Publié le 30/06/2009 à 09:37 par inoussa
Selon nos informations, l'appareil qui s'est abîmé en mer à 10 kilomètres des côtes comoriennes transportait 66 Français. Parmi eux, 40 avaient embarqué à Roissy (Paris) et 26 à Marignane (Marseille). Le temps était exécrable et il y avait beaucoup de vent, a indiqué une source française au point.fr. Le secrétaire d'État aux Transports, Dominique Bussereau, a confirmé sur Europe 1 qu'une mauvaise météo était peut-être à l'origine de la disparition.
Toujours selon nos informations, la tour de contrôle a assuré avoir assisté en direct au crash, une affirmation toutefois difficilement compatible avec le mauvais temps. Yemenia n'est pas inscrite sur la liste noire des compagnies à risque. La France sera, d'une manière ou d'une autre, "partie prenante" dans l'enquête, a fait savoir le secrétaire d'État aux Transports. Elle a envoyé sur place deux bâtiments de la marine nationale, a fait savoir l'État major. D'ores et déjà, l'aviation civile du Yémen a annoncé que des corps avaient été repérés.
Mise en place d'une cellule psychologique
L'A310 se trouvait "en phase d'atterrissage", a par ailleurs fait savoir un responsable de la compagnie nationale yéménite. "On parle d'une approche, d'une remise de gaz puis d'une approche nouvelle qui aurait été ratée", a détaillé Dominique Bussereau. "Pour l'instant, il faut être prudent, tant que toutes ces informations ne sont pas vérifiées", a-t-il toutefois indiqué. Des vedettes ont été dépêchées sur place pour la recherche d'éventuels survivants, selon le responsable de la compagnie nationale.
SOURCE: LE POINT
Publié le 30/06/2009 à 09:05 par inoussa
L'appareil avait à son bord 147 passagers et 11 membres de l'équipage. Nous venons d'apprendre que le ministre Ahmed Abdou faisait partie des passagers.
Les numéros verts disponibles pour plus d’informations : (00 269) 7-3 49 56 (00 269) 763 49 57
Publié le 30/06/2009 à 08:58 par inoussa
L’Airbus A 310 de la compagnie Yemenia a crashé en mer aux environs de 23 heures hier soir dans la région de Mitsamiouli avec à son bord 147 passagers et 11 membres de l’équipage.
La zone est située à 25 kilomètres de Bangoi Kouni. C’est la compagnie Comores-aviation qui a effectué un survol de la zone à 7 heures du matin qui a identifié des débris de l’appareil et des taches de kérosène. Plus précisément, la zone du crash est située entre la longitude 043° 16 et une latitude 11°013.
Trois numéros verts ont été communiqués aux familles pour obtenir les informations.
C’est quand l’avion s’apprêtait à atterrir que la tour de contrôle de l’aéroport international Moroni-Hahaya perd son signal.
Un Transal français est parti de l’île de la Réunion avec à son bord des plongeurs, des zodiacs et une assistance médicale. D’autres bateaux de l’armée française partent de Djibouti.
Les services de l’agence de la sécurité et de la navigation aérienne précise que ‘‘ c’est entre 5 et 10 kilomètres des côtes comoriennes que l’avion a probablement crashé.’’ C’est par rapport à son approche d’atterrissage que la zone du crash de l’avion a été située.
Le gouvernement comorien a sollicité et obtenu l’aide de la France pour effectuer les recherches. Deux avions de type Transals de l’armée française, partis de l’île de la Réunion et de Mayotte participent aux opérations de recherche.
A Moroni, le centre des secours, ne disposant pas de moyens aériens, a dépêché deux vedettes civiles et mobilisé les zodiacs de l’armée pour appuyer les recherches.
Les Comores sont actuellement secouées par des rafales de vents violents et la mer est assez agitée, une météo qui va compliquer encore davantage les opérations de recherche ou de secours.
La compagnie Yemenia refuse de parler de survivants, ou des causes de l’accident. A l’hôpital El-Marouf, tous les médecins infirmiers sont mobilisés. Ce sont plutôt les membres des familles des victimes qui sont accueillis pour l’instant pour des malaises.
Source: Al-watwan
Publié le 29/06/2009 à 11:26 par inoussa
Le Président de la République a quitté Moroni samedi 27 juin à destination de la Jamahiriya Arabe Libyenne où il participera du 1er au 3 juillet au 13ème Sommet de l’Union Africaine Union africaine (UA) qui devait à l’origine se tenir à Antananarivo, Madagascar, pays qui a été suspendu de l’organisation panafricaine en raison de la grave crise politique qui secoue la grande île.
Rappelons que le colonel Mouammar Kadhafi assure la présidence en exercice de l’Union africaine.
Rappelons également que l’UA organise deux sommets par an, un à Addis-Abeba siège de l’organisation, et l’autre dans l’un des 53 Etats membres.
A Syrte, où les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) se pencheront sur le thème principal du sommet « Investir dans l’agriculture pour la croissance économique et la sécurité alimentaire », le Président AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI s’adressera à ses homologues africains.
Texte: Source Beit-salam, site de la présidence
Photo: Sambi lors de son escale à Dar Es Salam
Publié le 29/06/2009 à 09:03 par inoussa
Mohamed El-Arif Oukacha doit davantage son maintien au gouvernement à son bagout. La preuve : le chef de l’Etat a montré la porte de sortie à Said Athoumane, un autre Mohélien, qui ne ferait pas de mal à une mouche et trop reservé pour affronter les futures batailles électorales. Oukacha, c’est un bulldozer à Mohéli. « Vaut mieux l’avoir avec soi que contre soi » m’a dit un proche du gouvernement. Et il n’a pas tort. Même si son bilan à la tête du ministère de l’Aménagement du territoire reste trop maigre pour justifier sa réconduction, il sera, le moment venu, d’une grande utilité au chef de l’Etat, qui s’approche doucement de la ligne d’arrivée de son sprint de quatre ans.
Ahmed H. Barwane, lui, est aux anges. Non seulement, il a réussi le tour de force « faire tomber» Abdourahim Said Bacar, mais il est promu ministre, un poste dont il a tant rêvé. Ce candidat malheureux à la mairie de la capitale est entrain de prendre sa revanche. Au grand dam de Said Bacar, il est devenu le plus grand dignitaire du régime à Moroni. Reste à espérer que l’ivresse des sommets ne le détourne pas de l’essentiel. Comme lot de consolation, Abdourahim Said Bacar pourrait, selon les rumeurs, hériter du secretariat général à la présidence, l’actuel titulaire du poste serait sur le départ tandique Mmadi Ali pourrait être parachuté dans une ambassade quelque part. Pour l’instant, ce sont juste des hypothèses de travail du régime.
Publié le 29/06/2009 à 08:20 par inoussa
L’un hérite du ministère de la Justice, l’autre celui de l’Intérieur et de l’information. L’un remplace son ancien mentor sous l’ombre duquel il a évolué ; l’autre prend la tête d’un tout nouveau département, créé sur mesure et non moins controversé. Il s’agit de Mistoihi Ali Bamba et de Bourhane Hamidou.
Professeur d’histoire de son état (il est diplômé de l’université de Tamatave à Madagascar), le premier fait partie du premier cercle du FNJ. Dans un parti qui manque cruellement de cadres francophones, il a réussi à éclipser les barons du sérail et à occuper les postes les plus juteux concédés au FNJ. Ceux qui le connaissent parlent d’un homme discret, qui a horreur des paillettes et des lumières.
Bourhane Hamidou fait, pour la première fois, son entrée dans un gouvernement. Homme de confiance du chef de l’Etat, il lui arrivait d’assister à certains conseils de ministres, malgré les grincements de dents d’un des deux vice-présidents qui aurait conseillé à Sambi de le nommer, dans ce cas, ministre. Et c’est fait depuis cinq jours. Le chef de l’Etat aurait confié à des amis que « c’est mon ministère », parlant du département de l’Intérieur et de l’Information.
Les attributions de ce ministère ont besoin d’être clarifiées tant elles empiètent sur les plates-bandes du département de la Défense et sur celles du commissariat de l’île chargé de l’Intérieur (oui, c’est de bonne guerre !).
Esperons que le conflit de compétences entre l’Union et les îles ne va pas, cette fois, changer de camp et opposer deux ministères de l’Union.
Publié le 25/06/2009 à 18:08 par inoussa
Le nouveau gouvernement que vient de mettre en place le chef de l’Etat a ceci de particulier qu’il échappe à toute logique du genre. Alors que l’on s’achemine vers des législatives, certains s’attendaient, à raison, à un cabinet à fort dosage géopolitique ou plutôt à une équipe de combat, prête à aller au charbon. Rien de tel. Des régions telles que Mitsamiouli et Hamahamet, où le pouvoir est en réelle difficulté, ne sont pas représentées dans ce nouveau gouvernement. Ce qui fait dire à certains esprits de mauvais augure que le scrutin législatif n’est pas pour demain.
La grande surprise, si l’on peut parler ainsi, est le départ de Mmadi Ali et de Abdourahim Said Bacar, considérés jusqu’ici comme inamovibles et intouchables tant ils entretenaient une certaine complicité avec le président Sambi. Mais, le référendum constitutionnel est passé par là. Il a, en effet, servi de pouls, sinon de baromètre pour mesurer le degré de popularité des deux ministres. Dans son petit village de Bangoi-Nefsan, Mmadi Ali n’a recueilli que des miettes le 17 mai dernier. C’est un autre membre du FNJ qui le remplace au pied levé, en l’occurrence Mistoihi Ali Bamba, son ex-secrétaire général. Simple jeu de chaises musicales ?
Autre surprise : le retour de Ahmed Abdou. On se demande comment ce gentil garçon qu’on disait en disgrâce a pu se refaire une nouvelle virginité auprès de Beit-salam. Il faut dire que ce retour du patron du MCJP, le parti présidentiel, a fait de nombreux malheureux dans son propre camp, notamment l’actuel directeur général d’Al-watwan, Djaé Ahamada, qui figurait, jusqu’à la dernière minute, sur les starting-blocks. Autre retour, celui de Fouad Mohadji, qui s’est révélé comme le soutien le plus combatif du président Sambi sur l’île de Mohéli.
Mais ce gouvernement ou plutôt certains intitulés de départements ministériels prêtent parfois à confusion. C’est ainsi que, par exemple, on ne connaît pas le vrai patron des médias. Entre le ministre de l’Intérieur et de l’Information (Bourhane Hamidou) et son homologue des Télécommunications et de la Communication (Ahmed Abdou), on se perd en conjectures.
Puisqu’on y est, le chef de l’Etat n’a pas oublié son entourage, avec cette promotion de l’ancien député de Hambou, son porte-flingue et « ami de trente ans ». Il hérite d’un département aussi compliqué que celui de l’Intérieur, donc de l’organisation des élections. Homme de l’ombre, Bourhane s’expose ainsi aux critiques de l’opposition et doit, à cet effet, avoir les nerfs assez solides pour le job. La confiance du chef de l’Etat reste, pour lui, un précieux atout.
Mais, celui qui nourrit tant la polémique est Ahmed Barwane qui, ces derniers temps, a multiplié les gestes d’allégeance vis-à-vis du régime et n’a raté aucune occasion pour tacler Abdourahim Said Bacar, coupable, à ses yeux, « de n’avoir pas fait campagne pour Aha mais récolte aujourd’hui les fruits de la sueur des autres ». Son discours n’est pas, cette fois, tombé sur l’oreille d’un sourd.
C’est un proche du chef de la diplomatie qui va officier au ministère de la Santé. Ancien directeur de cabinet de Said Ahmed Ben Jaffar et originaire de Domoni-Anjouan, Hodhoer Insoudinne est un homme-clé du dispositif du régime. Enfin, le fait de confier les Finances et le Budget à Iklilou Dhoinine est perçu par certains comme une tentative de caresser les Mohéliens dans le sens du poil.
Publié le 25/06/2009 à 17:53 par inoussa
Vice-Président, chargé du Ministère des Transports, du Tourisme et des Investissements:
M. IDI NADHOIM
Vice-Président, chargé du Ministère des Finances, du Budget et de l'Entreprenariat féminin:
Dr IKILILOU DHOININE
Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération, chargé de la Diaspora, de la Francophonie et du Monde arabe: M. Ahmed Ben Saïd JAFFAR
Ministre de l'Economie, du Travail et du Commerce Extérieur, chargé des relations avec le Parlement: M.HASSANE AHMED EL BARWANE
Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de l'Administration Pénitentiaire et des Affaires Islamiques:
M.MIFTAH ALI BAMBA
Ministre de l'Intérieur et de l'Information:
M.BOURHANE HAMIDOU
Ministre de l'Education Nationale, de la Recherche, de la Culture et des Arts, Porte Parole du Gouvernement:
Dr KAMALIDDINE AFFRAITANE
Ministre de la Santé, de la Solidarité et de la Promotion du Genre: M. HODHOAER INZOUDDINE
Ministre de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Environnement, chargé de l'Energie, de l'Industrie et de l'Artisanat:
M. MIKIDAR HOUMADI
Ministre de l'Aménagement du Territoire, des Infrastructures, de l'Urbanisme et de l'Habitat:
M. MOHAMED LARIF OUKACHA
Ministre de la Fonction Publique, des Réformes Administratives et Institutionnelles et des Droits de l'Homme:
M. FOUAD Ben MOHADJI
Ministre des Postes et Télécommunications chargé de la Communication et de la Promotion des Nouvelles Technologies de l'Information:
M. AHMED ABDOU SIMBA
Publié le 18/06/2009 à 15:54 par inoussa
Une grande manifestation des divers syndicats de l’éducation (enseignants du primaire, du secondaire et du supérieur) s’est déroulée ce matin à Moroni. Les étudiants se sont ensuite joints au cortège. Objectif de la manif : protester contre l’accumulation des arriérés de salaires. Il faut dire que les fonctionnaires comoriens totalisent à ce jour sept mois d’impayés. « Pour nous, l’année 2009 n’a pas encore commencé, nous venons juste de toucher le salaire du mois de novembre 2008 » a déclaré un enseignant.
Des banderoles ont été déployés tout le long du trajet de la manif pour interpeller le gouvernement comorien sur ses respponsabilités. « Lébésheleya la Mamadou libaki harimwa Bineta » (traduction : le seul souvenir qui reste de Mamadou, c’est Bineta », allusion à ce livre de lecture des élèves du primaire.
Les agents de l’Etat sont d’autant plus irrités que les dernières opérations de paiement l’ont été grâce à l’aide de certains pays amis. On se demande alors où vont les recettes de l’Etat. « Le gouvernement, lui, ne connait pas la crise. Le président et ses ministres voyagent comme ils veulent. Mais ils n’ont jamais trouvé l’argent pour payer les fonctionnaires » tempête un autre enseignant.
Il faut dire que le président Sambi n’a cessé, depuis son élection, de se payer la tête des agents de l’Etat qui, à ses yeux, absorbent tout l’argent de l’Etat. Un discours qui ne résiste pas à l’analyse des faits.
Les ensignants menecent de boycotter les examens de fin d’année et de boucler l’année scolaire (remplissage des bulletins de note,…).
Publié le 18/06/2009 à 07:59 par inoussa
La bataille des législatives promet d’être serrée. Pouvoir et opposition sont en train de fourbir les armes. En attendant que le calendrier électoral soit rendu public, les états-majors des partis politiques ne chôment pas. Le temps est au choix des candidats. Qui y va? Qui n’y va pas? Et quelles sont les chances des uns et des autres? Les paris sont ouverts.
Les partis politiques multiplient les réunions restreintes et autres rencontres de reflexion dans la perspective des prochaines législatives. L’heure est au choix des candidats. L’opposition et le pouvoir semblent avoir les mêmes difficultés à désigner leurs têtes de liste. Chaque camp fourbit ses armes et paufine sa stratégie. Alors que les uns comptent jouer collectif en présentant des candidatures uniques dès le premier tour, les autres misent d’abord sur l’individualité de chacune des formations de la mouvance présidentielle. Dieu seul sait laquelle de ces deux stratégies va se révéler payante.
Dans cette grande bataille des législatives dont l’un des enjeux semble résider dans la prolongation ou non du mandat du président en exercice, les regards sont davantage braqués sur la capitale. Déjà, la qualité des candidats pressentis donne un avant-goût de ce que sera le niveau de la compétition. On parle, en effet, de Soilih Mohamed Soilih, actuel directeur de cabinet du ministre des Finances, de l’écrivain Said-Ahmed Sast…Dans le camp d’en face, les candidats se bousculent au portillon : Mhoussine Barwane, professeur d’histoire à l’université des Comores, l’ancien président de Ngazidja Mzé Soulé El-Bak, Oukacha Mohamed Jaffar du comité Maore, etc. Si ces candidatures venaient à se confirmer, on pourrait assister, à l’issue de ces législatives, à un renouvellement du personnel politique de notre pays.
Dans la plupart des régions, l’on en est au stade des « primaires». Les partis de la coalition de l’opposition sont appelés à présenter leurs candidats à un comité ad hoc qui, à son tour, « analysera les chances de victoire de chacun avant de se prononcer ». Dans le Hambou, ce comité doit trancher entre Dr Tadjiri du Chuma, Dr Ibrahim Soeuf de la CRC et Ali Mohamed de Kasiya. « Les partis se sont engagés à soutenir celui qui sera choisi entre nous » nous a déclaré Tadjiri. Pour lui, l’un des critères de sélection d’un candidat doit être « la résitance à la corruption ». Un clin d’œil à la loi sur la citoyenneté économique qui a tant défrayé la chronique il y a un an. Du côté du pouvoir, Ousseine Djoubéire, qui s’est imposé comme l’un des tenors du pouvoir dans le Hambou, s’apprête à se jeter dans la mêlée au nom de l’Undc, le parti de l’ex-président Mohamed Taki Abdoulkarim. De même que le Pec (Parti pour l’entente comorienne) de Me Fahmi Said Ibrahim, aujourd’hui à la recherche de « l’oiseau rare ».
Dans le Hamahamet, le seul candidat aujourd’hui déclaré est l’ancien ambassadeur des Comores en Arabie Saoudite, Hamidou Karihila. L’on ne sait pas encore s’il a obtenu l’onction de l’opposition, en tout cas il ne fait pas mystère de son intention de siéger à Hamramba. L’ancien directeur de cabinet d’Azali, Chatur Mohamed Badaoui, un temps pressenti pour porter les couleurs de la CRC, aurait décliné l’offre.
Dans le Badjini-Ouest, aussi improbable que cela puisse paraitre, on n’exclut pas un ticket Me Mzimba-Soefo. Certes, les deux hommes ont eu, par le passé, à se vouer une aversion reciproque (ils ont croisé le fer lors des précédentes législatives), mais depuis 2002, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. De même, dans le Boudé, Houmed Msaidié et Youssouf Said pourraient, pour la première fois dans l’histoire politique de cette région, être amenés à soutenir le même candidat.
Dans le Washili-Dimani, le secrétaire général du Mcjp-Ngazidja Ahamada Djaé a déjà « chaussé les crampons » en vue de ces légslatives. Il pourrait se mesurer à Achirafi Said Hachim, l’un des vieux barons de la région. Un combat qui promet d’être sans pitié.
A Mohéli, la même asmosphère de précampagne domine le climat politique. A cette différence près que l’opposition y va en rangs dispersés, l’ancien président Fazul réfusant de « s’enfermer dans un jeu dangereux d’alliance » qui pourrait, selon ses proches, lui coûter quelques députés. Quant à Mohamed Ali Said, il semble avoir versé un peu d’eau dans son vin par rapport à ses déclarations enflammées contre l’Union. Le lundi, contre toute attente, il a fait le déplacement de l’aéroport de Bandarsalama pour accueillir, avec les honneurs, le chef de l’Etat. Paix des braves ? Il est encore trop tôt pour le dire.
A Anjouan, c’est la même union sacrée de l’opposition qu’à Ngazidja. Mais, le pouvoir n’entend pas jouer non plus les figurants. Il faut dire que sur l’île natale du président Sambi, l’opposition se fait peu d’illusions même si le bouillant Mohamed Djaffar reste déterminé à jouer le trouble-fête.