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Nom du blog :
inoussa
Description du blog :
faire partager l'actualité politique des Comores
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
02.08.2007
Dernière mise à jour :
29.02.2008
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M. Abdouloihabi en route vers Marseille

Posté le 10.12.2007 par inoussa
Le président de l’île de Ngazidja a quitté Moroni hier, dimanche 9 décembre, pour Marseille. La délégation officielle est composée du directeur de cabinet de la présidence, M. Abbas Mhadjou, du conseiller juridique, M. Moussa Abdérémane, du receveur des douanes, Ali Hamissi et de la Commissaire à la condition féminine de Ngazidja, Mme Moinaécha Said Islam. Il y a également le gendre du président Mohamed Ali Mzé et l’artiste Djo RR. Contrairement à ce que nous avons écrit, Said Ahmed Said Toihir ne fait pas partie du voyage, tout comme Mme Ralia Abdou qui rejoindra plus tard la délégation. Déjà une équipe technique, conduite par la commissaire au Plan, est sur place, à Marseille.



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Le président Sambi à Lisbonne

Posté le 08.12.2007 par inoussa
Le 2e sommet UE-Afrique s'est ouvert ce samedi à 10H30 (locales et GMT) à Lisbonne en présence de près de 70 chefs d'Etat et du gouvernement, dont le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, mais aussi le très controversé président du Zimbabwe Robert Mugabe.

Main d'oeuvre comorienne au Danemark: le flop!

Posté le 08.12.2007 par inoussa
Dans une mise au point adressée au journal Al-watwan ce samedi 8 décembre, après un article consacré à un hypothétique départ d’une main d’œuvre comorienne au Danemark, l’antenne régionale de l’IOJO (l’organisation chargée de recruter cette main d’œuvre), basée à Maurice, explique ce retard par deux raisons fondamentales : d’une part, la liste qui lui a été transmise n’aurait pas été complète et les jeunes inscrits ne se seraient pas acquittés de leurs frais d’enregistrement. D’autre part, le Danemark ne serait pas prêt à accueillir des candidats musulmans, qu’il suspecte d’être trop agressifs. Une allusion aux manifestations de la communauté musulmane à Copenhague après les caricatures du prophète. L’IOJO serait ainsi en train de chercher d’autres contrées pour envoyer cette main d’œuvre comorienne. Cette mise au point de l’antenne mauricienne de l’IOJO soulève beaucoup de questions qu’elle n’y répond.

Editorial : Je veux bien croire….

Posté le 08.12.2007 par inoussa
Faut-il en rire ou en pleurer ? La décision du gouvernement de Ngazidja de geler les salaires des députés ayant rejeté, en octobre dernier, la loi rectificative de finances relève d’une politique de…caniveau. Décidément, ce gouvernement-là n’est pas près d’oublier ce cinglant camouflet. Un camouflet qui sonne comme un désaveu public. Mais, pourquoi, près tout, en faire tout un drame ? Au-delà de la déception des uns et de l’exultation des autres, n’est-ce pas aussi la preuve de la vitalité démocratique de notre pays. Pourquoi veut-on toujours réduire l’assemblée de Ngazidja à une chambre d’enregistrement, à une simple caisse de résonance ? Comment peut-on refuser à un élu du peuple cette possibilité d’exprimer librement son opinion ? Comment un ministre peut-il, à partir de son bureau, ordonner au trésor public de suspendre le salaire de tel parlementaire pour la seule raison qu’il ne pense pas comme lui ? Pourquoi veut-on faire du législatif le supplétif du gouvernement au mépris de cette règle d’or de la séparation des pouvoirs ?

Ces pratiques sont d’autant mal comprises que la population de Ngazidja a fait consciencieusement le choix, en juin dernier, de porter au pouvoir un homme très attaché au droit et toujours à cheval sur les principes. J’ose croire que le président Abdouloihabi n’est pas au courant de ces agissements ; des agissements qui font honte à la démocratie et qui ne ressemblent pas à notre île, si soucieuse de la dignité humaine. Ces pratiques nous rappellent ce temps qu’on croyait révolu où tout fonctionnaire qui pensait différemment que le pouvoir était l’objet de représailles. Je ne crois pas qu’il y ait aujourd’hui des gens nostalgiques de ces régimes. Et je veux bien croire que c’est une regrettable erreur qui a pu priver nos vénérables députés de leurs salaires, non la volonté de je ne sais quel ministre. Je veux bien croire que, malgré ses divergences nettes avec l’assemblée, le gouvernement de Ngazidja n’oserait aller jusqu’à cette extrémité. Parce que c’est bête et c’est inutile. Je veux bien croire que, pour gagner la confiance des parlementaires, ce gouvernement-là n’utiliserait jamais des armes aussi non conventionnelles, mais userait, au contraire, de sa force de persuasion.

Tant qu’il y aura encore des gens qui voudront transgresser les règles élémentaires de la démocratie pour sauvegarder leurs petits intérêts privés, nous dirons toujours non. Et nous leur signifierons que le peuple est bien là. Autrement, ce sera la dérive. Car, comme l’a si bien dit Nelson Mandela, « la dictature commence quand les dirigeants mettent en doute la capacité du peuple à comprendre ce qui se passe ».


M.Inoussa

Première visite du président Abdouloihabi en France

Posté le 08.12.2007 par inoussa
Le président de l’île de Ngazidja, Mohamed Abdouloihabi, s’apprête à effectuer une visite officielle en France. Il pourrait quitter Moroni demain, dimanche 9 décembre. Il sera accompagné de sa femme, Mme Ralia Aboudou, de son ministre du Tourisme, Said Mzé Dafiné, très connu dans les milieux comoriens de Marseille et du secrétaire général de la présidence de l’île, Said Toihir Said Ahmed. Il y aura également, dans la même délégation, le vice-président de l’assemblée de l’Union, Youssouf Said, par ailleurs premier époux de Mme Ralia Abdoudou, qui participera au mariage officiel de leur fille ainée. Le prince charmant, un jeune d’Iconi qui vient juste de décrocher son bac, sera également dans les bagages de M. Abdouloihabi. Tout comme l’artiste Djo RR, celui-là qui a composé le tube de la campagne électorale du candidat.

Le procureur requiert 5 ans contre Abdou Soefo

Posté le 07.12.2007 par inoussa
Le procureur de la République, Azad Mohamed Mzé, a requis cinq ans de prison ferme contre l’ancien patron de la société des hydrocarbures, M. Abdou Soefo, poursuivi pour détournement de fonds et aujourd’hui en prison. Ses complices dont les anciens ministres Houmed Msaidié, Oubeid Mze Chei, et autres opérateurs économiques ( Mourad Bazi ou Ahmed Barwane), doivent écoper, selon le réquisitoire du procureur, de deux à quatre ans. Ce procès aura duré plus de deux semaines, avec chaque jour une foule très nombreuse dans la salle d’audience. On attend aujourd’hui les plaidoiries des avocats de la défense.

L'équipage d’un cargo comorien enfin relâché

Posté le 07.12.2007 par inoussa
Un groupe maritime régional a annoncé que des pirates somaliens ont relâché un cargo battant pavillon des Comores dont ils s’étaient emparés au large de Mogadiscio (Somalie) et qu’ils retenaient depuis six semaines avec ses 22 membres d’équipage. Le MV Al Marja avait été attaqué par des pirates le 19 octobre alors qu’il naviguait vers le port de Mogadiscio, en provenance de Dubaï. Une porte-parole du commandement central des forces de la marine américaine basées à Bahrein a ajouté qu’un navire remorqueur américain, le Whidbey Island, avait envoyé de l’assistance destinée aux membres du bateau libérés. “Nous sommes prêts à leur offrir toute forme d’assistance dont ils pourraient avoir besoin – en nourriture ou médicale”, a-t-elle ajouté. “Ils doivent avoir versé une rançon. Ils ne pourraient être relâchés si facilement dans le cas contraire. Mais nous ne disposons pas encore de tous les détails”, a dit Andrew Mwangura, du programme d’assistance aux marins d’Afrique de l’Est, en citant des sources maritimes locales. Il a précisé que les membres d’équipage étaient majoritairement de nationalité indienne. La compagnie propriétaire du bateau, Shahmir Maritime, est basée à Saint-Vincent-et-Grenadines (Caraïbes), le gérant du navire est une société basée à Dubaï, Biyat International, et le pavillon est comorien. Les côtes somaliennes sont périlleuses pour la navigation : des pirates y attaquent régulièrement les navires pour s’emparer de leurs cargaisons et obtenir le paiement de rançons contre la libération des équipages. La Somalie est ravagée par une guerre civile depuis 1991.

Source: Clicanoo

Cri de coeur d'un parent éploré

Posté le 06.12.2007 par inoussa
Nous publions ici un courrier de Djaffar Mmadi suite à la mort, dans des circonstances dramatiques, de sa fille de trois ans dans une crèche de Moroni. L'intégralité de ce courrier sera publiée demain dans les colonnes du journal Al-watwan.

Pour ma fille Naïda, paix à son âme et pour tous les enfants que nous aimons, plus jamais ça ! Que personne ne songe à ouvrir une école si les conditions nécessaires ne sont pas réunies. Qu’aucun autre enfant ne soit traité de la sorte, jusqu’à finir dans une citerne ouverte à ciel clair, en pleine récréation dans un milieu fréquenté par des enfants en bas âge ! Ô combien c’est difficile l’éducation des enfants et c’est pourquoi Georges Duhamel écrivait que « l’éducation des enfants est une tâche très difficile que d’être confiée aux seuls parents »
Les parents comme les éducateurs, les médecins comme les malades, tout le monde doit assumer correctement sa responsabilité. Cette notion de responsabilité est au centre de toute stratégie de développement. Au lieu de s’accuser mutuellement et si chacun s’interrogeait sur son devoir à l’égard de l’Etat, à l’égard du citoyen, à l’égard de la nation.
Oui, notre pays changera, quand chacun de nous est convaincu que la responsabilité est d’abord individuelle. La surveillante ou la maîtresse qui devait s’occuper de ma fille à l’école privée « le Petit Poucet » ce Mardi 27 novembre 2007, si elle était consciente que c’est à elle et non à une autre personne qu’on demandera de compte, alors on aurait pu éviter cette mort fatale et inutile. De même, chaque citoyen, là où il se trouve, quelque soit l’activité qu’il exerce, qu’il soit ouvrier, directeur ou Ministre, il doit se convaincre que la sortie de crise dépend de lui. C’est Antoine de Saint-Exupéry qui a trouvé les mots justes pour exprimer cette responsabilité : « sa grandeur c’est de se sentir responsable. Responsable de lui, du courrier et de ses camarades qui espèrent. Il tient dans ses mains leur peine ou leur joie. Responsable de ce qui se bâtit de neuf là-bas, chez les vivants, à quoi il doit participer. Responsable un peu du destin des hommes dans la mesure de son travail. »
L’auteur de Terre des Hommes poursuit sa définition en s’appesantissant sur le cas de son personnage Guillaumet et en généralisant à l’homme : « être homme c’est être responsable c’est connaître la honte en face d’une misère qui ne semblait pas dépendre de soi. C’est être fier d’une victoire que les camarades ont remportée. C’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde.»
Dans la vie quotidienne du citoyen, cela se traduit par le sérieux au travail, l’abnégation, la discipline, le respect du bien public, la volonté chaque jour, dans chaque acte qu’on pose, de construire son pays. Cette responsabilité est aussi collective, ce n’est pas au seul leader, aux seuls ministres ou autres fonctionnaires, hommes d’affaires, médecins, avocats, professeurs, etc…de prendre en charge le développement du pays. Dans les pays comme le nôtre où un homme n’hésite pas à tuer pour une mangue, rien ne peut se faire sans l’éducation, sans le civisme.
Il importe donc de préparer chaque citoyen à assumer ses responsabilités.

Abdouloihabi-Ali Said : même combat

Posté le 06.12.2007 par inoussa
L’on savait que le courant ne passe pas entre, d’une part, le président Sambi, et les présidents de Mohéli et de Ngazidja, d’autre part, mais ils se sont gardés jusqu’ici de laver leur linge sale sur la place publique. Voilà, c’est fait. Dans une conférence de presse conjointe, Mohamed Ali Said et Mohamed Abdouloihabi ont clairement affiché leurs divergences de vue avec le chef de l’Etat, particulièrement sur le problème du partage des compétences. « Depuis mon retour des Emirats, je suis devenu plus autonomiste qu’unioniste. Je me demande qu’est-ce que j’ai gagné de mon alliance avec Sambi. Rien. Ce président continue à confisquer les prérogatives des îles et c’est malheureux » a-t-il dit. Ambiance ! Les deux président ont, en outre, marqué leur franche opposition à l’usage de la force comme mode de règlement de la crise anjouanaise. Ils prennent ainsi le contre-pied de la position du président Sambi. Jamais le locataire de Beit-salam n’a jamais été isolé sur la scène politique intérieure.

Salim Hatubou remporte le prix Diamant en Belgique

Posté le 06.12.2007 par inoussa
Notre ami Salim Hattubou vient de remporter, en Belgique, le prix Diamant pour son livre « Comores Zanzibar », paru aux éditions Françoise Truffaut. Nous lui présentons nos chaleureuses félicitations. Hatubou est un écrivain prolifique au talent incontestable. Il reste l’un de ces meilleurs ambassadeurs de la culture comorienne à l’extérieur. A l’occasion de la remise officielle de ce prix, il en a profité pour expliquer l’origine de son livre : « Toute ma vie se construit en l’absence de ma mère, celle qui m’allaitait de ses mots. Elle s’en est allée à mes trois ans, emportée par une épidémie de choléra. A l’origine, je comptais écrire un roman sur sa disparition, mais comment parler de sa mort sans comprendre sa vie ? Voilà comment est né le projet Comores-Zanzibar ».
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