Posté le 08.02.2008 par inoussa
[b]Selon des sources sûres et dignes de foi, quatre pays africains sont prêts à envoyer des troupes à Moroni pour combattre aux côtés de l’armée nationale. Il s’agit du Soudan, de la Libye, de la Tanzanie et du Soudan. Le soutien de ces Etats fait suite à l’intervention du président Sambi au sommet de l’Union Africaine au cours de laquelle il a regretté la non effectivité des mesures de l’UA et réaffirmé sa détermination à recourir à la force pour régler la crise anjouanaise.
A en croire le chef d’état-major de l’And, que nous avons rencontré hier jeudi à l’hôtel Relais de Sigani (Mohéli), tous les préparatifs sont bouclés. L’on attend d’une heure à l’autre l’arrivée du chef de l’Etat sur l’île pour accélérer le processus d’intervention à Anjouan. Ici, à Mohéli, la presse massive des militaires de l’And ne passe pas inaperçu. Fomboni semble en état de guerre. [/b]
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Posté le 05.02.2008 par inoussa
Contre toute attente, le président de l’île de Ngazidja vient de dissoudre son gouvernement et le cabinet présidentiel. Il a, cette fois, choisi de composer avec une nouvelle équipe, formée majoritairement de jeunes cadres qui ne revendiquent aucune attache politique. S’il a veillé à un certain équilibre géographique, Abdouloihabi ne s’est pas trop embarrassé de renvoyer à leurs chères études certains gros calibres du pouvoir. Certains ont même appris la nouvelle à la radio, à l’exemple de Said Mzé Dafiné, pourtant considéré comme l’un des hommes de confiance du chef de l’exécutif de l’île. C’est à la presse, conviée illico à la présidence, que M. Abdouloihabi a donné la primeur de ce remaniement ministériel. Les membres de son cabinet, qui s’attendaient, à travers ce tohu-bohu médiatique, à une déclaration politique du président, n’en reviennent toujours pas. « Abdouloihabi, c’est vraiment le spécialiste des coups de poignard dans le dos » commente un conseiller dont le sort est des plus incertains. Critiqué de toutes parts et accusé d’être l’otage d’une poignée de ses collaborateurs, Abdouloihabi chercherait-il à marquer sa totale indépendance ? S’est-il finalement rendu compte que son équipe n’était pas à la hauteur de ses ambitions et de ses promesses électorales ? Une chose est sûre : à l’heure où il a décidé d’engager un bras de fer avec l’exécutif de l’Union au sujet du transfert des compétences, Abdouloihabi a besoin d’un gouvernement crédible et fort. Un gouvernement de combat.
Membres du gouvernement Abdouloihabi II
M. Youssouf SAID SOILIH
Ministre des Finances, du Budget, de l'Economie, du commerce, du plan et de la coopération décentralisée, Porte parole du Gouvernement
M. Assoumani SAANDI
Ministre de la Fonction Publique, de l'Emploi, du Travail du développement institutionnel et de la Communication
M. Abdou SAID
Ministre de la Justice, de la Sécurité intérieure et de l'administration pénitentiaire
M. Soilihi ADABI ALI
Ministre de l'Education, de la Formation Professionnelle et Technique, de la Culture, de la Jeunesse et des Sports
Mme Fatima SAID ALLAOUI
Ministre de la Santé, de la population et de la cohésion sociale
M. Ali Issa MOINDJIE,
Ministre des Transports des Postes et Télécommunication, du Tourisme et des Affaires Islamiques, Chargé de la Diaspora
M. Saïd Soilihi SAID ABDILLAH
Ministre de la Production, de l'Energie, de l'Equipement, de l'Industrie, de l'Artisanat, de l'Habitat, de l'Environnement et du Développement durable
Posté le 05.02.2008 par inoussa
C’est un grand nom du journalisme comorien qui s’en est allé hier lundi 4 février. Amad Mdahoma, une de ces belles plumes qui ont marqué le journal Al-watwan s’est éteint à l’âge de 48 ans à l’hôpital El-maarouf des suites d’une longue maladie. Ses obsèques ont eu lieu hier vers 21 heures dans sa ville natale de Mitsoudjé en présence de nombreux cadres et journalistes, mais aussi de plusieurs officiels de l’Union dont le ministre en charge de la communication.
Directeur de publication d’Al-watwan de 1999 à 2005, Amad a accompagné les premiers pas de l’hebdomadaire, traversé le temps avec lui et vécu les hauts et les bas du journal. Il est l’un des rares journalistes (avec Hassane Madjuwani) à n’avoir jamais quitté Al-watwan malgré les nombreuses offres sonnantes et trébuchantes qui lui ont été faites par les régimes successifs. Amad est, pour moi, une des références du journalisme comorien pour sa parfaite maîtrise des arcanes du métier, son don d’anticipation et sa grande lucidité. C’est lui qui, ce mois de septembre 1999, a signé mon acte de recrutement en qualité de journaliste à Al-watwan. Il m’avait auparavant permis d’être le correspondant permanent du même journal à Antanannarivo, parallèlement à mes études de sociologie à l’université d’Ankatso. Il était alors rédacteur en chef. Jeune collégien, j’étais toujours fasciné par la plume talentueuse d’Amad….Avec lui, nos relations avaient dépassé le simple cadre de la profession. Il n’était pas seulement un confrère, mais surtout un grand frère. Pour me familiariser davantage avec ce métier auquel je n’étais pas forcément destiné de par ma formation universitaire, il m’a décroché en 2001 un stage de perfectionnement au Caire (Egypte), puis prêté des bouquins sur l’écriture et la déontologie.
Correspondant de l’agence Matera et de Korail de l’Océan indien aux Comores, Amad fait partie, pour rappel, de la première promotion du département/journalisme de l’ENES (Ecole nationale d’enseignement supérieur) de Mvouni. Nous profitons de cette occasion pour présenter nos condoléances les plus attristées à sa femme et à ses enfants. Que la terre lui soit légère, Amin !
Posté le 04.02.2008 par inoussa
A la veille d’une probable offensive militaire de l’armée comorienne dans une partie du territoire national (Anjouan), j’ai en mémoire ce fameux discours de Dominique de Villepin, alors ministre français des Affaires étrangères, à la tribune des Nations Unies. Un discours qui lui a valu une salve d’applaudissements, mais aussi l’animosité des néo-conservateurs américains, pressés d’en découdre avec Saddam Houssein. En voici un extrait éloquent qui, j’espère bien, parlera aux autorités comoriennes : «
L'option de la guerre peut apparaître a priori la plus rapide. Mais n'oublions pas qu'après avoir gagné la guerre, il faut construire la paix. Et ne nous voilons pas la face : cela sera long et difficile, car il faudra préserver l'unité de l'Iraq, rétablir de manière durable la stabilité dans un pays et une région durement affectés par l'intrusion de la force. Face à de telles perspectives, il y a l'alternative offerte par les inspections, qui permet d'avancer de jour en jour dans la voie d'un désarmement efficace et pacifique de l'Iraq. Au bout du compte, ce choix là n'est-il pas le plus sûr et le plus rapide ? » Plus loin, le futur Premier ministre français s’est fait plus convainquant encore : «
Personne ne peut donc affirmer aujourd'hui que le chemin de la guerre sera plus court que celui des inspections. Personne ne peut affirmer non plus qu'il pourrait déboucher sur un monde plus sûr, plus juste et plus stable. Car la guerre est toujours la sanction d'un échec. Serait-ce notre seul recours face aux nombreux défis actuels ? ». Il a ensuite poursuivi : «
L'autorité de notre action repose aujourd'hui sur l'unité de la communauté internationale. Une intervention militaire prématurée remettrait en cause cette unité, ce qui lui enlèverait sa légitimité et, dans la durée, son efficacité. »
Enfin, Dominique de Villepin, avec un art consommé de la rhétorique, a conclu son discours en ces termes, jugez-en vous même : «
c'est un vieux pays, la France, d'un vieux continent comme le mien, l'Europe, qui vous le dit aujourd'hui, qui a connu les guerres, l'occupation, la barbarie. Un pays qui n'oublie pas et qui sait tout ce qu'il doit aux combattants de la liberté venus d'Amérique et d'ailleurs. Et qui pourtant n'a cessé de se tenir debout face à l'Histoire et devant les hommes».
Au risque de m’attirer les foudres de certaines bonnes âmes, je crois que le départ de Mohamed Bacar et de sa clique n’est pas une fin en soi. Encore faudra-t-il réussir à enterrer définitivement le séparatisme et à assurer durablement la stabilité à Anjouan. L’erreur du gouvernement serait de vouloir réduire l’irrédentisme anjouanais à une personne, aussi exécrables et attentatoires que puissent être ses actes. Le séparatisme ne s’en est pas allé avec Abdallah Ibrahim, ni avec le colonel Abeid. De la même façon, il survivra à Mohamed Bacar, Dieu fasse que je me trompe. Ce n’est pas l’emploi de la force à Anjouan qui ébranlera les fondements du séparatisme, à mon humble avis.
Qu’on se rappelle : lorsque Sambi avait choisi, en mars dernier, de confier la transition anjouanaise à M. Dhoihirou pour, dit-on, ses liens de parenté avérés avec lui, on a vu pire que sous Bacar. Dhoihirou est un personnage hautement dangereux au langage cru et cruel. En novembre dernier, je l’ai rencontré dans les allées de Daru Najah, siège de la présidence de l’île. Il m’a entraîné dans une salle joliment aménagée, à deux pas du bureau de M.Bacar, pour m’assener des propos très durs contre l’Union, le président Sambi et l’ambassadeur Madeira. Il ne s’embarrasse pas de formules rondes pour taper sur les autorités centrales dont chacune en avait alors pris pour son grade. Aujourd’hui, à Anjouan, voire à Moroni, il n’y a aucune personnalité qui se pose en alternative fiable après Mohamed Bacar. Ceux qui devraient normalement assurer le service inspirent moins confiance parce qu’ils ont, à un moment donné, mangé la soupe avec le diable.
Les instigateurs du mouvement séparatiste ont réussi à répandre la haine à Anjouan. On a bien appris aux frères anjouanais que les Grand-Comoriens sont leurs pires ennemis et que s’ils sont encore pauvres, c’est surtout la faute aux autorités politiques de Ngazidja. Un tel discours a été savamment instillé dans l’île ; il continue de faire des ravages énormes. La crise séparatiste est perçue, dans certains milieux anjouanais, comme la réponse légitime à cette domination inacceptable qu’exerce Ngazidja sur les deux autres îles. Pour tordre le coup à ces préjugés et autres truismes très ancrés dans la mémoire de certains Anjouanais, il faudra bien plus qu’un débarquement militaire.
Au même moment, il se développe à Ngazidja des courants séparatistes qui échappent complètement à la vigilance du gouvernement. Ce sont parfois des jeunes cadres, jusque-là très attachés à la République, qui disent en avoir marre de la « danse du ventre » des Anjouanais. Cette dérive de l’île de Ngazidja, qui était jusqu’ici épargnée par ces velléités séparatistes, n’est pas prise au sérieux au plus haut sommet de l’Etat alors qu’elle peut, à terme, sonner la glas d la nation comorienne.
Il est de l’intérêt de tous de préserver l’unité nationale. A l’heure où les grandes nations cherchent à se regrouper, les Comores, ce minuscule archipel de moins d’un million d’habitants, ne peuvent se payer le luxe de se diviser. Personne n’en sortira grandi. A bon entendeur,…..
Posté le 02.02.2008 par inoussa
En interdisant aux journalistes de se rendre à Anjouan, Abou Achirafi, le patron de la Direction nationale de la sûreté du territoire (DNST), ne commet-il la même erreur que Mohamed Bacar (restriction de la liberté de circuler à des personnes ciblées tout comme à Anjouan) ? S’agit-il d’un excès de zèle ou d’une consigne officielle ? Autant de questions que se posent certains journalistes à Moroni. Pourquoi empêche-t-on la presse nationale de rendre compte des exactions, arrestations arbitraires et autres viols qui se passent quotidiennement à Anjouan ? En agissant ainsi, c’est-à-dire en entretenant cette sorte de chape de plomb sur les nombreuses violations du régime Bacar, ne fait-on pas le jeu des séparatistes ? Le ministre de l’Information avoue n’avoir jamais eu connaissance d’une note officielle interdisant le séjour des journalistes à Anjouan. On aimerait bien donc savoir les motivations exactes de cette décision. Si c’est pour des raisons sécuritaires, l’argument parait trop léger. Le rôle du journaliste est d’aller sur le front de l’actualité. Et ceux qui ont choisi ce noble et ingrat métier en connaissent, plus que quiconque, les risques. La liberté de la presse est le principal instrument de mesure de la démocratie dans un Etat.
Posté le 02.02.2008 par inoussa
Ibrahim Youssouf, reporter-photographe à RFO-Mayotte et Al-watwan, a été interdit de prendre l’avion, ce matin, pour Anjouan. C’est, encore une fois, le patron de la Direction nationale de la sûreté du territoire, M. Abou Achirafi, qui l’en a empêché. Aucune note officielle n’interdit pourtant les voyages de la presse sur Anjouan. Pourtant, c’est la seconde fois que des journalistes sont empêchés de se rendre sur l’île.
Posté le 31.01.2008 par inoussa
Nous vous proposons ici la contribution d'un visiteur assidu du blog sur le débat qui domine en ce moment l'actualité aux Comores: l'intervention de l'armée nationale à Anjouan. Les points de vue exprimés dans ce texte n'engagent que l'auteur.
Après dix ans d’atermoiements politiques dans la crise séparatiste anjouanaise, après tant d’injonctions de la puissance néocoloniale qui n’ont d’autres visées que l’achèvement de l’œuvre de balkanisation programmée de l’archipel, après tant d’hésitations de la communauté internationale à l’image de cette énième reconduction de l’ultimatum de l’UA, force est de constater qu’une intervention militaire sur l’île d’Anjouan est inéluctable pour ramener l’ordre et la légalité républicaine dans cette partie du pays devenue zone de non droit. D’ailleurs, le seul fait de voir la France s’y opposer devrait légitimer la démarche, la puissance coloniale s’étant toujours montrée aux antipodes des intérêts de la nation comorienne.
Pourtant, certains politiciens continuent de prêcher la perpétuation de cette crise séparatiste en se réfugiant derrière la nécessité d’un dialogue qu’ils savent impossible étant donnés les paramètres en jeu. C’est le cas de Ahamada Mmadi Boléro, grand comorien d’hier et mohelien d’aujourd’hui, présidentielles de 2010 obligent, dont certains propos que l’on peut lire dans une interview qu’il a accordée à Inoussa (voir son blog), sont si tendancieux qu’ils l’éloignent de l’exigence d’honnêteté intellectuelle, cultivent insidieusement le chauvinisme y compris au sein de l’armée nationale et servent indirectement et à dessein, le séparatisme.
Loin de nous l’idée de vouloir dédouaner un régime Sambi qui n’est peut-être pas un modèle de bonne gouvernance ou tout simplement, le reflet de ce que les citoyens attendaient. Mais, quand l’ex premier ministre se demande « comment va réagir un militaire qui aurait tué un militaire de même village ou de même île que lui », on le sent cultiver le chauvinisme dans les rangs de l’armée, glisser furtivement dans l’amalgame pour soulever les anjouanais contre le reste du pays. C’est tout simplement inacceptable, une curieuse manière de servir l’intégrité et l’unité nationale.
Cependant, il aurait eu raison de citer Margaret Teacher : « La guerre est aussi une politique mais elle est la dernière forme que peut prendre la politique. Et dans ce cadre, la guerre sert à faire la paix ». Mais encore faut-il qu’il se rende à l’évidence que c’est parce que les autorités comoriennes ont saisi la portée de cette phrase de Teacher qu’ils ont perdu dix ans dans discussions qui n’ont profité qu’aux rebelles et au séparatisme. Arrêtons de jouer au prophète du mal en brandissant « le risque d’embrasement » comme d’autres d’ailleurs ont fait le rapprochement avec l’enlisement de l’Us army en Irak. Car les anjouanais ne sont pas avec les rebelles et souffrent de la dictature imposée par Bacar.
L’unité nationale, puisque c’est de cela qu’il s’agit, est si précieuse qu’elle n’est comparable à un aucun objet précieux. C’est l’essence même de la nation et c’est un devoir constitutionnel pour tout chef d’état comme tout patriote de la préserver par tous les moyens. On comprend mal tous ceux, journalistes qui se réfugient derrière une prétendue neutralité non anodine, magistrats aux affaires et autres intellectuels qui crient à la paix sous couvert d’une vision pacifiste qui trahit parfois d’autres préoccupations. Ils doivent comprendre, le président de l’île de Ngazidja en tête, que nous ne pouvons et ne devons pas sacrifier l’unité nationale sur l’autel de la négociation. A leur intention, cette phrase d’Alexandre Adler est à méditer : « La paix, la paix à tout prix, nous clament tant de braves gens qui, en se conjoignant aux lâches et aux amis des brutes peuvent s'ils n'y prennent garde, assurer le triomphe des forces du mal et de la régression. » Dans son numéro en solo qui l’a conduit à Anjouan, le président Abdoulwahab, disons le, a commis un impair si regrettable qu’il serait bien avisé de se ressaisir et se mettre sous le drapeau et derrière l’armée nationale à l’image son challenger, maître Elarif, qui l’a timidement fait mais l’a fait quand même. Les comoriens ont assez soufferts comme cela pour perdre encore dix ans dans des valses inutiles où tout le monde est finalement perdant.
(...)
Le recours à la force est après tout la continuité de la politique et de ce fait la continuité du dialogue. C’est un élément incontournable de la relation humaine et donc, une chose à laquelle il faut être prêt. C’est d’ailleurs le sens du proverbe romain « qui veut la paix, prépare la guerre.» On oublie parfois que la paix qui est le but cherché ne se fera pas dans cette peur panique du recours à la force mais dans l’amour de la paix. Ce qui suppose qu’on soit prêt à faire des sacrifices parfois douloureux pour cristalliser l’unité nationale, ressouder la communauté contre les ennemis communs de l’intérieur comme de l’extérieur. C’est aussi une sorte de mis en garde à tous pour que de telles choses ne se reproduisent plus. C’est une occasion formidable de reconquérir et de cimenter notre indépendance nationale bafouée et de rêver d’autres aventures. L’unité nationale et l’intégrité territoriale des Comores méritent bien un sursaut d’orgueil et pourquoi pas le sacrifice du sang de ses enfants.
A ceux qui disent que l’AND n’est pas préparée pour combattre des civiles, comprenez tout simplement qu’aucune armée au monde n’est préparée pour cela. L’actuel chef de l’état major, connu pour son intégrité, son sens de l’intérêt général et son engagement pour la défense des droits de ses hommes, met en avant les valeurs propres l’armée. Et à défaut d’être prête ses troupes se portent mieux et retrouve la confiance et la discipline, des valeurs fondamentales pour une armée. Notre devoir à nous n’est pas de saper le morale de nos hommes et encore moins de semer le doute en leur sein. Nous avons le devoir patriotique de les aider à porter très haut les valeurs d’indépendance et d’unité nationale qu’ils veulent incarner à travers cette libération de l’île d’Anjouan des griffes de Bacar et ses rebelles.
(...)
Quoi qu’il en soit, la solution passera à long terme par une armée républicaine forte qui puisse garantir la sécurité, l’ordre et la légalité républicaine partout et en toute circonstance et en ce sens l’actuel chef de l’état major inspire confiance pour relever le défit. Mais d’abord et avant tout elle devra stabiliser et sécuriser du territoire national grâce à un redéploiement stratégique de ses éléments et la prise du contrôle de toutes les forces de sécurité y compris la police et la gendarmerie en attendant la danse des politiques.
Youssouf Mouigni (Paris)
Posté le 31.01.2008 par inoussa
Le président Abdouloihabi a, cette fois, sorti ses griffes contres les autorités de l’Union. Pour de bon. Il estime que les intérêts de l’île de Ngazidja sont lésés. Ces derniers jours, il a rencontré de nombreux acteurs politiques de l’île, dont l’ex-président Mzé Soulé Elbak, mais aussi le tout nouveau bureau de l’assemblée de Ngazidja, essentiellement composé de membres de la CRC. Dans un courrier du ministre de l’Equipement de Ngazidja à son homologue de l’Union, il aurait fermement dénoncé certaines pratiques du gouvernement Sambi, notamment la gestion des engins récemment octroyés par un pays ami. De même, le ministre des Finances vient d’engager un bras de fer contre M. Mamadou, le ministre des Finances de l’Union, sur la question du recouvrement des recettes de l’Etat.
Posté le 31.01.2008 par inoussa
Le président de l’île de Mohéli, Mohamed Ali Said, a piqué une colère rouge contre le chef du bureau de l’Union Européenne (UE) à Moroni. Et pour cause : après un appel d’offres en bonne et due forme, l’UE a engagé un proche de l’ex-président Mohamed Fazul en qualité de chauffeur au siège local de l’UE à Mohéli. Une décision qui a mis Mohamed Ali Said dans tous ses états au point d’ordonner la fermeture de tous les projets financés par l’UE à Mohéli. Selon lui, l’UE n’a jamais été de grand intérêt pour l’île de Mohéli. « D’ailleurs, je trouve bizarre que vous soyez là, à Mohéli, sans avoir reçu au préalable mon accord » aurait-il dit au chef du bureau de l’UA aux Comores.
Posté le 30.01.2008 par inoussa
C’est la dernière blague à Moroni. L’information nous a été ensuite confirmée par des sources sûres. Un transall en provenance de Khartoum (Soudan) a débarqué, tôt ce mercredi matin à l’aéroport de Hahaya, cinq dromadaires en lieu et place des camions et autres hélicoptères qu’on avait promis à l’armée nationale, dans le cadre de l’intervention militaire contre les autorités anjouanaises. Les soldats de l’AND dépêchés à Hahaya pour recevoir ces équipements n’en revenaient pas.
Je viens d’apprendre l’interpellation du journaliste Abdullah Saad. Il aurait été surpris en conversation téléphonique avec Mohamed Abdou Mjamawé. L’information reste à confirmer.