Un groupe maritime régional a annoncé que des pirates somaliens ont relâché un cargo battant pavillon des Comores dont ils s’étaient emparés au large de Mogadiscio (Somalie) et qu’ils retenaient depuis six semaines avec ses 22 membres d’équipage. Le MV Al Marja avait été attaqué par des pirates le 19 octobre alors qu’il naviguait vers le port de Mogadiscio, en provenance de Dubaï. Une porte-parole du commandement central des forces de la marine américaine basées à Bahrein a ajouté qu’un navire remorqueur américain, le Whidbey Island, avait envoyé de l’assistance destinée aux membres du bateau libérés. “
Nous sommes prêts à leur offrir toute forme d’assistance dont ils pourraient avoir besoin – en nourriture ou médicale”, a-t-elle ajouté. “
Ils doivent avoir versé une rançon. Ils ne pourraient être relâchés si facilement dans le cas contraire. Mais nous ne disposons pas encore de tous les détails”, a dit Andrew Mwangura, du programme d’assistance aux marins d’Afrique de l’Est, en citant des sources maritimes locales. Il a précisé que les membres d’équipage étaient majoritairement de nationalité indienne. La compagnie propriétaire du bateau, Shahmir Maritime, est basée à Saint-Vincent-et-Grenadines (Caraïbes), le gérant du navire est une société basée à Dubaï, Biyat International, et le pavillon est comorien. Les côtes somaliennes sont périlleuses pour la navigation : des pirates y attaquent régulièrement les navires pour s’emparer de leurs cargaisons et obtenir le paiement de rançons contre la libération des équipages. La Somalie est ravagée par une guerre civile depuis 1991.
Source: Clicanoo
Nous publions ici un courrier de Djaffar Mmadi suite à la mort, dans des circonstances dramatiques, de sa fille de trois ans dans une crèche de Moroni. L'intégralité de ce courrier sera publiée demain dans les colonnes du journal Al-watwan.
Pour ma fille Naïda, paix à son âme et pour tous les enfants que nous aimons, plus jamais ça ! Que personne ne songe à ouvrir une école si les conditions nécessaires ne sont pas réunies. Qu’aucun autre enfant ne soit traité de la sorte, jusqu’à finir dans une citerne ouverte à ciel clair, en pleine récréation dans un milieu fréquenté par des enfants en bas âge ! Ô combien c’est difficile l’éducation des enfants et c’est pourquoi Georges Duhamel écrivait que «
l’éducation des enfants est une tâche très difficile que d’être confiée aux seuls parents »
Les parents comme les éducateurs, les médecins comme les malades, tout le monde doit assumer correctement sa responsabilité. Cette notion de responsabilité est au centre de toute stratégie de développement. Au lieu de s’accuser mutuellement et si chacun s’interrogeait sur son devoir à l’égard de l’Etat, à l’égard du citoyen, à l’égard de la nation.
Oui, notre pays changera, quand chacun de nous est convaincu que la responsabilité est d’abord individuelle. La surveillante ou la maîtresse qui devait s’occuper de ma fille à l’école privée « le Petit Poucet » ce Mardi 27 novembre 2007, si elle était consciente que c’est à elle et non à une autre personne qu’on demandera de compte, alors on aurait pu éviter cette mort fatale et inutile. De même, chaque citoyen, là où il se trouve, quelque soit l’activité qu’il exerce, qu’il soit ouvrier, directeur ou Ministre, il doit se convaincre que la sortie de crise dépend de lui. C’est Antoine de Saint-Exupéry qui a trouvé les mots justes pour exprimer cette responsabilité : «
sa grandeur c’est de se sentir responsable. Responsable de lui, du courrier et de ses camarades qui espèrent. Il tient dans ses mains leur peine ou leur joie. Responsable de ce qui se bâtit de neuf là-bas, chez les vivants, à quoi il doit participer. Responsable un peu du destin des hommes dans la mesure de son travail. »
L’auteur de Terre des Hommes poursuit sa définition en s’appesantissant sur le cas de son personnage Guillaumet et en généralisant à l’homme : «
être homme c’est être responsable c’est connaître la honte en face d’une misère qui ne semblait pas dépendre de soi. C’est être fier d’une victoire que les camarades ont remportée. C’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde.»
Dans la vie quotidienne du citoyen, cela se traduit par le sérieux au travail, l’abnégation, la discipline, le respect du bien public, la volonté chaque jour, dans chaque acte qu’on pose, de construire son pays. Cette responsabilité est aussi collective, ce n’est pas au seul leader, aux seuls ministres ou autres fonctionnaires, hommes d’affaires, médecins, avocats, professeurs, etc…de prendre en charge le développement du pays. Dans les pays comme le nôtre où un homme n’hésite pas à tuer pour une mangue, rien ne peut se faire sans l’éducation, sans le civisme.
Il importe donc de préparer chaque citoyen à assumer ses responsabilités.