Posté le 02/07/2009 à 14:46 par inoussa
Comme tous les Comoriens du monde, la communauté Comorienne des Etats-Unis est bouleversée par cet événement tragique qui vient de secouer notre pays.
En cette sombre période de l’histoire de notre pays où des familles entières sont décimées par cet accident, les Comoriens et amis des Comores vivants aux Etats-Unis partagent avec les familles éprouvées la douleur engendrée par la perte « des nôtres ».
Nous nous rassemblons ce Samedi 4 Juillet dans la région de Washington DC pour une prière collective à la mémoire de nos chers disparus. Qu’Allah les pardonne tous et les guide vers le chemin du paradis.
Nous tenons ici à remercier à vive voix l’administration Américaine pour avoir entendu notre appel, notre cri de cœur, en envoyant ces importants moyens humains et matériels pour participer à la recherche des nos frères et sœurs.
Rachadi Abdallah,
Senior Portfolio Manager
Posté le 02/07/2009 à 10:50 par inoussa
Nous publions ci-dessous le temoignage poignant du journaliste Hakim Ali Said, qui revient sur les conditions de voyage à bord de l'appareil A-310 de la compagnie yéménite.
Loin de moi l'idée de créer une polémique à un moment où les circonstances réelles du crash du vol 626 à destination de Ngazidja ne sont pas encore connues. Toutefois, si l'heure doit être au recueillement et à la prière, nous avons le devoir de nous poser les vraies questions en attendant que les 2 boîtes noires livrent tous leurs secrets et que les autorités veuillent bien un jour, rendre publics les résultats de l'enquête. Ne perdons pas de vue que si l'appareil A310 est la propriété de la compagnie Yéménia, elle est de fabrication française. Les enjeux économiques sont colossaux et dépassent de très loin le microcosme local. Les risques de rétention de l'information demeurent donc élevés.
Conditions atmosphériques détestables, erreur de pilotage, panne technique subite ou combinaison des ces facteurs accidentogènes, rien ne permet à ce jour de se prononcer. Toutefois, l'opinion internationale doit savoir que les déclarations faisant état de la vétusté des appareils qui assurent la liaison Sanaa/Moroni ne sont pas une vue de l'esprit. C'est une réalité que personne ne peut contester. Avec la compagnie Yéménia, j'ai effectué entre 2007 et 2009,5 voyages entre Paris et Moroni. A chaque fois et malgré les doléances formulées par différentes associations, aucune amélioration n'a été apportée. Comme l'ont indiqué les passagers, le voyage entre Paris et Sanaa se fait toujours, dans des avions qui présentent toutes les garanties de sécurité. Alors que les transporteurs s'efforcent généralement d'éviter les changements d'appareils, source de perte de temps et donc d'argent, pourquoi une fois sur le sol yéménite, les passagers comoriens sont-ils systématiquement embarqués dans un aéronef qui est interdit de vol dans l'espace schegen et dont la fiabilité est sujette à caution ? Le motif nous paraît simple. En raison des complicités dont elle bénéficie au plus haut niveau de l'Etat, la compagnie Yéménia ne risque aucun contrôle de sécurité sur le sol comorien. Dans une tribune parue le 18/06/09 sur le site Roinaka, je me suis évertué à démontrer à mes concitoyens les mécanismes pervers et opaques d'attribution des autorisations nécessaires pour effectuer les liaisons aériennes aux Comores. Quand vous aurez compris combien d'enveloppes de bakchich, de billets d'avion gratuits et d'autres largesses sont accordés aux différentes autorités pour acheter leur docilité, vous appréhenderez mieux pourquoi, Yéménia s'est sentie intouchable. Ce climat malsain de corruption généralisée explique sans nul doute pourquoi, alors que le prix du baril de pétrole est passé de 150 à 60 dollars, le coût du billet lui, n'a pas baissé d'un iota. Avec 1300�,notre pays demeure une des destinations les plus chères au monde.
Non, les doléances des passagers ne sont pas une vue de l'esprit. Elles sont amplement justifiées. Moquette arrachée à certains endroits, défaut de ceinture de sécurité, wc bouché, manque d'eau pour l'hygiène, le décor n'est pas du tout reluisant et n'inspire pas confiance. A bord, il faut noter qu�en général, aucun membre de l'équipage ne parle le français pourtant, langue officielle aux Comores. Les consignes de sécurité sont donc données en arabe et en anglais. Pour ceux qui n'ont aucune notion, il faut se résoudre au langage des sourds. Les stewards ne manifestent aucune attention à l'endroit des passagers. Des fois, leur attitude frise l'antipathie et le mépris. Lors de mon dernier séjour, j'ai constaté que le siège de mon voisin était dépourvu de la tablette qui sert habituellement à poser le plateau-repas. Interpellée sur les faits, l'hôtesse a proposé avec un complet détachement au client de poser le plateau-sur les genoux. Quelques mètres plus loin, deux passagers ont failli en venir aux mains car, le dossier défectueux d'un siège se rabattait automatiquement sur le client qui se retrouvait à l'arrière. Des anomalies de ce genre ne sont malheureusement pas isolées.
Combien de passagers comoriens ont été largués comme des mal-propres sans motif valable et sans aucune compensation 2 ou 3 jours dans la capitale yéménite ? Combien de bagages perdus sans aucun dédommagement ? Lors de mon denier voyage à Moroni, l'avion a effectué successivement, des escales à Marseille, au Caire et à Djibouti, 3 destinations qui n'étaient pas initialement prévues. D'autres part, le respect des horaires est une notion inconnue dans la compagnies. Il y a 3 ans, de nombreux témoignages ont fait état de 3 demi-tours successifs effectués par le même appareil entre Sanaa et Moroni en raison de problèmes techniques majeurs. Les passagers qui ont protesté et refusé d'embarquer ont été sévèrement malmenés par les agents de sécurité. Les autorités comoriennes ne peuvent pas ignorer ces graves incidents.
Eu égard à tous les éléments apparus dans le dossier notamment, les déclarations du secrétaire d'Etat français aux transports ainsi que le témoignage d'une ancienne hôtesse de l'air, qui confirme l'état de vétusté de l'appareil et des incidents graves de vol survenus auparavant, il résulte que la responsabilité pénale et/ou civile de la compagnie ainsi que celle des autorités comoriennes qui ont eu à accorder les autorisations, pourra être recherchée.
Les comoriens attendent de savoir pourquoi un avion qui a été déclaré impropre à la navigation a pu poursuivre son activité au mépris des règles ? Les responsables de l'aviation civile comorienne sont-ils corrompus ou incompétents ? Dans un cas comme dans l'autre, des poursuites judiciaires doivent être exercées pour homicide involontaire, négligence caractérisée ou non-assistance à personnes en danger. Les comoriens sauront-ils un jour la vérité sur cette tragédie ? L'impunité sera t-elle encore la règle ? Une chose est sûre, la vie d'un être humain n'a pas de prix. La somme de 20.000' en guise de dédommagement proposée par la compagnie yéménite, témoigne du mépris et de l'inhumanité que la société a toujours manifestés à l'endroit des comoriens.
Hakim Ali Said
Posté le 02/07/2009 à 08:50 par inoussa
Il ne devra plus attendre longtemps. Bahia Bakari est arrivée jeudi matin, peu après 8 heures à à l'aéroport du Bourget, à Paris, à bord de l'avion du secrétaire d'État à la Coopération Alain Joyandet. "Les médecins considèrent qu'il n'y a pas de problème pour la rapatrier", a déclaré l'émissaire du gouvernement français peu avant le décollage, mercredi soir. "L'avion a été sécurisé et partiellement médicalisé", a-t-il ajouté, précisant que Bahia Bakari serait hospitalisée à son arrivée jeudi matin à Paris. Alain Joyandet, qui a pu s'entretenir avec la jeune fille, a relayé quelques-unes de ses premières confessions. "Elle raconte ce qui lui est arrivé par morceaux car évidemment elle a été choquée", a-t-il confié mercredi soir sur RTL.
"Après 12 heures passées dans l'eau, elle a fait signe à un bateau"
"Elle dit qu'à un moment donné des consignes ont été données aux passagers pour s'attacher. Elle dit qu'ensuite, elle aurait ressenti un peu comme de l'électricité, c'est le terme qu'elle a employé", a-t-il relaté. "Et ensuite, très vite, elle s'est retrouvée dans l'eau, agrippée à un morceau de l'avion.
Le Point
Posté le 02/07/2009 à 08:29 par inoussa
L’unique survivante de l’Airbus A-310 de Yémenia, qui a été éjectée de l’avion, souffre d’une fracture de la clavicule et de brûlures au genou.
Le père de Bahia Bakari, la jeune fille de 13 ans, unique rescapée retrouvée après le crash de l'Airbus A310 de la compagnie Yemenia au large des Comores dans la nuit de lundi à mardi, a expliqué mercredi 1er juillet à l'AFP que sa fille souffrait d'une fracture de la clavicule et de brûlures au genou. L'adolescente avait été retrouvée en hypothermie, après avoir passé quelque 12 heures dans l'eau.
Kassim Bakari, s'est dit "abasourdi" en apprenant la nouvelles. L'adolescente, qui a téléphoné à son père à deux reprises depuis la catastrophe lui a demandé "'papa, tu viens quand ?'", "je lui ai dit "je vais venir à la première occasion" quand elle sera rapatriée en France", a affirmé Kassim Bakari.
Il a ajouté avoir trouvé sa fille "très forte".
Le Nouvelobs
Posté le 02/07/2009 à 08:17 par inoussa
La compagnie Yemenia, dont l'Airbus A310 s'est abimé près des côtes comoriennes hier, a annoncé aujourd'hui qu'elle verserait 20 000 EUR de compensation pour les familles de chaque victime, soit l'ensemble de passagers et de l'équipage. " Nous allons payer un premier versement de 20 000 EUR pour les familles de chaque victime de l'accident " a informé le président de la compagnie, Abdel Khaleq al-Qadi, sans préciser la date du paiement de cette indemnisation. Parmi les 153 passagers à bord, une adolescente de 14 ans, Bahia Bakari, est la seule survivante connue pour l'heure. J.DLR. 01/07/2009
(Source: www.elle.fr)
Posté le 02/07/2009 à 08:15 par inoussa
Alors que la polémique enfle sur la question des responsabilités après le crash, mardi, du vol de l'Airbus A310 de Yemenia en mer près des Comores, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a répondu, mercredi 1er juillet, aux critiques du vice-président des Comores. Ce dernier a reproché à Paris de ne pas avoir informé Moroni de l'état de l'Airbus.
"Tout le monde le savait aux Comores, tout le monde le savait", a martelé Bernard Kouchner à quelques journalistes, peu après son arrivée au Sénégal, pour une visite consacrée à l'action culturelle de la France à l'étranger.
"L'avion a été interdit de vol dans notre pays, tout le monde le savait, hélas", a-t-il ajouté. Peu après l'accident, la France a rapidement pointé du doigt les "défauts" de l'avion de la compagnie yéménite, qui était interdit en France depuis 2007.
"Nous aurions aimé que les Français nous informent de toute irrégularité ou tout problème avec cet avion", a déclaré le vice-président Idi Nadhoim dans une interview en anglais à la chaîne France 24.
Posté le 01/07/2009 à 15:51 par inoussa
Le secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet a démenti aujourd'hui, sur la radio France Info, qu'un deuxième rescapé du crash de l'Airbus A310 de la compagnie Yemenia ait été retrouvé.
«Je veux démentir cette information (...) C'est une fausse information», a déclaré le secrétaire d'Etat, qui se trouve à Moroni pour aider à la coordination des secours avec les autorités comoriennes. Il y a «une seule rescapée et pas deux», a-t-il dit.
Des sources hospitalières ont indiqué mercredi que les responsables de l'hôpital El Maarouf, le principal de Moroni, avaient été placés en alerte pour recevoir un nouveau rescapé de l'accident, en plus de la jeune Bahia Bakari, 13 ans, retrouvée vivante mardi.
Posté le 01/07/2009 à 12:39 par inoussa
Le principal hôpital de Moroni a reçu des instructions pour se préparer à recevoir un nouveau survivant. Une des boîtes noires doit par ailleurs être récupérée dans la journée.
Et si Baya Bakari n'était pas la seule survivante du crash de l'A310 de Yemenia Airways, mardi, au large des Comores ? D'après un médecin, le principal hôpital de Moroni aurait reçu des instructions pour se préparer à recevoir un nouveau rescapé. «Il semble qu'un autre enfant ait été récupéré vivant en début de matinée. On n'a aucun détail sur lui parce qu'on ne l'a pas encore vu», a-t-il ajouté laissant entendre que ce rescapé est toujours entre les mains des sauveteurs.
Un autre médecin de l'hôpital El Maarouf a confirmé cette information sous le couvert de l'anonymat. «Si on retrouve un survivant aujourd'hui, c'est qu'il était vivant hier. Les recherches n'ont sans doute pas été menées comme il se devait», a-t-il déploré.
Les opérations de recherche d'éventuels survivants ont repris mercredi matin, après avoir été interrompues la veille, à cause de la nuit et de mauvaises conditions météo. Quant aux opérations de récupération de la boîte noire, elles doivent commencer dans la journée. «Le signal de la boîte noire a été localisé hier (mardi) à 16h30, heure locale (15h30 à Paris) par une patrouille aérienne à 40 km des côtes de Grande Comore», a annoncé mercredi Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la Coopération, sur place. Une information confirmée peu après par Dominique Bussereau. Le secrétaire d'Etat chargé des Transports n'a toutefois pas précisé de quel type il s'agissait, l'enregistreur des données en vol (DFR) ou l'enregistrement des conversation en cockpit (CVR).
Source: Le Figaro
Posté le 01/07/2009 à 12:37 par inoussa
La France n'aurait pas transmis sa liste des avions posant un problème aux Comores, selon le vice-président comorien Idi Nadhoim. L'airbus A310 de la compagnie Yemenia avait été «exclu» de France pour «irrégularités», il y a quelques années.
Suite au crash de l'Airbus A310, le vice-président comorien a vivement réagi mettant en cause Paris pour ne pas avoir communiqué aux autorités comoriennes les anomalies détectées sur l'avion en 2007. "Il y a énormément de compagnies qui sont interdites de faire voler leurs appareils en France. Etonnamment, la France ne nous a pas communiqué la liste des appareils de la compagnie Yemenia", a déclaré Idi Nadhoim sur France 24.
Il a laissé entendre que des intérêts commerciaux étaient en jeu : "Air Mozambique ou Air Angola sont interdits: là on a compris. Mais on n'a jamais entendu parler de la compagnie yéménite". "Ce sont des Airbus, une grosse entreprise européenne", a-t-il ajouté.
Source: France Soir
Posté le 01/07/2009 à 10:55 par inoussa
L’assemblée nationale française a observé une minute de silence avant sa traditionnelle séance des questions au gouvernement « pour assurer les familles de la solidarité des parlementaires ». De même, le pape Benoît XVI a adressé ses condoléances aux familles éplorées.
Selon des sources dignes de foi, le président français Sarkozy pourrait assister, le vendredi à la Grande Mosquée de Paris, à une prière en hommage aux victimes du crash de l’A-310 de Yéménia Airways. La présidence de la Commission de l’Océan Indien (COI) et la Mairie de la Courneuve ont publié chacune un communiqué pour exprimer leur « profonde tristesse » après ce tragique accident. Enfin, la conférence des directeurs généraux des Douanes francophones, qui se tient à Paris, a observé une minute de silence.