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Nom du blog :
inoussa
Description du blog :
faire partager l'actualité politique des Comores
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
02.08.2007
Dernière mise à jour :
08.09.2008
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Remise officielle du bateau de pêche demain matin

Posté le 22.11.2007 par inoussa
La cérémonie officielle de remise du bateau de pêche offert par la République d'Iran aux autorités de l'Union des Comores aura bien lieu demain, vendredi 23 novembre, au Palais du peuple sous le haut patronage du président Sambi et de Mme la ministre de l'Agriculture et de la pêche, Sitti kassim. Selon le ministre Mmadi Ali, ce bateau permettra d'augmenter sensiblement le niveau de l'offre des produits halieutiques sur le marché comorien. Le gouvernement de l'Union refléchit également sur la possibilité d'exporter le poisson dans le reste de la region de l'Océan indien. Le personnel à bord sera de douze à quatorze agents. L'on attend l'arrivée prochaine à Moroni des deux autres bateaux.



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Un site dédié au droit

Posté le 22.11.2007 par inoussa
Désormais, les étudiants comoriens et autres chercheurs en quête de la moindre bribe d'information sur le droit comorien ont une adresse: www.comores-droit.com. C'est le jeune juriste Ismael Saadi, aujourd'hui administrateur chargé de la protection de l'enfant à l'Unicef, qui l'a créé. "Jusqu'à présent, la plupart des textes législatifs et réglementaires ne sont pas accessibles à la population et plus particulièrement aux fonctionnaires, techniciens, élus, chercheurs, étudiants, opérateurs économiques chargés d’élaborer, d’appliquer, d’interpréter ou vulgariser ces textes, en dépit du développement considérable des nouvelles technologies de l’information. Cette situation regrettable pour notre pays, résulte d’une part, de la disparition, sous la période révolutionnaire d’Ali Soilihi, de tous les documents officiels et, en particulier, de ceux qui concernaient la publication des lois et d’autre part de la mauvaise tenue des archives nationales" explique Saadi.

Une lettre ouverte de Karihila au président Sambi

Posté le 22.11.2007 par inoussa
Dans une lettre ouverte publiée à Moroni ce jeudi 22 novembre, l’ex-ambassadeur des Comores à Riad, accusé par le pouvoir de vouloir torpiller les initiatives de développement du président Sambi (voir notre précédente dépêche) regrette qu’on le suspecte « d’agir contre son pays » après avoir contribué, dit-il, au rayonnement de l’archipel à l’extérieur. « Ces rumeurs m’auraient laissé indifférent si votre Excellence n’avait pas cité en exemple, par deux fois, l’initiative de notre Fondation pour démontrer l’existence de forces occultes agissant dans l’ombre dans le but de torpiller les projets du gouvernement » a-t-il écrit. Pour rappel, M. Karihila dirige aujourd’hui une Ong locale dénommée Alwafa. Et de s’insurger : « je refuse de me taire quand mon action est discréditée dans le but d’anéantir les projets promoteurs d’une association qui regroupe des jeunes animés de la seule volonté de contribuer au développement de leur pays ».
Aussitôt après son retour à Moroni, son passeport lui a été retiré avant d’être rayé de la fonction publique. « Au ministère des Relations extérieures, je suis considéré comme persona non grata » dit-il.

Les expulsions des étudiants comoriens ont repris

Posté le 21.11.2007 par inoussa
Les expulsions des étudiants comoriens à Madagascar ont repris de plus belle, malgré la récente déclaration du ministre des Affaires étrangères qui, dans sa dernière conférence de presse, a dit avoir trouvé un compromis avec les autorités malgaches pour « stopper les reconduites à la frontière des jeunes comoriens ». Certains veulent lier ce regain des expulsions à la nomination de M. Célestin au consulat des Comores à Madagascar. En effet, ce dernier serait accusé d’avoir, au plus fort de la crise politique dans la Grande Ile, participé aux actes de vandalisme (destruction de ponts et de barrages,…) imputés aux partisans de Didier Ratsiraka. Interrogé sur cette nomination, le patron de la diplomatie comorienne aurait répondu : « Jusqu’à ce jour, il n’a pas commis de faute de nature à remettre en cause sa nomination ».

Le président Sambi verrait-il des ennemis partout?

Posté le 20.11.2007 par inoussa
Dans un courrier adressé à des investisseurs arabes, un ancien ambassadeur des Comores aurait exagéré sur la situation épidémiologique du cholera à Moroni pour les dissuader de venir s’installer aux Comores. C’est le président Sambi qui l’a dit dans son discours d’hier soir. « Il y a des gens de mauvaise foi qui ne veulent pas que ce pays décolle » a-t-il dit. L’ambassadeur en question serait M. Hamidou Karihila, en poste à Ryad (Arabie Saoudite) de 1998 à 2006. M. Karihila faisait partie du premier cercle du président Taki, puis du colonel Azali. A Moroni, où il s’est installé depuis l’année dernière, il préside une Ong locale du nom de Alwafa. Selon ses proches, c’est au nom de cette organisation que l’ambassadeur a adressé une requête à des associations humanitaires arabes dans le cadre de la lutte contre le cholera. « Nous avons répertorié, dans tous les centres hospitaliers, les besoins prioritaires dans le cadre de la lutte contre l’épidémie. Et sachant que la Banque islamique a des fonds d’urgence pour des situations pareilles, elle était parmi les destinataires de notre requête. Mais, il n’y avait rien de politique dans notre démarche » se défendent certains membres du bureau exécutif de Alwafa. N’empêche que Ayatollah continue de déverser sa bile sur cette Ong. La région de Cembenoi, acquise à cette lecture partisane du chef de l’Etat, a fait lire un hitma contre l’ambassadeur en question. Pour rappel, Cembenoi est la zone où il est prévu de construire le village touristique Djannat Al-Kamar.

Mohamed Bacar à coeur ouvert

Posté le 20.11.2007 par inoussa
C'est dans son palais de Daru Najah, en présence de son directeur de Cabinet, M. Dhoihirou Houmadi, que l'homme fort d'Anjouan a accepté de répondre à nos questions. Not comment.

Conformément aux sanctions l’Union Africaine, un patrouilleur est au large de l’île pour contrôler les entrées et sorties à Anjouan, l’objectif étant d’empêcher les déplacements des autorités anjouanaises, à commencer par vous-mêmes. Quel commentaire faites-vous de cette mesure ?

Je suis indigné de ces manœuvres de l’Union Africaine. Malgré sa pauvreté, notre pays a toujours vécu dans la paix. Et nous pensions que l’UA viendrait nous aider à conserver cette paix et non provoquer la guerre là où il n’y en pas. Quand vous poussez quelqu’un à la famine et au bout du rouleau, vous lui demandez tout simplement d’être plus violent. Ce sont des actes irréfléchis qui nous laissent, en tout cas, de marbre.

Pourquoi, après avoir participé à toutes les négociations initiées jusqu’ici par l’Union Africaine, vous remettez aujourd’hui en cause sa médiation ?

Je crois qu’il faut d’abord revenir sur l’origine de cette crise. Ceux qui parlent d’une crise anjouanaise n’ont rien compris et je les renvoie à l’histoire des Comores. Cette crise remonte en 1975, date de l’accession des Comores à l’indépendance. Nous sommes le seul pays qui, moins d’un mois après son indépendance, a connu un coup d’Etat. L’intervention de l’Union Africaine aux Comores ne date pas d’aujourd’hui. Et, à chaque fois, elle a toujours échoué. A ceux qui nous accusent d’être des séparatistes, qu’ils se référent encore une fois à l’histoire. La première entité à vouloir quitter la République est Mohéli au début des années 90. Ils ont raté parce qu’ils n’avaient pas assez de moyens. Autant dire qu’il s’agit d’une crise très profonde ; ceux qui veulent la minimiser se trompent. Il est grand temps que les Comoriens se retrouvent ensemble autour d’une table. L’UA a tenté de nous imposer des recettes qui n’ont pas marché jusqu’ici et qui ne marcheront jamais.

Votre offre de dialogue inter-comorien est rejetée non seulement par l’Union Africaine, mais aussi par les autorités de l’Union des Comores. Les uns et les autres exigent l’organisation immédiate d’une nouvelle élection présidentielle à Anjouan. Avec qui allez-vous discuter et jusqu’à quand persisteriez-vous dans cette logique ?

Aujourd’hui, si le président Sambi refuse le dialogue, c’est son problème. Il n’y a que lui qui s’y oppose. Le président de l’île de Ngazidja, Mohamed Adouloihabi, est venu à Anjouan. Avant lui, j’ai reçu ici Me Said Larifou, Issimaila Bacar,…Et d’autres vont venir prochainement. Chacun appelle au dialogue inter-comorien pour sortir de la crise. Cette crise est comorienne et il nous appartient, à nous Comoriens, de la régler. Autrement, c’est de l’irresponsabilité. Que je sache, c’est grâce au dialogue que l’Afrique du Sud a réussi à surmonter le problème de l’apartheid. L’embargo auquel elle a été soumise s’est révélé, au bout du compte, inefficace. Et Mandela a vite compris qu’il fallait se parler entre Sud-Africains. En Côte d’Ivoire, il a fallu que les enfants de ce pays se retrouvent pour en arriver à cette décrispation. Je l’ai dit et le répète ici : avec ou sans Sambi, les Comoriens doivent pouvoir se parler et se dire la vérité en face.

L’envoyé spécial de l’Union Africaine aux Comores, l’ambassadeur Francisco Madéira, vient de déclarer à Moroni que « quelque chose doit être cassé et on va le casser ». Des propos qui en disent long sur la détermination de l’UA. Ne craignez-vous pas d’être contraint de quitter le pouvoir par la force ?

Quand on est dans son bon droit, on est serein. Ce sont là des propos irresponsables. Cela fait longtemps qu’il a en charge le dossier comorien, rien n’a avancé. Aujourd’hui, par cette déclaration, il montre encore une fois qu’il n’est plus neutre. Et je crois que l’Union Africaine doit penser à le remplacer ; on aura ainsi résolu une partie du problème. Comment Madéira peut-il aujourd’hui empêcher les Comoriens de se parler ?

Après le 25 novembre, Anjouan pourrait être soumise à un embargo maritime et aérien. Comment vous préparez-vous à cette éventualité, ne serait-ce que limiter les conséquences de cet embargo sur la population ?

Anjouan a subi par le passé un embargo. Ce ne sera donc pas une première. Cette éventualité ne nous fait ni chaud ni froid. Il appartient à ceux qui pensent qu’il faut employer la force pour résoudre cette crise d’assumer les conséquences de cet embargo.

Dans votre fuite en avant, on vous accuse de bénéficier de l’appui d’une puissance étrangère, suivez mon regard…

C’est typiquement comorien, sinon africain. Nous avons l’habitude de fuir nos responsabilités en accusant les autres. Ici, à Anjouan, nous avons appris à ne plus croiser les bras et attendre le Père Noel. Nous avons acquis ces cinq dernières années une expérience que nous voudrions partager avec nos frères des autres îles. Aujourd’hui, il n’y a pas d’électricité en Grande Comore alors qu’à Anjouan, nous avons le courant 24/24. Alors cessons d’accuser les autres et commençons à prendre en charge notre propre destinée.

Propos recueillis
M. Inoussa

Bientôt, la fin des délestages à Moroni

Posté le 20.11.2007 par inoussa
« Les pièces de rechange destinées à remettre en marche les groupes électrogènes de la Ma-Mwé arriveront dans une semaine au plus tard. Et il suffira d’au maximum trois jours pour procéder à la réparation proprement dite et permettre à nos douze moteurs de recommencer à fonctionner ». La déclaration est d’un technicien de la Ma-Mwé. Autrement dit, l’on en finira avec les délestages à Moroni d’ici à la fin du mois. Et les régions de Hambou, Mboudé et autres, plongées dans le noir depuis près de deux mois, reverront enfin la lumière. Mais, l’une des grandes reformes en chantier à la Ma-Mwé reste la scission entre le service de l’eau et celui de l’électricité. Des techniciens planchent sur le sujet. Nous reviendrons prochainement dans ce dossier relatif à cette scission.

Sambi se justifie devant les Anjouanais

Posté le 20.11.2007 par inoussa
Dans son message radiodiffusé destiné à la population anjouanaise, hier 19 novembre, le président Sambi a surtout déclaré que les sanctions de l’Union africaine, qui entreront en vigueur aussitôt après l’expiration de l’ultimatum de 45 jours, ne sont pas destinées à la population, mais plutôt à Mohamed Bacar en vue de le contraindre à organiser un nouveau scrutin présidentiel sur l’île. « Si, aujourd’hui, les autorités de fait d’Anjouan venaient à accepter l’organisation d’une nouvelle élection, il n’y aurait pas ces sanctions » a-t-il poursuivi. S’il n’a pas exclu l’éventualité d’une intervention militaire, il a cependant dit qu’il s’agissait-là de la dernière étape des sanctions. Le chef de l’Etat a appelé les militaires de la FGA (Force de gendarmerie d’Anjouan), le bras armé du régime Bacar, à rejoindre les rangs de l’armée nationale. « A l’exception de ceux qui se sont attaqués aux symboles de l’Etat à Anjouan et qui ont ouvert le feu sur des soldats de l’armée régulière » précisa-t-il.
A ceux qui l’accusent de vouloir détruire Anjouan, il a répondu : « Au contraire, je vous veux du bien parce que je veux vous débarrasser de ce dictateur qui empêche Anjouan de bénéficier des projets de développement comme à Ngazidja et Mohéli ». Et de continuer : « Un bateau de pêche est déjà arrivé à Moroni, j’aurais aimé qu’Anjouan, au même titre que les deux autres îles, en bénéficie comme elle en a pleinement le droit. Mais, Mohamed Bacar vous prive des fruits du développement ».
Pas de message fort, mais les mêmes élucubrations comme il en a seul le secret. Certains lui reprochent d’avoir trop personnalisé le conflit : il a cité plus de cinq fois le nom de Mohamed Bacar. Et ce n’est pas la première fois que ce reproche lui est adressé.

Echec sur toute la ligne

Posté le 19.11.2007 par inoussa
M. Camara, l’ex-entraineur de la sélection nationale de football, poussé à la démission après la cuisante défaite des Cœlacanthes à Madagascar (6-2), boit du lait. Et pour cause : certaines voix ont commencé à demander son retour en grâce. Le trio de sélectionneurs chargé de préparer le match-retour entre les Comores et Madagascar dans le cadre des préliminaires du Mondial 2010, n’ont, en effet, pas fait mieux. Nassur Djohar aurait lui-même fui la conférence de presse organisée aussitôt après la rencontre ; les deux autres (Mon’enfant et Chamité) sont à court d’arguments. Ils ont pêché par excès d’orgueil, croyant que l’avantage de jouer aux Comores, devant un public acquis à l’équipe nationale, était en soi un motif, sinon une assurance de victoire. Quand on sait que chacun des trois sélectionneurs cherchait à placer son protégé et à faire jouer tel jeune de sa région ou de son île, alors il ne fallait pas s’attendre à grand-chose ! Ajoutez à cela le désintérêt des autorités nationales. Vous aurez beau débourser un milliard dans la besace de la fédération comorienne de football, encore faut-il que cela intervienne à temps et en amont, pas à deux jours du match. Il ne s’agit, ni plus ni moins, que d’une opération de communication à usage politique.

Fatima Bacar, la femme-orchestre

Posté le 18.11.2007 par inoussa
Un coup de cœur. Une fois n’est pas coutume, nous vous présentons ici une de ces femmes qui se battent au jour le jour, à Anjouan, en faveur de la promotion des droits de l’enfant. Fatima Bacar mérite ici plus que ces quelques lignes, au vu de ce juste combat qu’elle mène aux quatre coins de l’île.

Jusqu’au fin fond du Nyumakélé, Mme Fatima Bacar, responsable de la cellule d’écoute de l’Unicef à Anjouan, reste une véritable icône. Elle a la réputation d’une femme très active et battante. Son engagement en faveur des plus faibles, particulièrement les enfants, lui vaut aujourd’hui une véritable reconnaissance dans presque l’ensemble de l’île. A Anjouan, il n’y a aucune localité dont une famille n’ait été jusqu’ici amenée à solliciter les services de la cellule d’écoute.
Pour mieux défendre la cause de ces enfants victimes d’abus sexuels ou de viols, Mme Fatima Bacar entre dans l’univers intime de chacune d’elles et essaie de comprendre les ressorts et les particularités de chaque cas. C’est parfois au hasard d’une rencontre ou d’un entretien informel qu’elle prend connaissance de ces actes de maltraitance et de violence à l’égard des enfants ; elle se rapproche ensuite des parents de l’intéressée et lui propose de porter l’affaire devant la justice. « Il m’arrive d’être la première à informer la famille de tel abus dont est victime sa propre fille. Je pars quelques fois d’une rumeur pour vérifier l’acte. Et ce sont des voisins immédiats la victime qui m’en informent» dit-elle.
Le Service d’écoute d’Anjouan a ouvert se portes en 2004 à la faveur d’un accord de coopération entre l’Unicef et la Fédération comorienne des droits de l’homme (Fcdh). Comme son nom l’indique, il est chargé d’écouter, mais aussi de conseiller, d’orienter et d’assurer la prise en charge médicale, judiciaire et psychosociale des enfants victimes d’abus ou de maltraitance. Il doit aussi éduquer, sensibiliser et promouvoir des actions de protection des droits de l’enfant de façon à créer un environnement propice au développement intégral de celui-ci.
Le Service est placé sous la tutelle du ministère de la Santé de l’île et travaille en étroite collaboration avec la direction des affaires sociales d’Anjouan et les médias locaux. Mme Bacar en est la responsable principale. Comme nous l’avons dit plus haut, cette mère de deux enfants, diplômée de gestion à l’université d’Antananarivo, n’hésite pas à aller au charbon quand il le faut pour porter secours à un enfant victime de maltraitance. Il s’agit d’une fonceuse aux idées carrées, d’une vraie avocate dans le sens noble du terme. Au bureau comme à la maison, elle reçoit en permanence les plaintes des familles des victimes. « Dans ce travail, il n’y a pas de moment de répit. Il faut avoir un mari bien aimable pour comprendre les nombreuses contraintes de ce métier » dit-elle souvent.
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