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inoussa
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Retrouvez ici l'actualité comorienne en temps réel. Ce blog est aussi un espace d'expression.
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Date de création :
02.08.2007
Dernière mise à jour :
04.11.2009

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Un grand coup de com pour l'exécutif de Ngazidja

Publié le 17/06/2009 à 10:34 par inoussa
L’exécutif de Ngazidja a réussi un grand coup mardi. La manifestation organisée hier à Moroni à l’appel des autorités de l’île a été, de l’avis de tous, une sacrée réussite. De quoi redonner le moral à un gouvernement qui, jusqu’ici, avait du mal à se faire entendre !

Les fonctionnaires de Ngazidja ont fait part de leurs profondes inquiétudes au sujet du projet d’harmonisation de la fonction publique unique, cher au chef de l’Etat. Ils craignent, en effet, qu’ils ne fassent les frais de ce dégraissage annoncé du mammouth, pour emprunter l’expression d’un ancien ministre français de l’Education, Claude Allegre.

Les banderoles témoignaient de cette appréhension. On pouvait lire notamment : « Touche pas à mon emploi », « Autonomie effective oui, autonomie fictive non », « Ngaazidja tsifidiya ya Sambi »,…et j’en passe et des meilleurs.
Pour certains responsables que nous avons pu interroger, pas question que des « enfants » de Ngazidja, l’île qui supporte, à elle seule, les charges de l’Etat central, soient licenciés comme des malpropres.

Prochaine étape de cette forme de revolte contre les autorités de l’Union : des trournées de sensibilisation et d’explication dans les villes et villages de Ngazidja. Objetif : informer les Wangazidja de l’intention « malveillante » des autorités de l’Union de « mettre au chômage leurs enfants ».


La vedette disparue à Moroni est retrouvée en Tanzanie

Publié le 14/06/2009 à 15:03 par inoussa
La vedette motorisée disparue de l’écran-radar des autorités portuaires de Moroni, vient d’être finalement retrouvée au large des cotes tanzaniennes. L’attente a été longue chez les familles des onze passagers à bord. Elle aura duré dix jours. Les recherches entreprises aussitôt après la disparition de l’embarcation se sont revelées vaines. Il faut dire que la vadette était partie de Chindini et devait rallier l’île de Mohéli. Parmi les voyageurs, il y avait le Secrétaire général adjoint de la vice-présidence chargée de la santé, d’origine mohélienne.

Cela fait presque deux mois, le gouvernement comorien a interdit toute opération d’embarquement ou de débarquement de passagers ou de marchandises dans un autre « port » que celui de Moroni. L’on se demande comment ce haut fonctionnaire, chargé de faire appliquer les consignes de l’exécutif de l’Union, s’est retrouvé dans cette aventure. Pour l’instant, l’heure est à la joie.

Un sit-in de l'administration de Ngazidja contre Sambi

Publié le 13/06/2009 à 11:42 par inoussa
Plusieurs services administratifs vont organiser, à partir de ce lundi, un sit-in dans les différents ministères relevant de l’exécutif de Ngazidja en guise de protestation contre le projet du chef de l’Etat de mettre en place une fonction publique unique. Mohamed Abdouloihabi, futur gouverneur de l’île, craint que ce projet ne soit destiné à délester l’administration de Ngazidja de ses fonctionnaires sous prétexte d’effectif pléthorique. Il a appelé récemment ces fonctionnaires à se défendre contre une telle éventualité. Ce sit-in va durer deux jours et il pourrait être ponctué, selon des sources proches de l’exécutif de Ngazidja, d’une manifestation populaire contre le gouvernement Sambi.

Malgré la récente rencontre au sommet entre le chef de l’Etat et les trois chefs des exécutifs des îles, l’heure n’est pas à l’apaisement, loin s’en faut. A en croire un conseiller proche de Beit-salam, aussitôt après avoir reçu les décrets d’application de certaines dispositions de la loi référendaire, Abdouloihabi aurait renvoyé le courrier avec la mention « Retour à l’envoyeur » à la présidence de l’Union.

Le vrai-faux limogeage de Razida

Publié le 11/06/2009 à 16:15 par inoussa
Le directeur d’El-Maarouf, Ibrahim Abdourazak alias Razida, est-il, oui ou non, démis de ses fonctions ? L’information publiée dans l’édition d’aujourd’hui du quotidien d’Etat Al-watwan, a reçu un démenti timide du ministre Mmadi Ali, qui assure l’intérim du vice-président en charge de la Santé, M. Iklilou Dhoinine, en voyage à l’étranger.

Le ministre dit en substance que le conseil de ministres de mercredi, cité dans le journal, n’a pas mis fin aux fonctions de Razida, comme cela a été rapporté.

Mais, le gouvernement hésite encore à nier l’information au risque de heurter le personnel d’El-maarouf, qui pourrait immédiatement reprendre la grève, aussitôt après un tel démenti. Un vrai dilemme kafkaien.

La vérité est qu’il y a eu, hier mercred,i une réunion interministérielle avec le syndicat des paramédiaux au cours de la quelle il a été question du sort du directeur général de l’établissement, Razida. La décision de le démettre de ses fonctions aurait été arrêtée, mais l’un des ministres aurait demandé aux délégués d’El-maarouf d’attendre le retour au pays du vice-président Iklilou avant de passer à l’acte.

Reconforté par cette mesure, le personnel de l’hôpital a décreté, à la sortie des discussions, la fin de la grève et a repris le travail le même jour. Seulement voilà qu’un des syndicalistes a vendu la mèche à un journaliste d’Al-watwan.

Reste à savoir si, oui ou non, le gouvernement va revenir sur sa décision après cette fuite de l’information.


Une ordonnance fait office de lois statutaires

Publié le 10/06/2009 à 14:08 par inoussa
Le chef de l’Etat a signé, le 9 juin, une ordonnance portant « application de certaines dispositions de la loi référendaire ». En attendant que chaque île puisse adopter et disposer de sa loi statutaire, cette ordonnance, qui comporte au total 33 articles, est appelée à servir de texte fondamental aux entités insulaires.

Elle détermine, dans ses chapitres II et III, le champ de compétences des gouvernorats et des conseils des îles, mais aussi le fonctionnement de chacune de ces deux institutions, notamment en cas d’empêchement temporaire ou définitif des uns et des autres.

Dans son article 5, l’ordonnance stipule que « nul n’est élu gouverneur au premier tour du scrutin s’il n’a réuni la majorité absolue des suffrages exprimés ; au deuxième tour, la majorité relative suffit ». Et de préciser que « en cas d’égalité, le plus âgé des candidats est déclaré élu ». Certes, il est rarissime d’assister à un tel scénario, n’empêche que cette disposition, singulière en son genre, ne plaide pas en faveur du renouvellement de la classe politique nationale.

L’ordonnance autorise, en outre, les gouverneurs des îles à « conclure des accords entrant dans le cadre de la gestion des affaires de l’île avec des collectivités locales étrangères ou des organisations non gouvernementales étrangères ». Il y est également stipulé que les fonctions de commissaire sont incompatibles avec « l’exercice de tout mandat électif, de toute fonction de représentation professionnelle, de tout emploi public et de toute activité professionnelle ».

Cette ordonnance du président Sambi est dictée par la difficulté actuelle de mettre en pratique la nouvelle constitution adoptée le 17 mai dernier en l’absence des lois statutaires des îles et de l’assemblée de l’Union.


Le président a parlé…il dévoile un océan d’ignorance

Publié le 09/06/2009 à 13:18 par inoussa
Le président Sambi s’est adressé à la nation hier soir. Deux thèmes favoris : il annonce la signature des décrets et ordonnances mettant en application intégrale la nouvelle monture de constitution issue référendum. Il aborde de long en large, les questions budgétaires et la gestion des fiances publiques.

Il ne lui reste que près de 10 mois de gestion (mai 2006-mai 2010) et il crie au scandale, estimant que la maison Beit-salam prend feu de tout côté, dénonçant la gestion chaotique des finances publiques.

Je lui reconnais l’intelligence et l’habileté de se dissocier du chaos et de pointer un doigt accusateur et lâche à un gouvernement inaudible et une administration invisible.

D’abord il jubile. ‘‘J’ai signé, dit-il, les ordonnances qui vont consacrer les changements des appellations. Les présidents des îles deviennent les gouverneurs, les ministres deviennent des commissaires et prochainement Inshallah, les députés de îles deviendront des conseillers’’.

Résumé et fin de son programme céleste !

Comme à l’accoutumée, il s’assoit sur le peuple lui rejetant l’entière responsabilité, des changements constitutionnels : ‘‘Vous contestiez les scrutins à répétition, j’ai accédé à votre souhait’’, sachant très bien que seulement 15% de la population s’est déplacé pour voter sa réforme.

Il enchaîne sur les questions financières, prenant un malin plaisir à présenter les chiffres, des recettes comme des dépenses, ligne par ligne budgétaire, révélant un scandale encore plus grande, son ignorance de la gestion de l’Etat.

Dans son discours Sambi révèle ses grandes lacunes. ‘‘Savez-vous di-t-il, que dans budget établi par le gouvernement, aucun chapitre n’est consacré aux questions sociales et au développement ?’’.

A qui la faute monsieur le président ?

Et il cite les secteurs oubliés. ‘‘Le budget, déclare-t-il, n’a pas un rond à consacrer aux besoins croissants en eau et en électricité, au désenclavement des régions, aux infrastructures écolières, aux hôpitaux et dispensaires’’ etc… etc…

Un mea-culpa, qui sonne comme un aveu….

A dix mois de la fin de son mandat, il revient sur son Dada, l’habitat insalubre, estimant sans dire comment, que les comoriens ont le droit d’accéder au crédit bancaire et de bénéficier de l’aide de l’Etat.

Tout ça à dix mois de la fin de son mandat.

Le président ignore et c’est grave, que le budget est élaboré par son gouvernement et qu’il n’est que le reflet de sa politique.

Le président ne sait pas que c’est son gouvernement qui définit et prélève les impôts et c’est le gouvernement qui émet de la dette publique.

Le président peut-il méconnaître que c’est le gouvernement qui définit les impôts directs, versés directement par les contribuables à l’Etat et les impôts indirects, incorporés au prix des biens ou des services et payés à des intermédiaires ?

Monsieur le président !

Le budget des Comores a classé les dépenses publiques en plusieurs catégories. Les dépenses de fonctionnement des services publiques, qui peuvent par exemple être affectés à la création d’emplois dans les hôpitaux, à l’enseignement ou dans la recherche. Les dépenses d’équipement ou d’investissement, qui peuvent soutenir les ministères de l’équipement des îles, et les dépenses d’intervention dans les domaines social, économique et international qui peuvent être affectés par exemple à l’aide aux handicapés….

Comment pouvez-vous, monsieur le président, annoncer scandaleusement que la masse salariale a dépassé les 71% en 2008 et risque dépasser le seuil intolérable de 79% en 2010, alors que les recrutements sont opérés au niveau des superstructures ?

Dans ton budget, vous avez deux choix stratégiques. Ou bien vous décidez d’adopter un budget en équilibre, les recettes étant égales aux dépenses, ou bien vous élaborer un budget en déficit financé par des emprunts mais risquant d’augmenter la dette de l’Etat, contrairement à l’excédent budgétaire, qui vous permet de rembourser une partie de la dette.

Les choix sont simples.

Mais le président Sambi, se croyant obligé disserter sur des sujets compliqués, énumère les recettes, citant pêle-mêle les douanes, les impôts, les hydrocarbures, les recettes du trésor, les impôts divers, les sociétés d’Etat, les régies, les aides extérieures.

Dans sa quête de chiffres, le président fixe sa priorité, éponger les arriérés des la dette, annonçant qu’il déjà réglé en une année une facture de près de 1 milliards 914 millions de francs comoriens.

Ces efforts ont permis, selon le président, de renouer la confiance avec les principaux bailleurs de fonds, permettant d’ouvrir prochainement des discussions importantes, devant déboucher à un effacement total de la dette qui avoisine les 96 milliards de nos francs.

Et le président de verser dans le populisme qu’il chérit tant. Il en appelle aux contribuables et aux syndicats d’êtres les gardiens de l’utilisation efficient de l’argent de l’Etat, indexant les fonctionnaires qui sont payés à ne rien faire.

Il feint d’oublier que pas un mois (janvier à juin) de l’année 2009 n’a été payé et qu’en 2008, deux mois ne sont pas encore honorés (novembre-décembre).

Et dans tout ce blabla de 45 minutes, Sambi oublie l’essentiel.

Nous sommes au mois de juin 2009, le budget n’a pas encore été adopté par le parlement et il continue pourtant à dépenser et à percevoir l’impôt.

Le président a parlé…il dévoile un océan d’ignorance.

SOURCE: Fensso

Ils sont tous payés à ne rien faire!

Publié le 09/06/2009 à 13:17 par inoussa
Quand est-ce que le gouvgernement comorien arrêtera-t-il de dresser des constats au lieu d’apporter des réponses claires et concrètes ? Voilà la question que s’est posée le Comorien lambda après avoir entendu, hier lundi, le président Sambi. Il faut dire que ce dernier nous a servi, dans son discours de lundi, la même rengaine : les fonctionnaires coûtent cher, le développement du pays passe par l’aide extérieure, le budget de l’Etat ne prevoit aucun rond pour le chantier des infrastrcuctures,…Le discours est assez classique et connu pour interesser grand-monde. Sutout pas la population qui n’a pas le cœur à cela. Les Comoriens ont besoin de mesures concrètes qui puissent changer leur quotidien.

A ce jour, les fonctionnaires totalisent huit mois d’arriérés de salaires sans que cela constitue une préoccupation première pour lui. Le président et ses ministres sautent d’un avion à un autre, pendant que le peuple se meurt. Dans son avant-dernier discours, il a annoncé la mise en place d’une commission chargée de reglementer les prix, mais ignire superbement que, pour dépenser, il faut bien avoir de l’argent ; or, cela fait exactement huit mois que les agents de l’Etat n’ont pas perçu leurs salaires.

Oui, comme il a été dit hier, l’Etat paie plusieurs fonctionnaires à ne rien faire et à se tourner les puces dans les anti-chambres des ministères, mais l’on peut légitimement se demander, sans aucun esprit polémique, si le gouvernement ne fait pas partie de ceux-là. Car, si le rôle d’un gouvernement est d’être à l’écoute de la population et de répondre à ses aspirartions, il y a loin de la coupe aux lèvres.




Les raisons d'une opposition molle aux Comores

Publié le 09/06/2009 à 12:53 par inoussa
Cela fait plus de trois décennies que l’archipel aux parfum connaît une instabilité politique chronique qui à l’origine vient de son indépendance mal préparée et inachevée.
C’est bien à partir de ce constat que l’opposition va être traquée, pourchassée durant toutes ces années du régime soilihiste et d’Ahmed Abdallah.

Mais l’avènement de la démocratie aux Comores en 1992 a vu la naissance d’un embryon d’opposition qui s’est affirmée par la formation d’un gouvernement d’union national.
Mais en dehors de cela, nous sommes aujourd’hui dans le regret de constater la déchéance de cette opposition depuis ces premiers passes d’armes. Poursuivie et aculée jusqu’à sa dernière tranchée, cette opposition ne cesse de faire marche arrière à chaque fois qu’il faut défendre la démocratie et les valeurs républicaines. Au regard de la position qu’a fait montre l’opposition lors de dernier référendum sur la modification de la constitution, les comoriens ont découvert avec amertume une opposition molle sans réel pouvoir et qui se pavane en défenseur du pauvre peuple.

Ainsi, il est naturel, au vu de cette décadence, de se poser les questions sur les raisons qui minent l’opposition comorienne à assumer son rôle avec abnégation.

En effet, sous le règne du camarade Ali SOILIH et Ahamad ABDALLAH, paix à leur ame, les choses étaient claires dans la mesure où ce sont des régimes dictatoriales. Les libertés individuelles étaient bafouées et les arrestations arbitraires étaient monnaie courante. Les rares partis politiques à savoir le front démocratique, le RDPC, l’UNDC n’avaient pas pignon sur rue . Mais ces deux régimes ont vécu l’époque du bloc de l’est et de l’ouest où
la démocratie n’avait plus de sens dans les pays du tiers monde.

Le discours de la BAULE en 1992, sur l’instauration de la démocratie a sonné le glas de la fin des partis uniques à travers le continent africain. Ainsi dans bon nombre de pays africains, nous avons assisté à la naissance d’une multitude des partis qui dans la pratique vont entraver l’installation de la démocratie .

Aux Comores, par exemple, ce vent démocratique a donné corps à la formation d’un embryon d’opposition.
Très vite , l’opposition dépourvue d’idéologie de base et malgré leurs promesses à tambour battant va se lancer dans des alliances de tous genres et au final, elle participe à la formation des de gouvernements d’union nationale notamment sous le régime de DJOHAR et d’AZALI

Dans ce pays où la démocratie est loin d’être enracinée, les institutions post coloniales sont très fragiles, les règles démocratiques ne peuvent être un automatisme dans la tête de nos dirigeants. Cela se voit régulièrement lors des débats politiques où ces orateurs appliquent facilement et avec habilité le langage des mots crachés à la place des arguments fédérateurs et productifs. Tout comme la mangercratie ( corruption ) au sein des établissements étatiques qui est une banalité pour nos responsables.

Si aujourd’hui, une telle situation d’alliance ou de débauche est possible ; c’est bien puisqu'il
devient impossible pour ces leaders de rester longtemps dans l’opposition sans aucune source de revenu. Ainsi, dans cette traversée du désert , ils sont vulnérables à la prostitution politique.

A cet effet, le projet de la citoyenneté économique illustre bien le malaise.
Une majorité de parlementaires avaient rejeté ce projet et cette position affichée ne les a pas empêché de revenir plus tard sur leur décision après avoir empoché quelques million de francs comoriens.

L’autre facteur c’est bien le nombre de petits partis politiques que j’appelle les ateliers ou bien les micro-partis qui aujourd’hui , on dénombre 25 partis politiques pour un petit pays comme le nôtre, alors qu’un grand pays comme les états unis ne compte que deux partis. Au regard de ce nombre élevé, ils sont dans l’incapacité d’imposer une vision politique du pays hormis de négocier leur poste.

Devant cette pagaille, ces hommes ont l’habitude d’utiliser les institutions et les établissements publiques comme des instruments de chantage au delà de la corruption. Il suffit d’observer qu’à chaque élection bon nombre de fonctionnaires du publique où para-publiques sont victimes d’une vaste pression exercée par les politiques. Les choses sont claires lors des élections ; les fonctionnaires sont tenus à voter en faveur de la majorité avec leur famille sous peines de licenciement.

A ce jeu méprisant , ces responsables politiques oublient qu’une fois retirés des affaires, ils subiront à leur tour le même sort que ces fonctionnaires sans défense . Le cas du président Abdoulwahab illustre bien ce malaise . lorsque il était dans la majorité, pour ce faire élire il a utilisé les moyens de l’état et exerce la pression chez les fonctionnaires et utilisé des méthodes peu orthodoxes. Aujourd’hui passé dans l’opposition, le président l’île de Ngazidja est devenu victime de cette pression avec tous ceux qui entourent malgré l’énergie débordante dont il a fait montre pour boycotter ce référendum. c’est bien le cas de l’arroseur arrosé.

Dans cette situation où le terreau n’est pas favorable à l’installation
durable de la démocratie, l’ opposition ne peut jouer son rôle de garant de la démocratie et des institutions républicaines si elle refuse de prendre conscience que ces dirigeants ne sont pas là pour leurs propres intérêts mais pour ceux du peuple et de la nation : c’est à eux de se sacrifier au lieu de sacrifier le peuple.
Il faudrait également inscrire la nation au cœur de leurs actions et faire le regroupement de ces partis politiques en trois ou quatre partis seulement.

KARI Abdou Toihir





Sambi continue de recevoir dans son palais de Beit-salam

Publié le 08/06/2009 à 13:45 par inoussa
Sambi continue de recevoir dans son palais de Beit-salam
Ce lundi, le chef de l’Etat a reçu à Beit-salam une délégation composée, entre autres, de l’ancien ministre Said Hassane Said Hachim, de Dr Mouhtar Ahmed Charif, de l’ex-ambassadeur des Comores en France, Ali Mlahaily et de l’avocat Fahmi Said Ibrahim. On ignore jusqu’ici le contenu de leurs discussions, mais tout semble indiquer que la situation politique de l’heure, avec des élections législatives en perspective, était au menu de l’entretien.

oui à la critique, mais dans les règles de l'art

Publié le 08/06/2009 à 11:23 par inoussa
Quelques jours après sa création, le blog Comoresplus est au centre d’une vive polémique sur la toile après avoir publié un texte dans lequel Said Yassine, son administrateur, remet en cause la neutralité de Comores4 et l’accuse de faire la propagande du régime Sambi. Si Comores4 s’est gardé de réagir à cette attaque en règle, c’est parce que mon ami Samir sait pertinemment que ce genre de critique est le lot quotidien de ceux qui tentent d’ouvrir le débat sur des questions aussi sensibles que la gestion du pouvoir, la reforme constitutionnelle,…
On n’aurait rien d’autre à faire si l’on s’amusait à répondre à chaque accusation.

L’auteur de ces lignes est tantôt accusé d’être « un griot à la solde du pouvoir Sambi », tantôt un « pourfendeur » du même regime, sans que cela m’affecte outre mesure. J’y vois là, au contraire, la preuve de l’objectivité que je m’impose dans le traitement de l’information.

En même temps, peut-on dénier à quelqu’un, en l’occurrence à Said Yassine, une de mes vieilles connaissances du lycée, le droit d’exprimer sa pensée ou plutôt son impression? Certes, je trouve que Comores4 abat plutôt un formidable travail et reste ouvert à toutes les sensibilités, mais je me battrais pour que Said Yassine ou un autre, puisse exprimer son opinion dans les règles de l'art.