
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Pour un couple qui veut réussir, il est impératif que les
deux acteurs se connaissent, vivent ensemble le plus longtemps
possible pour que chacun prenne ses marques. Il est
aussi possible qu’après plusieurs années de vie commune,
deux personnes se séparent parce que l’une ou l’autre ne
se retrouve plus.
Dan se préparait depuis longtemps à toute éventualité,
car il a vu des couples apparemment merveilleux, se défaire
très facilement.
La femme dans ce genre des cas porte le plus souvent la
responsabilité, pour une raison très simple. Durant toutes
les années passées ensemble, elle se serait posé beaucoup
de questions ; elle aurait souvent douté de la sincérité de
celui qui affirme pourtant haut et fort qu’il l’aime ; parfois
même, elle aurait essayé d’attirer l’attention de son compagnon,
à sa façon de femme, mais en vain. Lorsque la
femme se décide à casser, souvent elle ne revient en arrière
que plusieurs années après avoir compris que la vie
est ainsi faite. Mieux vaut rester avec celui qu’on connaît
déjà, que de partir et tomber dans une situation pire encore.
De toute façon, le nouvel élu à l’instar de tous les
hommes, n’oubliera jamais que cette femme qui l’aime
aujourd’hui se vouait à un autre avant lui.
Et c’est là où le bat blesse.
Dan s’interrogeait chaque jour si Tian tenait le coup. Il
se disait, au fond sans réelle conviction, qu’il serait prêt à
l’excuser si Tian le lui demandait. Mais il priait Dieu chaque
jour pour que cela n’arrive qu’aux autres.
Dan décida de forcer le destin pour bien ancrer Tian
dans son coeur fol amoureux. Pour lutter contre la nostalgie,
il envoya la mère de Tian en France. Tian était tout
simplement comblée.
« C’est vrai, c’est l’homme de ma vie », ne cessait de
murmurer Tian.
C’est lors de cette visite qu’elle décida de parler de Dan
à sa maman ; en fait, ce n’était qu’un secret de polichi47
nelle. Dan apprécia beaucoup la démarche et félicita Tian
de cette initiative.
Avant de l’envoyer en France, Dan avait demandé à
Tian de mettre ses frères au courant de leur liaison. Aujourd’hui
en décidant de dévoiler leur relation à sa mère,
Tian avait bouclé la boucle.