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inoussa
Description du blog :
faire partager l'actualité politique des Comores
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
02.08.2007
Dernière mise à jour :
08.09.2008
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Drame dans une crèche de Moroni

Posté le 28.11.2007 par inoussa
Une fille de trois ans a été retrouvée morte dans une vieille citerne située dans la cour de son établissement scolaire. Les responsables de cette école, une crèche nommée « Le Petit Poucet », sise sur la route de Hamramba, sont dans le collimateur des parents d’élèves. Le père de la victime, Dr Djaffar Mmadi, pourrait porter plainte contre l’établissement. Le patron de la crèche, Salim Ali Chahidi, serait actuellement à l’extérieur. J’en profite pour présenter mes condoléances à mon professeur Djaffar Mmadi et à sa famille.



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le président de Mohéli tel qu'en lui-même

Posté le 28.11.2007 par inoussa
« Je ne suis ni unioniste, ni séparatiste, mais je le clame haut et fort, je suis autonomiste et de suis pour l’autonomie large des îles » a déclaré le président de l’île de Mohéli, Mohamed Ali Said avant d’ajouter : « Les accords conclus à Mayotte qui permettent de faire débarquer à Mohéli les personnes reconduites à la frontière par la préfecture de Mayotte sont incompatibles avec les textes en vigueur dans le pays ». Et de toujours poursuivre : « Nous Mohéliens n’avons pas été impliqués dans les discussions qui ont eu lieu et qui permettent de faire débarquer les clandestins dans notre île. Donc, nous disons que nous n’accueillerons pas ces gens-là même si nous savons que ce sont des Comoriens qui viennent aux Comores, parce que notre île est petite ». Selon Mohamed Ali Said, cité par le même quotidien, les Comoriens se distinguent entre Unionistes (70%), séparatistes (20¨%) et séparatistes (10%).

Tous contre un débarquement militaire à Anjouan

Posté le 28.11.2007 par inoussa
Dans une conférence de presse tenue hier mardi 27 novembre à Moroni, plusieurs partis comoriens ont réagi aux conclusions de la dernière réunion du Comité de paix et de sécurité (CPS) de l’Union Africaine sur la situation à Anjouan. « Il n’y a pas d’autre alternative que le dialogue » a déclaré, au nom du parti Ridja, l’ancien ministre Mohamed Abdou Soimadou. La plupart de ces formations, dont le Chuma du prince Said Ali Kémal, s’opposent à l’idée d’un débarquement militaire sur Anjouan et disent craindre les « conséquences incalculables » d’une telle opération sur la population. Houmed Msaidié de la Convention pour le renouveau des Comores (CRC, ancien parti au pouvoir), lui, a regretté que les autorités de l’Union aient totalement démissionné sur la gestion de la crise. « Si le pays doit compter sur une intervention militaire extérieure, l’on attendra encore très longtemps » a-t-il dit.
La conférence a notamment critiqué le silence du président Sambi sur l’agenda électoral et l'accusant de s’abstenir de parler des prochaines législatives (2009) et présidentielles (2010). Said Abdallah Sarouma alias Chabouhane est allé plus loin en le soupçonnant de vouloir torpiller la tournante contre Mohéli.

Communiqué officiel de la réunion su CPS

Posté le 28.11.2007 par inoussa
Une fois n'est pas coutume, nous publions ci-dessous l'intégralité du communiqué publié à Addis-Abeba à l'issue de la 102ème réunion du Comité de Paix et de Sécurité de l'UA sur la crise à Anjouan.

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, en sa 102ème réunion tenue le 26 novembre 2007, a adopté la décision qui suit sur la situation dans l’Ile comorienne d’Anjouan:

Le Conseil,

1. Prend note du rapport du Président de la Commission sur le suivi du communiqué de la 95ème réunion du Conseil sur la situation aux Comores [PSC/PR/ 2(CII)] du 10 octobre 2007 ;

2. Se félicite des dispositions prises par la Commission dans le cadre de la mise en œuvre des sanctions imposées aux autorités illégales d’Anjouan, ainsi que du soutien apporté par la Commission de l’Océan Indien, l‘Organisation internationale de la Francophonie, la Ligue des Etats arabes, l’Union européenne et ses Etats membres et les Etats Unis d’Amérique à ces sanctions et aux efforts de l’UA ;

3. Note avec regret que les autorités illégales d’Anjouan n’ont, à ce jour, pas pris les mesures attendues d’elles, conformément aux demandes des pays de la région et du Conseil. Le Conseil condamne fermement les mesures annoncées par les autorités illégales d’Anjouan pour interdire à des personnalités anjouanaises de quitter ou de se rendre à Anjouan, y compris le Président de l’Union des Comores et des membres de son Gouvernement ;

4. Décide de proroger les mesures contenues au paragraphe 5 de son communiqué PSC/PR/Comm(XCV) du 10 octobre 2007 pour une période supplémentaire de 60 jours, et exhorte les partenaires de l’UA à continuer à appuyer la mise en œuvre des sanctions. En particulier, le Conseil en appelle au Conseil de sécurité des Nations unies pour qu’il apporte son appui aux sanctions imposées aux autorités illégales d’Anjouan ;

5. Demande à la Commission d’intensifier les efforts qu’elle a initiés en vue d’assurer un suivi effectif des sanctions imposées aux autorités illégales d’Anjouan, y compris des visites régulières dans les pays de la région, l’organisation à Moroni d’une réunion d’experts en sécurité des pays de la région, ainsi que le renforcement du Mécanisme de suivi et du Bureau de liaison de l’UA aux Comores et toute autre mesure qu’elle jugerait appropriée ;

6. Demande en outre aux Etats membres d’apporter à la Commission l’appui logistique et autre nécessaire pour faciliter un suivi plus effectif de la mise en œuvre des sanctions imposées aux autorités illégales d’Anjouan. Le Conseil réitère la nécessité de renforcer la Mission d’assistance électorale et sécuritaire de l’UA aux Comores (MAES) et, à cet égard, encourage les pays contributeurs de troupes à déployer des troupes additionnelles et à apporter toute l’assistance requise à cet effet. Le Conseil décide de proroger le mandat de la MAES, qui doit expirer le 31 décembre 2007, pour qu’il coïncide avec la durée des sanctions imposées aux autorités illégales d’Anjouan, tel que stipulé au paragraphe 4 de la présente décision ;

7. Lance un appel à tous les partenaires de l’UA pour qu’ils continuent à appuyer la mise en œuvre des sanctions et les efforts déployés par l’UA pour un règlement rapide de la crise à Anjouan ;

8. Réaffirme l’engagement de l’UA à explorer toutes les voies en vue de parvenir à une solution pacifique et négociée à la crise sur la base du cadre du Cap et de Prétoria, tel que défini par le Comité ministériel des pays de la région. Le Conseil demande aux pays de la région de se réunir et de lui soumettre toute recommandation qu’ils jugeraient appropriée sur la voie à suivre ;

9. Décide de rester saisi de la question.


Des députés privés illégalement de salaires!

Posté le 28.11.2007 par inoussa
Les députés de Ngazidja ayant voté contre la loi rectificative de finance, en octobre dernier, n’auraient pas perçu leurs salaires du mois d’août, selon le quotidien La Gazette des Comores. Certes, le ministre des Finances de l’île avait menacé de geler les soldes de ces parlementaires en guise de représailles, mais on avait mis cette réaction sur le compte de la déception. Mais, voilà qu’Ali Issa vient de mettre sa menace à exécution. Encore une fois, le gouvernement Abdouloihabi affiche un certain mépris vis-à-vis des règles élémentaires de la démocratie. Qui veut transformer Ngazidja en « une île bananière » ?

Déception de l'Union après la réunion du CPS

Posté le 28.11.2007 par inoussa
« C’est inadmissible, ce délai est trop long » aurait lâché le président Sambi après avoir appris les conclusions de la dernière réunion du Comité de paix et de sécurité (CPS) de l’Union Africaine sur la crise aux Comores. En effet, l’UA vient de reconduire les mêmes sanctions contre les autorités anjouanaises pour une soixantaine de jours encore. C’est après le 26 janvier 2008 qu’elle se réunira de nouveau pour une évaluation de la situation. Dans les rangs du gouvernement de l’Union, c’est la déception. On avait beaucoup compté sur la fermeté de l’UA pour faire plier le régime Bacar, il n’en est rien. Un ministre de l’île de Ngazidja a ainsi réagi : « L’Union africaine ne fera rien contre Anjouan. Au bout du compte, on reviendra à la table des négociations ». On attend encore la réaction officielle de l’Union.

Panique générale à Anjouan

Posté le 28.11.2007 par inoussa
Notre collaborateur à Anjouan, Kamal Ali Yahoudha, nous livre ici les dernières nouvelles du front.

A Mutsamudu, la rue a accueilli avec satisfaction le rassemblement de la Place de l’indépendance, dimanche dernier. Un mouvement clandestin pour la libération d’Anjouan a même fait signer une pétition contre l’embargo, mais pour une opération militaire à Anjouan. Selon des informations sûres, les initiateurs disent avoir recueilli quelques 25.000 signatures. La pétition aurait été envoyée au Comité de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine. Les forces de Mohamed Bacar bougent beaucoup ces dernières 48 heures. Les patrouilles nocturnes ont repris timidement. Et les véhicules et motos qui font le trajet Moya-Mutsamudu sont soumis à des fouilles systématiques. Un passager venant de Sima lundi nous a ainsi confié : « les gendarmes sont stricts. Ils fouillent les véhicules, les sacs… Je ne comprends pas ce vent de panique chez Mohamed Bacar ». Du côté des proches du président Sambi, c’est l’incertitude. Des rumeurs font état d’arrestations imminentes dans le milieu, mais qui auraient été retardées par l’opposition ferme de Caabi El-Yachourtui. Une information à prendre avec des pincettes. Une chose est sûre : Mohamed Bacar préparerait bien un plan B au cas où une intervention militaire allait se faire sur Anjouan (malgré les dernières conclusions du CPS). C’est le fief de Sambi, la Médina de Mutsamudu qui s’inquiète le plus. Des voix s’élèvent pour dénoncer un complot contre la ville native de Sambi. Un tract encore en circulation à Mutsamudu dénonce l’attitude du pouvoir anjouanais et l’accuse de vouloir s’en prendre à ceux qui critiquent le séparatisme. Le pamphlet va plus loin en affirmant la gestation d’une résistance à caractère militaire à Anjouan.


Mutsamudu, le 27 novembre 2007, la capitale de l’île s’est réveillée avec la gueule de bois, après l’annonce, par RFI, de la reconduite des sanctions contre les autorités rebelles d’Anjouan. C’est la mort dans l’âme que la population a appris les conclusions du Comité de paix et de sécurité de l’UA. Elle ne veut plus croire à un dénouement rapide de la crise. Selon des commentaires d’un proche du pouvoir de l’Union à Anjouan : « C’est en quelque sorte un feu vert à peine masqué de l’Union africaine pour que le gouvernement comorienne puisse intervenir à Anjouan. Le gouvernement réagira au moment opportun. Je ne crois pas que Sambi acceptera de laisser le peuple souffrir encore 60 jours ». Le gouvernement Bacar, pour sa part, multiplie les apparitions radiotélévisées pour dénoncer les pratiques du gouvernement de l’Union et l’Union africaine. Certains partisans de Bacar n’ont pas hésité, depuis dimanche, à faire comprendre à la rue que l’Union africaine ne prendrait pas de sanctions contre Anjouan. Il n’y aura pas d’embargo à Anjouan, ni débarquement. Jusqu’ici, apparemment, les séparatistes ont gagné des points au sein de la population. A M’roni (Place publique de Mutsamudu), les commentaires ne prédisent rien de bon. La population est très abattue, d’autant plus que silence du gouvernement de l’Union fait croire à la rue que Sambi a le dos au mur. Une mère de famille me disait ce matin que « il ne reste à Sambi que deux options sur les trois qu’il avait proposées le jour de l’id. Soit il envoie l’AND mettre fin à la rébellion, soit il vient faire ses prêches à la Mosquée de vendredi. C'est-à-dire, qu’il démissionne comme il l’a dit et on ne parle plus des Comores. C’est fini ! ». Le spectre d’un débarquement sème la panique dans les rangs de la FGA. Un nombre non négligeable des soldats aurait déserté. On parle de 60 le nombre de soldats qui ont regagné Mohéli et Moroni, selon des sources proches de l’Union à Anjouan. A Moroni, on n’a recensé qu’une dizaine.

L'entraineur de l'ASJM arrêté à Moroni

Posté le 26.11.2007 par inoussa
Selon le quotidien La Gazette des Comores, parue ce lundi 26 novembre, l’entraineur de l’Association des jeunes sportifs de Mutsamudu (ASJM), M. Charikane François alias Zola, a été arrêté vendredi 23 novembre à l’aéroport de Hahaya et conduit au commissariat de police de Moroni. Il a ensuite été soumis à un interrogatoire de plusieurs heures avant d’être libéré. La police aurait fouillé de fond en comble son sac et lui aurait demandé s’il était politicien ou un partisan de Mohamed Bacar. Un joueur de l’équipe AJSM, Halidi Houmadi (Petit Kadichon) aurait subi le même sort, selon toujours le même quotidien. Ces arrestations inquiètent les défenseurs des droits de l’homme qui regrettent que l’Union fasse les mêmes erreurs que les séparatistes. Vraisemblablement, Charikane et Houmadi ne figurent pas sur la liste des personnalités interdites de voyager par l’Union Africaine. Leurs affinités avec M. Abdoulkarim Le Roi fort, membre du staff technique de l’ASJM et un des principaux soutiens de Bacar, y seraient pour quelque chose dans ces arrestations.

Le FD voudrait-il se racheter aujourd'hui?

Posté le 26.11.2007 par inoussa
Le FD cherche à se rapprocher de l’Union. C’est, en tout cas, le sentiment des observateurs locaux à la lecture des conclusions du dernier congrès de la fédération de Ngazidja. Et contrairement à ce que l’on dit, les diatribes de Mohamed Issimaila contre le régime Bacar reflètent bien la position (officielle ou officieuse) du parti. Jusqu’ici, l’une des critiques que l’on a souvent formulées contre le FD est d’avoir, sous le règne de Mzé Soulé Elbak, prêté main forte à Mohamed Bacar dans ses errements séparatistes. Pour une formation politique qui a bâti sa popularité sur le combat pour l’unité nationale, il s’agissait d’une erreur stratégique fondamentale. Serait-elle aujourd’hui entrain de se racheter ? Mohamed Abdou Madi a eu cette réplique au discours de M. Issimaila d’hier, à la Place de l’Indépendance : « Si Mohamed Bacar est dans l’erreur, ce ministre-là est pour quelque chose puisqu’il l’a maintes fois conforté dans ses positions ».

Le ministre Dafiné rayé du Front Démocratique

Posté le 26.11.2007 par inoussa
Le ministre Said Mzé Dafiné vient d’être radié du Front Démocratique (FD) à l’issue du congrès de la fédération de Ngazidja. Il lui est reproché de n’avoir pas respecté la consigne de vote du parti lors de la dernière présidentielle de l ile Ngazidja (il avait, en effet, pris fait et cause pour Mohamed Abdouloihabi contre le choix du FD porté sur l’ex-président Mzé Soulé Elbak). Autre grief retenu contre Dafiné : il a accepté de siéger au gouvernement sans avoir consulté le parti. Pour ces deux motifs, l’actuel ministre des Transports de Ngazidja est radié du FD. Idriss Mohamed Chanfi a eu plus de chance. Le congrès vient, en effet, de lever la suspension dont il était l’objet après avoir choisi, en mai dernier, de se porter candidat à la même présidentielle, malgré la consigne du parti. Enfin, la fédération de Ngazidja a un nouveau patron en la personne de Idi El-ghaniou, ancien directeur de cabinet au ministère de l’Education. Il remplace à ce poste M. Halidi
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