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Nom du blog :
inoussa
Description du blog :
faire partager l'actualité politique des Comores
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
02.08.2007
Dernière mise à jour :
29.02.2008
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Pourquoi tant de haine?

Posté le 29.02.2008 par inoussa
« Je tiens à informer aux internautes que Inoussa a quémandé à plusieurs reprises un poste politique auprès du ministère en charge de la communication ». Quel délire ! Quelle mauvaise foi ! D’où ce crétin a sorti cette ineptie ? Pourquoi tant de haine ? Ceux qui estiment ce blog moins objectif, qu’ils se gardent alors de le visiter. Et je ne me porterais pas si mal. Difficile de garder le silence devant ce lynchage, cette diffamation qui n’a d’autre but que de me faire passer pour un lèche-bottes. Mes confrères vous le diront : je ne ressemble pas à cela. Cette histoire est un tissu de mensonges cousu de fil blanc. De deux choses l’une : ou ce commentateur ne me connaît pas assez ou il est très mal informé. Je penche plutôt vers la première hypothèse. Car, lorsqu’il me trouve des affinités avec la CRC, cela relève encore une fois d’une pure invention. Certes, sur l’insistance d’un jeune de ma promotion, j’ai travaillé dans le cabinet présidentiel du colonel Azali, particulièrement dans la cellule de communication. Mais, la brièveté de mon séjour à Beit-salam (je n’y ai passé que cinq petits mois) témoigne bien de mon opposition aux méthodes du régime. Et je n’ai pas hésité un seul moment à claquer la porte pour retrouver mon métier de journaliste à Al-watwan. Comme aujourd’hui, des proches du pouvoir avaient alors demandé ma tête, mais Amad Mdahoma, ex-directeur de publication d’Al-watwan (que la paix soit sur lui), avait tenu bon. Voyez-vous, cher ami, vous êtes mal, très mal informé.
Enfin, je suis au regret d’annoncer ici la fermeture du blog inoussa.centerblog.net. Je réfléchis à une autre manière de mieux vous servir. Recevez tous mes meilleures salutations.

Trop, c'est trop!

Posté le 28.02.2008 par inoussa
Très facile de combattre à visage couvert. Très facile aussi de s’asseoir devant son écran d’ordinateur et cracher son venin sur les autres. Parce que j’ai fait part, dans mon dernier billet, de l’impression générale de la population à Mohéli, à force de discuter avec elle, toutes catégories confondues, voilà que certains esprits obtus m’en veulent à mort. Certains affirment ouvertement avoir demandé en haut lieu ma tête à Al-watwan. D’autres me traitent, avec un certain dédain, de « petit journaliste ». Un autre commentateur a cru bon d’inscrire mon billet dans un registre de revanche parce que j’aurais été limogé de la fonction de rédacteur en chef. Trop, c’est trop !

Aux premiers, je leur conseille amicalement de demander plutôt une promotion dans la haute administration au lieu de mon limogeage, parce qu’ils n’y ont aucun intérêt.

Aux seconds, qu’ils sachent que je n’ai jamais prétendu figurer dans la cour des grands journalistes. Je n’ai que six petites années dans ce métier. J’essaie toujours de garder les pieds sur terre. Je sais que, dans ce dur métier auquel je ne suis pas formé (ma formation universitaire est loin d’être le journalisme), j’ai beaucoup à apprendre. Mais, j’’essaie de marcher sur les traces de mes aînés qui se nomment Aboubacar Mchangama, Ahmed Ali Amir, Mohamed Hassani, Ali Moindjié,…Ils ne sont peut-être pas parfaits, mais je leur reconnais un talent fou, une certaine conception du journalisme, loin du griotisme de jadis.

Enfin, à ce troisième commentateur dont le style a déjà trahi l’identité, je dois lui dire que la fonction de rédacteur en chef à Al-watwan, aussi prestigieuse qu’elle puisse être, ne m’avait pas fait perdre la tête au point d’être si aigri. J’ai toujours protesté contre la manière dont j’ai été débarqué, soit la veille de mon retour à Moroni après mon dernier séjour à Paris. Voilà. Avant moi, je ne sais combien de journalistes avaient déjà occupé le poste. C’est la loi du siège éjectable. De grâce, dire que je garde, depuis, une revanche contre le régime relève d’une « connerie » (excusez-moi du terme).

L'armée nationale moquée de tous

Posté le 28.02.2008 par inoussa
L’opposition politique à Mohéli pourrait tenir une conférence de presse le dimanche prochain pour dénoncer la présence, devenue aujourd’hui de trop, de l’armée nationale sur l’île. L’opposition entend, en effet, surfer sur le rejet dont fait aujourd’hui l’objet l’And à Mohéli. Les Mohéliens ne voient pas d’un très oeil cette présence massive et continue de l’armée nationale et ils le font clairement savoir. Il est vrai que près de cinq cent militaires sur une ville aussi minuscule que Fomboni, toute l’île semble être en état de siège permanent. Accueillis à bras ouverts à son arrivée, l’armée nationale fait déjà face à l’hostilité de la population qui se moque ouvertement d’elle et qui l’accuse d’être à l’origine de la pénurie des denrées de première nécessité sur l’île.

Oui, je suis de retour!

Posté le 28.02.2008 par inoussa
Vous êtes très nombreux à m’avoir demandé, à travers des courriers électroniques, pourquoi je ne mettais pas à jour votre blog. Encore une fois, cela témoigne de votre attachement à ce blog et je ne peux que m’en réjouir. Eh bien, la raison est très simple : je n’arrivais pas franchement à accéder, pour des problèmes techniques, à l’Administration du blog. Cela vous a privé de nombreuses informations de première main, tombées aujourd’hui dans le domaine public. J’espère que cette fois c’est la bonne.

L'armée veut vite en découdre avec Bacar

Posté le 20.02.2008 par inoussa
Une ultime mission de médiation serait attendue les heures qui viennent à Moroni. Encore une fois, elle va tenter de négocier le départ du colonel Bacar et éviter ainsi l’usage de la force à Anjouan. Le président Sambi semble disposé à écouter cette mission, qui sera composée de l’Afrique du Sud, de la Tanzanie, des Etats-Unis et d’un représentant de Paris. Il a toujours dit que son objectif n’était pas de verser le sang des Anjouanais, mais plutôt d’obtenir le départ de Bacar et d’organiser une nouvelle élection libre et démocratique sur l’île. L’armée nationale, qui veut vite en découdre avec le régime anjouanais, brûle d’impatience et estime, pour sa part, que le gouvernement traîne les pieds. Pour certains d’entre eux, les missions de médiation n’arrêteront jamais de venir à Moroni et s’il faudra, chaque fois, reporter l’intervention militaire à Anjouan pour attendre une délégation de la communauté internationale, alors la population anjouanaise n’est pas près de sortir de l’ornière.
L’arrivée de deux hélicoptères de combat a dopé le moral des soldats de l’And, parce qu’ils bénéficient-là d’une couverture sérieuse de leurs opérations au sol. Les pertes humaines du côté de l’armée nationale sont sensiblement réduits. Et les dégâts matériels à Anjouan peuvent, actuellement, être limités au maximum. D’après des sources dignes de foi, la libération d’Anjouan s’approche à grandes enjambées.


La valse des hypocrites

Posté le 20.02.2008 par inoussa
Les heures qui viennent sont décisives pour l’avenir des Comores. L’incursion de l’armée nationale à Anjouan, aujourd’hui plus que probable après l’arrivée, le samedi 16 février, de deux hélicoptères de combat, pourrait ou consacrer la partition définitive de l’archipel ou venir à bout de la dictature Bacar. Dans le premier cas, Sambi risque de porter une grave responsabilité, celle de n’avoir pas su gérer l’héritage que lui ont légué ses prédécesseurs et d’être le fossoyeur de la nationale comorienne. Et ce, malgré les nombreuses mises en garde de la communauté internationale. Dans le second cas, il en sortira grandi puisqu’il aura ainsi levé l’obstacle Bacar et permis à la population anjouanaise de choisir librement son président. Encore faut-il que le chef de l’Etat se garde de toute influence dans la campagne électorale. Tout l’intérêt de cette intervention militaire à Anjouan est là.

Qu’on se détrompe : le premier objectif de ce débarquement n’est pas d’enterrer le séparatisme, mais de se débarrasser du colonel Mohamed Bacar parce qu’il constitue un obstacle à l’organisation d’un scrutin libre et démocratique sur l’île. Il faut être vraiment naïf pour croire que les canons et autres roquettes de l’And vont transformer, comme par magie, tous les séparatistes en apôtres de l’unité nationale. Peut-être, assistera-t-on à une trêve du séparatisme,….Le véritable défi de la transition est d’inscrire cette trêve dans la durée.

Le séparatisme, dans sa forme classique de rébellion contre l’autorité centrale et les lois républicaines, continuera à se répandre à Anjouan et dans les autres îles aussi longtemps que les séparatistes resteront impunis. La justice, pour être au service de cette nation meurtrie par dix ans de sécessionisme, devrait commencer par se saisir de ces cas de haute trahison. La bande à Nafioun doit, en effet, répondre de ses actes devant un tribunal. Autrement, ils reviendront tranquillement à leurs anciens amours une fois le mandat de Sambi achevé. Sans aucun scrupule. Comme si de rien n’était. Et la valse des hypocrites se poursuivra. On verra alors, sous la tournante mohélienne, Caabi El-yachroutu débarquer à Moroni pour se poser en chantre de la République. Pourquoi pas Mohamed Bacar lui-même.

S’il est vrai qu’au nom de la réconciliation nationale, l’on doit exonérer les séparatistes de toute poursuite judiciaire et passer l’éponge sur leurs forfaitures, encore doivent-ils, au préalable, confesser leurs torts et demander pardon. A l’exemple de notre voisine l’Afrique du Sud avec sa commission Vérité et Réconciliation ou le Rwanda avec ses tribunaux Gaçaça. Un militaire tenu en otage au plus fort du séparatisme m’a dit un jour que c’est bien M. Nafioun (je n’ai aucune animosité particulière contre Nafioun que je connais à peine, mais il est un symbole vivant du séparatisme) qui a conduit personnellement le véhicule qui les mena au cachot, après la débâcle de l’opération Goro. L’on se rappelle des militaires de l’armée nationale ont été humiliés,…sodomisés. Comment les victimes peuvent-elles taire et oublier cet épisode douloureux de leur vie si Nafioun et ses collaborateurs ne reconnaissent pas, au moins, leurs forfaits ?

Au contraire, on reproche au régime actuel d’avoir banalisé le séparatisme et réhabilité ceux-là même qui, hier, ont conduit le mouvement sécessionniste et travaillé pour la désintégration de l’Etat. Voilà que le même Mohamed Nafioun, porte-parole de la nébuleuse séparatiste, devient conseiller spécial du ministre des Affaires étrangères ; Said Ali Daoud, hier secrétaire général à la présidence (sous le régime actuel de Bacar), est nommé secrétaire général au ministère des Investissements ; le lieutenant-colonel Abdourakib, l’homme chargé des basses œuvres au plus fort du sécessionisme, est actuellement le conseiller militaire du président Sambi. Et la liste est loin d’être exhaustive. N’est-ce pas ce sentiment d’impunité qui fait le lit du séparatisme ?

Interviendront, interviendront pas?

Posté le 15.02.2008 par inoussa
Difficile de vous dire si, oui ou non, il y aura une intervention militaire à Anjouan. Si l’armée nationale affiche une certaine détermination à recouvrer l’intégrité du territoire comorien dont une partie échappe aujourd’hui au contrôle de l’Etat central, les atermoiements du président Sambi laissent planer le doute quant à sa volonté réelle de passer à l’acte. C’est, en tout cas, l’impression d’une majeure partie de l’opinion comorienne qui ne comprend pas pourquoi, après tant de gesticulations et de menaces verbales, l’armée nationale n’est toujours pas intervenue à Anjouan. Si le gouvernement compatit réellement aux exactions et autres tortures que les milices de Mohamed Bacar font subir à la population anjouanaise, ne serait-il pas pressant de voler plus rapidement au secours de ces innocents ? Le risque de ces tergiversations sont multiples : non seulement le moral des troupes, devenues aujourd’hui la risée des Mohéliens, risque d’être gravement atteint, mais le gouvernement accorde paradoxalement un répit au colonel Bacar, qui, entre temps, en a royalement profité pour s’approvisionner en armes, ménager ses arrières et recruter des mercenaires. Encore une fois, l’intervention de l’armée nationale ne sera pas une simple promenade de santé. Au fur et à mesure que le temps passe, les risques d’un carnage à grand échelle augmentent. En outre, à Anjouan, certains n’hésitent pas aujourd’hui à s’opposer ouvertement au débarquement comme en témoigne les manifestations qui ont eu lieu récemment à Mutsamudu et dans le Nyumakélé. Chose improbable il y a un mois tant l’envie de sortir des griffes du colonel Bacar était grande parmi la population.

Le chef d’état-major de l’And se dit déterminé à libérer Anjouan

Posté le 15.02.2008 par inoussa
APA-Moroni (Comores) Le chef d’état-major de l’armée comorienne, le lieutenant-colonel Salimou Mohamed Amiri, a déclaré à la presse que l’intervention militaire contre les autorités séparatistes d’Anjouan était imminente.
Cette déclaration du lieutenant-colonel Salimou Mohamed Amiri faite lundi à Moheli, coupe court à la rumeur de plus en plus persistante faisant état d’une possible annulation de l’opération sous la pression de la communauté internationale dont la France.
« L’armée nationale interviendra à Anjouan les jours à venir. Mais, pour limiter les dégâts de l’opération, nous attendons encore des moyens aériens », a déclaré le colonel Salimou aux journalistes.
Il a indiqué que quatre pays africains : la Libye, le Sénégal, le Soudan et la Tanzanie, seraient prêts à apporter un appui logistique aux Comores dans la perspective de cette intervention armée contre l’île séparatiste d’Anjouan.
Interrogé sur la durée de l’opération militaire, le lieutenant-colonel Salimou a indiqué que deux jours suffiront pour rétablir l’ordre dans l’île. « Ensuite, il y aura un travail de normalisation politique » a-t-il dit.
« Les forces de gendarmerie d’Anjouan (FGA) ne pourront aucunement résister à notre puissance de feu », a ajouté le patron de l’armée comorienne, même s’il avoue avoir une idée vague de l’arsenal de l’adversaire. « Nous connaissons le type d’armes que Mohamed Bacar (président autoproclamé d’Anjouan) a spoliées à l’armée nationale. A-t-il pu s’approvisionner entre temps ? Toute la question est là » s’est-il interrogé.
Près de six cent militaires sont positionnés à Mohéli, une île de l’archipel située à quelques dizaines de kilomètres d’Anjouan. Le président de l’Union, M. Ahmed Abdallah Sambi, leur a rendu visite le week-end dernier et a dit sa détermination à employer la manière forte pour obtenir la libération d’Anjouan.
Alors que l’armée comorienne se prépare à donner l’assaut contre Anjouan, des mercenaires français seraient arrivés à Mayotte, une île comorienne sous administration française depuis 1975. L’information a été relayée par la radio nationale qui, dans son journal de mercredi soir, s’est inquiétée de ce retour des barbouzes sur le sol comorien.

La mission de la dernière chance

Posté le 09.02.2008 par inoussa
La France, l’Union Africaine et les Etats-Unis pourraient envoyer, lundi prochain, une mission de médiation pour éviter une intervention militaire de l’armée nationale à Anjouan. Cette mission tentera de convaincre le colonel Mohamed Bacar de se retirer du pouvoir pour organiser ensuite une élection présidentielle sur l’île. Pendant ce temps, à Mohéli, l’And se prépare à gagner le village de Itsamia d’où elle partira probablement pour son expédition anjouanaise. Le chef de l’Etat est attendu ce samedi après-midi à Fomboni (Mohéli). Il s’entretiendra avec l’état-major de l’armée nationale et visitera ensuite le camp militaire de la Force comorienne de défense (FCD). Son déplacement sur l’île signifierait l’imminence de l’intervention militaire. Son arrivée à Mohéli, initialement prévue le jeudi, a été repoussée à vendredi, puis à samedi. Ces ajournements seraient dus à la volonté exprimée par certains pays africains de prendre part aux opérations de libération d’Anjouan.

Chers visiteurs

Posté le 09.02.2008 par inoussa
En raison d’un problème de connexion à Mohéli, où je me trouve depuis mercredi, je n’ai pas pu mettre régulièrement à jour votre blog. Dans notre dernier billet, vous vous êtes certainement aperçus de certaines fautes somme toute banales, mais qui expliquent l’atmosphère de tension et de pression dans laquelle je travaille.
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